vendredi 1 mars 2019

Après le culte de la force, 
le culte de la raison. 
Après le culte de la raison, 
le culte de l'émotion. 
Vivement le temps de l'équilibre.
L'hiver, c'est l'enfer.

mercredi 30 janvier 2019

Le peuple de l'Abîme de Jack London

Une plongée abyssale dans la misère et la souffrance des ouvriers londoniens les plus pauvres, des sans-abris les plus désespérés de l'Angleterre du début du XXe siècle. La souffrance, l'errement, la survie, on ne s'imagine pas à quel point. 

Un livre bouleversant qui nous décrit avec précision ce passé si proche et nous aide à mesurer notre condition présente.

L'ouest



"La véritable histoire de l'Ouest américain" de Jacques Portes aux éditions Armand Colin.

J'avais entendu parlé de ce livre dans une émission de Frédéric Taddeï que j'aimais bien "Hier, aujourd'hui, demain". Je me suis régalé à le lire. Les données historiques précises confirment bien ce qu'on a tous entendu notamment sur le sujet des indiens. Mais j'y ai appris quelques détails comme le temps relativement court qu'a duré le Pony Express (voir le western où Charlton Heston joue le rôle de William Cody dit Buffalo Bill).

La cruauté des espagnols avant l'arrivée des anglais. La maladie comme cause importante de mort chez les indiens, les blancs sont arrivés avec leurs maladies contre lesquelles les indiens n'étaient pas immunisés. C'est incroyable ce qu'ils ont fait aux Cherokee, comment ils ont volé leurs terres, comment ils les ont déplacé. Comment ils ont brisé les traités et leurs engagements notamment quand un nouveau gouvernement venait au pouvoir. Comment la découverte de l'or dans les Black Hills a conduit au déplacement des indiens dans des terres moins fertiles. Comment les gouvernements, avec le Bureau des Affaires Indiennes, a tenté d'américaniser les indiens par le conditionnement et l'éducation en ayant pour but de détruire les tribus, voulant faire des indiens des individus indépendants sans identité tribale. Comment ils ont échoués. Comment les indiens ont touché des dizaines de millions de dollars de dédommagement à la fin du XXe siècle. que de souffrances. 

Mais ce livre ne parle pas que des indiens. Des colons aussi, des Mormons, des figures légendaires comme Buffalo Bill qui créa le "Wild West Show", spectacle qui inspira le western au cinéma. Le western qui suit l'évolution de la société. Après la guerre du Vetnam, on ne fait plus de western comme dans les années 30-40. 
Ah, je me souviens... "La chevauchée fantastique" et "Rio Bravo" avec John Wayne,"Les sept mercenaires" avec Steve MacQueen, Charles Bronson, James Coburn, Yul Brinner - qui est enterré en France, dans l'Indre-et-Loire. "Tom Horn" avec Steve McQueen, superbe. Et "au nom de la loi". "Il était une fois dans l'ouest" avec Charles Bronson. "L'Homme aux colts d'or" avec Henry Fonda, "Winchester 73" et "L'Homme qui tua Liberty Valance" avec James Stewart. "Le vagabond des hautes plaines", et "Impitoyable" avec Clint Eastwood, "Open range" avec Kevin Costner et Robert Duvall. J'en oublie et des grands.

Enfin, ce livre parle de la Californie, le bout de l'Ouest, sa naissance, sa Silicon Valley, son état d'esprit, celui des conquérants qui sont allé jusqu'au plus profond de l'Ouest, repoussant toujours la frontière. Aujourd'hui, Facebook, Google, Apple, etc. continuent cette infinie chevauchée pour le mieux comme pour le pire.

Toujours intéressant de faire un survol de l'Histoire et d'avoir du recul sur une période donnée. Cela peut nous dire quelque chose de notre époque.

Haïku

Boire un café chaud
Ecouter un jazz doux
La mer scintille

samedi 8 décembre 2018

Une démocratie, rien d'autre.

Décembre 2018, France. Gilets jaunes.

Les revendications des Gilets Jaunes manifestant en ce moment dans toute la France peuvent se résumer à ce seul point : Nous voulons une meilleure démocratie à cause des injustices. En fait, nous voulons une vraie démocratie, un système de fonctionnement de l'Etat qui permette au peuple de connaître la liberté, l'équité, le partage des richesses, qui permette au peuple équilibre et développement. 

La démocratie représentative actuelle (voter pour des représentants) n'est pas réellement une démocratie puisqu'une fois élu les candidats passent les mesures qu'ils veulent, avec peu de force d'opposition d'autres élus et pas d'opposition ni d'écoute du peuple en cas de désaccord de celui-ci avec les décisions du gouvernement. On en voit les dérives aujourd'hui dans ce qu'on peut appeler un véritable "racket fiscal" qui pèse sur les foyers et les entreprises, l'augmentation continuel des taxes en tout genre, dans tout domaine pour récolter de l'argent qui n'est pas complètement utilisé pour le bien commun du pays (payer des infirmières, des hôpitaux, des pompiers, des profs, des services publiques efficaces sur tout le territoire).

Ce seul point - "nous voulons une meilleure démocratie" - impose l'application de plusieurs mesures fondamentales : 

- L'institution du RIC, le Référendum d'initiative Populaire sous plusieurs formes permettrait que le peuple puisse exprimer son désir de voter pour la suppression d'une loi, pour la mise en place d'une loi, pour la modification de la Constitution, pour la destitution d'un élu. Cela permet un changement bénéfique pour les populations, profond et à long terme.

- La suppression de la loi Pompidou-Giscard de 1973 interdisant à l'Etat d'emprunter sans intérêt à la Banque de France, l'obligeant donc à emprunter à des banques privées et ainsi à leur payer des intérêts inutiles pesant gravement sur le budget du pays. Ces millions d'euros d'intérêts versé aux banques privées chaque année  par l'Etat pourront être ainsi supprimé et l'argent économisé pourra permettre de réduire les taxes et d'investir dans les services publiques.

- La sortie de l'Union Européenne qui nous impose des lois qui ne nous permettent pas le développement du pays. Si une décision d'un RIC va à l'encontre d'une loi de l'Union Européenne, que faire ? Si une loi de l'Union Européenne contrecarre d'une manière ou d'une autre les décisions de la population française consultée par un R.I.C., que décider ? Nous ne devons pas confondre l'Europe et l'Union européenne. L'Europe, ce sont des peuples qui prennent leur décisions par eux-mêmes et pour eux-mêmes (comme l'article 3 de la Constitution française nous le rappelle), l'Union Européenne c'est autre chose, c'est une hiérarchie dominante décidant à la place des peuple pour des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples. Les élections européennes, comme pour les présidentielles du pays, présentent les mêmes impasses démocratiques, les peuples n'ayant plus les moyens de s'opposer aux décisions prises et imposées. 

- Le changement de la Constitution pour qu'y soit inscrit : le R.I.C., l'obligation du gouvernement d'appliquer les résultat des R.I.C. et l'obligation des élus à appliquer les propositions pour lesquelles ils sont élus (sinon, destitution et interdiction de se représenter à vie à un quelconque mandat).

- La mise en place de mesures sociales à court terme et à moyen terme comme : débloquer des fonds pour les SDF (nous n'avons pas le temps d'organiser des RIC pour cela, il y a urgence pour les plus pauvres d'entre nous), augmenter le montant du RSA, augmenter le montant du SMIC, augmenter les montants des retraites les plus basses, supprimer les taxes sur l'essence, prendre en compte les revendications des agriculteurs, des ambulanciers, des infirmiers, des policiers, des pompiers, des étudiants... 
Ces mesures que réclament la population aujourd'hui ne devrait même pas faire l'objet de référendum futurs mais devrait être prises en compte dès maintenant puisqu'elles sont réclamées à corps et à cris par la population dans les rues de la capitale et dans tout le pays. 
En aucun cas, de telles mesures, si elles étaient prises, et elles doivent l'être, ne peuvent se substituer à l'institution du R.I.C, le Référendum d'Initiative Populaire. Mais il y a des mesures à prendre d'urgence et d'autres à mettre en place plus lentement pour changer profondément notre société et nous permettre d'aboutir à une vraie démocratie. Nous devons réfléchir au court terme et au long terme.

- Le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune. 

- Le retour des autoroutes à l'Etat afin que le paiement des autoroutes ne servent qu'à l'entretien des autoroutes.

- L'établissement d'une commission de lutte contre l'évasion fiscale et la corruption des élus, une commission efficace, honnête, et sans pression extérieure.

Reste à savoir comment faire pour que les volontés de la population, qu'elles soient exprimées par un R.I.C. ou qu'elle le soient comme aujourd'hui exprimées dans les rues soient appliquées.

dimanche 25 novembre 2018

Une meilleure démocratie



Bienvenue en Hippolie

Une meilleure démocratie



Madame, Messieurs, bienvenue en Hippolie.

Nous avons peu de temps, alors je ne pourrais pas tout aborder ni tout expliquer en détails. Je vais vous présenter quelques grandes lignes, des points fondamentaux, comme notre système de gouvernance, nos banques, nos entreprises, nos écoles, la santé... Comment tout cela fonctionne chez nous aujourd'hui. Je vous le répèterais surement à plusieurs reprises, notre système n'est pas parfait, notre société n'est pas idéale, il y a encore beaucoup à faire, beaucoup à améliorer, nous y travaillons en permanence.

Comme beaucoup d'autres pays, nous avons connu la soumission à des Empires et à leurs empereurs, nous avons connu des Rois, parfois bons, parfois tyranniques, parfois humbles et conscients de leur rôle, parfois narcissiques et destructeurs. Puis, nous nous sommes émancipés des Rois pour entrer dans l'ère des démocraties, les démocraties représentatives. Nous avons soufferts des problèmes qui se sont accumulés dans beaucoup de ces démocraties. Nous avons traversé des crises fortes, crises financières, crises sociales, parfois violentes. Nous avons accumulés les problèmes et creusé les inégalités jusqu'à ce que cela devienne invivable pour la majorité de nos concitoyens. Nous avons pris conscience que toute la richesse de notre pays s'évaporait.

L'un des principes fondamentaux dont nous avons pris fortement conscience est que la société humaine évolue depuis la nuit des temps et que par conséquent notre système démocratique représentatif pouvait lui aussi évoluer. Il pouvait être modifié, il pouvait déboucher sur une autre forme de démocratie. Une autre organisation de la société pouvait voir le jour donnant ainsi naissance à une étape nouvelle de l'histoire des sociétés. Notre système démocratique représentatif, s'il a pu être meilleur qu'un système précédent, était arrivé au bout de ses capacités propres, il n'était plus un système efficace pour le bien-être et le développement de la population. Nous pouvions faire mieux.

Nous avons cherché à mettre en place un nouveau type de gestion, différent de ce que l'on avait connu jusque là, pour résoudre un certain nombre de problèmes qui, non seulement duraient mais ne faisait qu'empirer, menaçant tout le monde de ruine. Il nous fallait absolument trouver des solutions. L'augmentation du chômage, de la pauvreté, des inégalités, l'accélération des souffrances et des violences nous obligeait à un changement radical. Nous avons d'abord écouté ceux qui proposaient des solutions dans le fonctionnement même de notre démocratie, puis, comme aucune n'était efficace, aucune présidence, aucun gouvernement, aucun parti politique n'arrivait à résoudre nos difficultés, nous avons pris la décision de changer entièrement le système lui-même, de partir sur de nouvelles bases, de changer radicalement nos perspectives et de tout restructurer. Certains ont cru que cela allait être encore pire, certains annonçaient le chaos... Mais heureusement, rien de tout cela n'est arrivé. Je ne dis pas pour autant que le virement s'est fait sans peines ni conflits, sans tension, sans incompréhension ou sans heurts. Mais notre vision était claire et notre but précis. Nous avons cherché plus de démocratie et d'égalité au détriment du profit personnel. Plus de profit collectif. Nous désirions une croissance saine et juste pour l'ensemble de notre population. Nous ne savions pas trop par quoi commencer, c'était compliqué, difficile. Notre ancienne démocratie, qui n'en était plus une depuis longtemps était au bord du chaos, proche de nouvelles guerres que nous voulions absolument éviter. Il y avait tant de choses à revoir, à refondre, à remettre en ordre, tant de déséquilibre dans tous les domaines.

Un des problèmes majeurs a été de trouver un juste milieu entre l'individu et la communauté. Nous avons cherché le développement de l'individu comme de l'ensemble de la communauté. Nous ne voulions pas basculer dans la dictature, à tout dicter d'en-haut, mais nous ne voulions pas non plus laisser les individus libres d'exploiter les autres. Pour ça, il nous a fallu définir de nouvelles règles, formuler de nouvelles lois, poser un nouveau cadre, dans une nouvelle optique. Nous voulions éviter de favoriser l'individu au détriment de la communauté et nous voulions éviter de favoriser la communauté au détriment de l'individu. Nous ne voulions pas que la communauté écrase l'individu ni que l'individu puisse exploiter la communauté pour un profit personnel exagéré ou injuste. Il fallait que des lois communautaires saines permette un équilibre et un développement de tous, et non pas de quelques uns seulement.

Le gouvernement
La première chose, la plus difficile... et je me demande encore aujourd'hui comment nous y sommes parvenu tant les oppositions étaient fortes et violentes, tant les privilégiés les plus haut placés y ont résisté, tant nous fûmes décriés, accusés et calomniés... Nous avons d'abord créer un nouveau type de gouvernement, une administration plus efficace pour le bien commun, pour l'ensemble de la population. Nous ne voulions ni haïr les riches, ni ignorer les pauvres. Nous ne voulions pas fustiger une partie de la population, nous ne voulions pas choisir un camp ni être contre quelqu'un. Ce fut un vrai casse-tête. Nous voulions créer un cadre qui permette plus d'équité, plus de justice.

Les partis politiques furent interdits. Les partis politiques, je dis bien, pas les idées, pas les réflexions, pas les débats, pas les propositions, pas les contradictions... Nous nous étions tellement embourbé dans le labyrinthe des partis et de leurs dirigeants, qui se battaient et nous tiraient vers le bas. Nous voulions trouver autre chose, quelque chose de neuf. Voter pour le chef d'un parti ne rimait plus avec démocratie puisqu'il faisait ce qu'il voulait une fois élu, sans rapport avec les vrais besoins du pays. Nous voulions mettre fin aux carrières politiques personnelles et à la domination des partis. Il ne fallait plus que les haut fonctionnaires de l'Etat sortent d'écoles spécialisées en administration et en politique mais qu'ils soient des gens compétents connaissant les problèmes de terrains, les problèmes concrets, avec un sens aigu de la justice.

Nous avons donc changé notre système de gouvernement pour qu'il soit bien plus démocratique. Nous avons mis un terme à la fonction de Président de notre République. Nous ne voulions plus de chef, quel qu'il soit. Je reviendrai peut-être sur cette notion de chef qui est la cause de bien des égarements et des abus. Nous avons instauré des Commissions qui remplaçaient les anciens ministères, sur tous les sujets importants de la société. Chaque Commission, composée de onze personnes, était l'objet d'élections nationales tous les 5 ans. Elle devait obligatoirement se soumettre à une Charte dont elle ne devait jamais s'éloigner : « Chercher le bien commun à court terme, à moyen terme et à long terme. » Chaque étude, chaque réflexion, chaque proposition, chaque décision, chaque action devait passer à la question : « En quoi cela sert-il le bien commun, pour aujourd'hui, pour demain ? ». Une Commission d'Ethique de Gestion fut constituée pour surveiller les Commissions afin d'éviter toute corruption, tout détournement d'argent, tout abus et toute influence extérieur qui serait en contradiction avec la Charte, une sorte de police qui ne surveillerait que le gouvernement. Au début, nous avons eu le cas d'un Commissionnaire qui détourna 600 000 Polies dans un compte en banque Suisse. Dès que cela fut découvert, il fut arrêté, jugé rapidement, condamné à 5 ans de prison ferme et jamais plus il ne pourra travailler dans un organisme qui gère de l'argent public. L'argent a été récupéré et réutilisé pour les affaires publiques. Les Commissionnaires sont élus par le peuple sur des critères de compétences et d'honnêteté et non pas sur des discours, des idéologies ou des programmes. Un élu qui a commis la moindre des fautes d'éthique est immédiatement démis de ses fonctions et ne peut plus jamais travailler dans aucun poste de gouvernance publique. Les Commissions ne sont pas dirigé par un chef mais sont collégiales. Les points les plus délicats, les lois les plus controversées, sont soumis au vote de la population par référendum. Nous avons également institué le Référendum d'Initiative Citoyenne, comme en Suisse, qui permet au peuple, à partir d'un certain nombre de signatures, de saisir les Commissions d'Etat qui doivent alors considérer le point soulevé ou reconsidérer une décision du gouvernement. Nous avons retravaillée notre constitution pour renforcer la protection des populations. Un vaste chantier publique a été lancé pour travailler à la nouvelle constitution, nous ne devions plus laisser cela aux mains des professionnels ayant des intérêts de carrières dans la politique. Nous sommes sorti du culte du chef, du président, du Roi, du meneur charismatique, pour passer à plus de maturité en matière de gestion du pays. Cela a nécessité un effort considérable d'éducation populaire et de conscience politique. Cela a mis du temps à se mettre en place. J'en reparlerai quand j'aborderai la question de l'éducation et des écoles.

Toutes les infrastructures du territoire furent réattribués au pays. Nous avons bien compris que notre pays appartient à ses habitants et pas à son gouvernement et encore moins à des entreprises privées. L'Administration ne fait que gérer le pays mais le pays n'appartient pas aux gérants, les gérants sont des citoyens, ils ont une fonction dans la société, comme beaucoup d'autres. Ils ont également des comptes à rendre à la population. Les « Services publiques » s'appellent désormais « Les biens communs ». Nous avons récupéré nos autoroutes des mains du privé ainsi que nos aéroports, nos ports, quelques usines et même des club de foot. De même la gestion de l'eau, de l'électricité, du gaz, des hôpitaux, des écoles, etc. devait revenir à l'Administration du Pays afin d'éviter que ces domaines vitaux ne servent à l'enrichissement de quelques uns. Pour que ces services coûtent moins cher aux populations il fallait qu'ils sortent des mains du marché lucratif. Mais il fallait aussi que l'Administration s'en occupe convenablement et ne laisse pas à la dérive l'un ou l'autre de ces domaines. Nous y avons donc investi beaucoup d'argent, favorisant ainsi l'égalité et la fraternité sur le territoire. Nous avons embauché beaucoup d'infirmières, d'instituteurs, de professeurs, de policiers, j'aurais surement l'occasion d'en reparler. Notre but était que toutes ces institutions soient saines, les moins chers possibles. Nous avons également créé une télévision d'état, sans publicité, ayant pour but de distraire sainement et intelligemment et d'instruire clairement et agréablement. Bien sur, aucun des animateurs ou journalistes de cette chaîne ne peut gagner des salaires mirobolants dans ce médias. Je parlerai plus loin des salaires qui ont été plafonnés.

Les banques
Notre système bancaire aussi a du être revu et corrigé. Depuis des décennies, notre Etat ne pouvait plus créer sa propre monnaie, il devait emprunter l'argent dont il avait besoin pour fonctionner et se développer à des banques privées et les rembourser avec des intérêts, ce qui était une absurdité et une folie. Nous avons mis un terme à ce système démentiel, nous produisons désormais nous-mêmes notre monnaie et ne remboursons plus d'intérêt. Les taxes et les impôts ont donc pu baisser.

Nous avons créer une banque citoyenne, gérée par l'Administration du Pays, qui n'est pas autorisée à faire de la spéculation sur les marchés financiers, elle gère simplement les dépôts d'argent des populations. Et cela, sans aucun frais pour les clients puisqu'elle fonctionne sur l'impôt. La population n'a pas obligation d'y avoir son compte mais nous obligeons toutes les banques à informer leurs clients de ce qu'elles font de l'argent qui leur est confié.

Durant les années noires, vers 2025-2030, bien des banques ont fait faillite, nous ne les avons pas aidées à survivre mais nous avons secouru leurs clients en leur ouvrant un compte dans la Banque Citoyenne et en le créditant du montant qu'ils avaient sur leur compte précédent au moment de la faillite. Les banquiers dont la gestion fut catastrophique furent interdits d'exercer sur le territoire de manière définitive. 
Nous avons également interdit les prêts à intérêts pour toutes les banques. Parce qu'on ne prête pas de l'argent pour s'enrichir mais pour aider ceux qui n'en n'ont pas assez pour se développer. On a mis de la morale dans la finance. La finance n'était pas notre ennemi, notre ennemi était l'injustice et la cupidité. Une finance saine dans un pays équilibré est tout à fait possible mais il faut le vouloir. La Banque Citoyenne fait des prêts sans intérêts pour les ménages et les entreprises et ça fonctionne très bien. Les autres banques peuvent prêter de l'argent mais sans intérêts. De nouvelles banques privées se sont crées avec une vision plus saine, plus équilibrée.

L'entreprise
Dans les domaines de l'industrie il y a eu, comme en politique et en finance, tant d'abus, d'exagération, d'exploitation, de cupidité et d'égoïsme avec pour conséquences tant d'inégalité, de chômage et de pauvreté, de désespoirs et de violences. Nous avons voulu y mettre un peu d'ordre également. Nous avons imposé que les outils de productions ne soit plus un moyen d'enrichissement pour des personnes qui n'y travailleraient pas, ni pour leurs dirigeants. Le fruit de la vente des produits devait être réparti entre toutes les personnes travaillant dans l'entreprise. Certains postes sont payé davantage que d'autres en fonction de leur difficulté physique ou de leur complexité intellectuelle, mais « directeur » est un poste, « ouvrier qualifié » est un poste, « agent de ménage » est un poste. Les grandes décisions de l'entreprise ne peuvent plus être prise sans l'accord de tous les salariés. Cela a mis un terme à l'hémorragie des délocalisations.

Dans tout le pays, les salaires maximum ont été limité à 30 000 Polies. C'est une somme déjà énorme pour rémunérer le travail d'un individu. Nous avons ré-injecté du bon sens dans l'industrie. Inutile de gagner des sommes folles pour vivre décemment. Par contre, redistribuer les richesses permet qu'un plus grand nombre puisse vivre décemment. Un directeur d'une grande entreprise ou un footballeur du plus haut niveau ne peut plus être payé davantage. Certaines commissions débattent encore aujourd'hui de baisser ce montant maximum à 10 000 Polies. Quelques fortunés avides ont quitté le pays, ce qui a assaini le paysage industriel et permit à l'économie de redémarrer. Quand je parle de ne pas amasser des fortunes, comprenez-moi bien, je parle des salaires, c'est autre chose pour les travailleurs indépendants qui proposent un service ou un produit sans avoir de salariés. Un artiste qui vend beaucoup gagne forcément plus de 30 000 Polies par mois. Le plafonnement concerne les salaires, pas l'ensemble des revenus. Et au salaire s'ajoute le bénéfice que génère l'entreprise qui réparti proportionnellement aux postes de chacun. Un directeur de grande entreprise qui gagne 30 000 Pollies reçoit en plus de son salaire son pourcentage de bénéfice, tout comme l'ouvrier, la secrétaire et le technicien.

Quand les cupides partent, un pays ne se porte que mieux parce qu'un pays ne se développe que sur le travail effectif de sa population. Quand les cupides sont parti, ils n'ont pas pu emporter leur usine avec eux, parce que ce n'était plus leur usine. Une usine appartient à ceux qui y travaillent, y compris le directeur général, mais pas seulement lui. Il ne s'agit pas de combattre le patronat mais de lui donner un cadre équilibré qui ne permette plus de s'enrichir au profit d'autrui. Tout ceux qui travaillent doivent faire du bénéfice ou aucun. Mais tous ne sont pas parti, loin de là. Un bon nombre de personnes très riche ont bien compris le gain général de notre système et l'avancée historique qu'il représentait. Ils ont été ravi d'y participer.

Dans l'entreprise, comme dans la politique et l'école, nous avons voulu mettre fin à cette idée folle de la compétition. Le travail n'est pas un esclavage, le travail n'est pas le but de la vie, le travail n'est pas un marché, le travail n'est pas une compétition. On ne doit pas être en compétition, ni à l'école, ni au travail, ni dans la gestion d'un pays. Si il y a compétition alors il y a forcément des perdants. Il ne nous fallait pas seulement résoudre des problèmes de société comme le chômage ou les inégalités mais refondre notre conception même de la société et de notre rapport à l'autre.

Les salaires
Les salaires, ne sont plus payés par les entreprises à leurs employés mais par des caisses auxquelles cotisent les entreprises. Partant du fait que nous avions un PIB qui nous le permettait, nous avons défini un salaire de compétence à vie, attribué de l'âge de la majorité jusqu'au décès pour chaque personne ayant la nationalité Hippolienne. Pour l'instant, ce salaire est de 2000 Polies à la majorité. Il rémunère la capacité de travail de la personne. Tout au long de la vie ce salaire peut augmenter en fonction de l'accroissement des compétences, soit par l'expérience, soit par la formation. Des Commissions évaluent régulièrement les compétences de chacun, les salaires étant alors revalorisé. Nous avons de ce fait supprimé toutes les aides sociales. Oh, comme nous avons eu des oppositions sur ce point. « Fantasmes aberrant et inconscient » pour les uns, « danger et fin de notre société" pour les autres... Mais la fin d'une société inégale et injuste, c'était bien là ce que nous voulions. Ce salaire à vie a dynamisé notre économie, chacun pouvant enfin s'acheter ce qu'il désirait, ayant les moyens de vivre bien, le commerce a repris comme jamais. Cela mis fin au chômage et à son cortège macabre. Les initiatives et les projets se sont multipliés, chacun ayant le temps et la possibilité d'investir dans son avenir, son avenir nourrissant l'avenir du pays. 

La grande peur a été de croire un temps qu'un salaire à vie aurait pour conséquence la paresse et l'inactivité du plus grand nombre, ruinant ainsi toute l'économie. Il n'en fut pas ainsi, bien au contraire. Libéré de la recherche d'un revenu, chacun pouvait se consacrer à un travail avec une autre vision, avec un autre but. « Idéalisme naïf » nous a-t-on dit longtemps. Jusqu'à ce que les faits viennent confirmer qu'on avait fait le bon choix. D'une part, cela a relancé le commerce, d'autre part, cela a décuplé les initiatives et les créations diverses, notamment les petites entreprises, les associations, les artisans et les artistes. Mais surtout, cela donna au travail un tout autre sens, remettant les valeurs d'utilité en premier. On a vu fleurir les crèches et les services aux personnes âgées par exemple, tout s'est restructuré dans une nouvelle perspective.

On craignait de perdre la main d'oeuvre des emplois les plus ingrats ou les plus difficiles mais ce ne fut pas le cas. D'une part, tout travail permettait d'acquérir une expérience et donc une augmentation progressive du salaire - et tout travail dans une entreprise faisant du bénéfice augmentait le revenu de chacun, ce qui était une motivation au travail - et d'autre part les salaires des emplois les plus ingrats et les plus difficiles physiquement furent immédiatement augmentés. Enfin, nous avons bien vu que l'oisiveté n'est pas le propre de l'Homme, quand on travaille dans un autre but que de gagner de l'argent, on a rarement envie de ne rien faire. Il y a bien sur des personnes qui ont choisi de ne faire que lire ou de se promener en bénéficiant de leur salaire à vie, mais très vite, elles ont voulu partager leurs connaissances, faire découvrir ce qu'elles découvraient ou développer des actions pour protéger l'environnement. Cela tira l'ensemble de la société vers le haut. Il reste toutefois des citoyens qui finalement ne se lancent dans aucun activité particulière mais ils sont si peu nombreux que le PIB du pays n'en est pas affecté.

Etant donné que les revenus de chacun étaient comblé et relevé, il fallait veiller à ce que les prix des denrées alimentaires, de l'essence, des logements, ne soient pas multipliés par deux, pas trois, pas quatre. En ce qui concerne le logement, nous avons mis un terme à la location de profit, la propriété lucrative. Une personne, une famille ou un groupement peut acheter un logement pour en avoir la jouissance ou l'offrir à ses enfants mais pas pour le louer afin d'en obtenir un profit. Le logement n'est pas fait pour s'enrichir mais se loger. Cela mit un terme a beaucoup de spéculation. Pour les denrées alimentaires et les biens de première nécessité, nous veillons à ce que les agriculteurs et les entreprises soit payés correctement pour leur productions et que les vendeurs ne pratiquent pas des marges démesurées. Toute la population doit avoir accès à ces produits qui doivent toujours être maintenu à des prix très abordable.

L'agriculture
Nous avons également restructuré l'agriculture. Nous avons interdits simplement tous les pesticides et autres produits dangereux pour la santé. Nous sommes arrivé dans notre histoire à des seuils tellement aberrants que nous avons été obligé de réagir... Lorsqu'une tarte aux pommes était composée d'autant de pesticides que de pommes, nous avons obligé les industriels à les appeler « Tarte aux pesticides » et non plus « Tarte aux pommes. ». Leurs ventes se sont alors effondrées. Je prend l'exemple des tartes aux pommes mais cela concernait une multitude de produits. La Commission de la Santé vérifie de manière draconienne la production alimentaire afin d'être certaine qu'elle soit sans danger pour la population. Nous veillons à ce que les citoyens soient informés le plus possible et le plus clairement possible sur le contenu et la qualité des produits commercialisés. Pour exemple, il y a quelques décennies, nous avions des boites de céréales sur le paquet desquels étaient inscrits « 50% de céréales » mais on ne disait pas que les autres 50% étaient du sucre et que c'était catastrophique pour notre santé. Nous avons voulu mettre fin à ces pratiques de manipulations publicitaires qui trompaient les populations pour faire du profit. Nous avons d'ailleurs fini par supprimer les affichages publicitaires de marque ou de produit dans la rue comme les spots publicitaires au milieu des films. Nous avons procédé à un investissement immense dans l'agriculture afin de multiplier les structures agricoles saines, productives et pérennes. Nous avons fait les choses progressivement, la population n'était pas contente, cela bouleversait leurs habitudes de consommation, ils ont cru à la montée d'une nouvelle dictature, mais nous avons tenu bon. Nous sommes parti du principe que tout d'abord la population devait savoir et bien comprendre les conséquences de tel ou tel produit et les raisons de telles ou telles lois. L'information et l'instruction furent primordiales. Certains disaient « Et si je veux, moi, manger de l'huile de palme, j'en ai le droit ! » Nous répondions « Oui, tout à fait. Vous avez le droit d'aller récolter vous même votre huile de palme et de la manger, ce n'est pas interdit. Mais, nous, nous avons aussi le droit de ne pas vouloir la diffusion massive de produits nocifs pour la santé, surtout pour les enfants. »

Nous avons financé le développement d'alternative aux grandes surfaces en ce qui concernait les produits alimentaires de base comme les oeufs, le lait, le riz, la farine, etc. Nous avons travaillé directement avec les petits producteurs pour leur permettre de pouvoir vendre leurs produits de manière plus rentable pour eux. Nous avons aidé à la multiplication de petites coopératives agricoles, nous avons aidé au développement de la diffusion des produits locaux dans chaque région. Nous avons chercher à distinguer ceux qui voulaient simplement travailler de ceux qui voulaient s'enrichir. Nous avons grandement développé le local. Il nous est apparu aberrant qu'on importe des pommes de terre ou du blé dans des régions où on pouvait en cultiver. Il nous est aussi paru injuste que des entreprises ou des investisseurs étrangers puissent acheter des terres, comme des vignobles par exemple... Et quand je dis "étranger", ça signifie que même une entreprise d'une ville du Nord ne peut plus posséder des vignobles situés dans le Sud. C'est aux gens de chaque région d'exploiter le potentiel de leur région. C'est à ceux qui y travaillent d'en récolter les fruits. L'Administration les aidant, faisant tout pour qu'ils puissent s'organiser, se développer et que personne ne leur mette des bâtons dans les roues.

La santé
Dans les domaines de la santé, nous avons aussi voulu avancer. Depuis des années, nous avions déjà adopté le système français de Sécurité Sociale inventé après la seconde guerre mondiale par le conseil National de la Résistance en 1945. Nous avons essayé d'aller un peu plus loin. La santé est l'un des moteurs d'un pays, comme l'éducation, c'est d'une importance fondamentale. Les médecins ne sont plus payé par les patients. Ils sont payés, comme les Hôpitaux, par la Communauté, par l'impôt. Des barèmes de salaires ont été défini en fonction des compétences de chaque médecin, comme pour l'industrie. Nous veillons à ce que la santé, comme l'école et la politique, ne soit pas des moyens d'enrichissement. Nous avons multiplié les infirmières, les aides soignants, les médecins dans les Hôpitaux, les maisons de retraite, les centres de soins divers afin d'obtenir un meilleur service partout. Concernant les vaccins, le minimum est requis, sans manque ni exagération, l'Etat et la population ne sont pas au service des labos et des industries pharmacologiques.

L'école
Nous avons vu, au cours du chaos démocratique des dernières décennies que nous avions un grand problème d'immaturité dans la politique, dans les médias, dans les grandes entreprises. Il nous fallait absolument former de jeunes générations plus mûres, plus responsables, plus intelligentes, développer une conscience citoyenne, une conscience politique, apprenant aux enfants que le pays leur appartient, qu'ils ne sont pas au service d'un gouvernement, que l'aide valait mieux que la compétition, que l'écoute valait mieux que le conflit. Nous avons repenser tout notre système d'éducation. Un immense chantier.

Nous voulions d'abord combattre l'esprit de compétition. Les écoles devaient devenir des systèmes d'instructions, de développement et d'encouragement, soutenu par une vision de justice, et ne plus être une longue épreuve de sélection ni de compétition entre tous. La compétition, tant à l'école que dans l'entreprise, devait être comprise comme destructrice d'une société, comme frein du développement et remplacée par la compétence et l'entre-aide. Nous avons compris que tout vient de l'éducation. Avant, on disait aux meilleurs qu'ils étaient "l'élite de la nation", aujourd'hui on leur fait comprendre qu'ils sont compétents pour aider les autres, pas pour faire du profit personnel. Ça peut paraître naïf, mais cela ne l'est pas dans un cadre approprié.

Nous avons réduits toutes les classes, durant toute la scolarité, à un maximum de 15 élèves. On ne peut pas faire un travail efficace avec des classes bondées, c'est impossible. On a embauché énormément d'institutrices, d'instituteurs, de professeurs. Les devoirs à la maison ont été supprimés. L'Etat ne fait plus de programme scolaire de manière hiérarchique et autoritaire mais ce sont les professeurs, les institutrices, les instituteurs de chaque établissement qui fondent collectivement leur propre programme d'instruction, un programme présenté au public chaque année lors de portes ouvertes. 
Quand des enfants apprennent plus vite où qu'ils ont déjà des connaissances acquises, on ne les brides pas pour faire avancer toute la classe mais on leur permet d'aller à leur rythme tout en leur apprenant à aider les autres. Tous les diplômes ont été supprimé, du coup les épreuves qui allaient avec également. Chaque étape de la scolarité est validée par une attestation de scolarité présentant le parcours suivi. L'éducation nationale n'est pas obligatoire, l'instruction l'est. Elle peut être faite dans des écoles privées ou à la maison mais nous veillons à ce qu'il n'y ai pas de dérives malsaines.

Que dire d'autre ? 

Dans les domaines de l'écologie, nous ne cherchons pas la décroissance mais l'équilibre. Nous voulons une croissance intelligente, saine, sans destruction de l'environnement, la croissance d'une autre mentalité plutôt que la croissance du profit, et la multiplication d'initiatives constructives. On peut faire progressivement décroître ce qui pollue et faire croître ce qui ne pollue pas ou ce qui pollue moins. On a encore beaucoup de progrès à faire, je le sais, freiner la folle machine industrielle prend du temps. Nous avons d'ors et déjà choisi le bon cap. Les entreprises exagérément polluantes ont été contraintes soit de se transformer soit de fermer. On ne veut pas faire payer les pollueurs on veut les arrêter. Nous cherchons la croissance de l'intelligence. 

Toutes les initiatives de culture ou d'innovation sont repérées et soutenues. Toutes les idées nouvelles sont considérées, les plus sérieuses sont soutenu financièrement. Le domaine de la recherche peut être étendu à toute la population. Aucune industrie ne peut s'y opposer et en avoir le monopole. Les petites entreprises, les artisans sont soutenus et accompagnés. Nous avons désiré supprimer au maximum les notions de compétition et permettre aux petites initiatives de grandir et aux grands de n'étouffer personne tout en pouvant continuer leur activité.

Nous avons mis un terme définitif nous l'espérons, aux Zoos, aux Corridas, aux spectacles de cirques animaliers ainsi qu'à la chasse en tant que loisir, et ce, afin de commencer un nouveau rapport de l'Homme civilisé au monde animal fait de respect, de protection et non plus d'exploitation pour un profit ou un plaisir personnel. Les Zoos ont été remplacés par des musées du monde animal, présentant des projections de films remarquables sur les animaux dans leur milieu naturel.

Le temps nous manque, je crains de n'avoir pas tout abordé ni pu tout expliciter. Mais, cela vous donne une idée d'ensemble et une vision de la mentalité et de la perspective qui est la nôtre aujourd'hui. Nous encourageons les autres nations à garder leur autonomie et à évoluer comme nous l'avons fait vers plus d'équilibre, d'égalité, de vrai développement. Plusieurs gouvernements nous demandent maintenant conseil. 

Comme je vous l'ai dit, notre système n'est pas parfait, loin de là. Nous avons créé des Commissions d'études et de réflexions pour chercher tout ce qu'on pourrait encore améliorer dans tous les domaines, pour le bien commun. Nous savons que notre démocratie n'est pas la fin de l'évolution des sociétés, il y a surement mieux à faire, mais nous avons essayé d'améliorer ce que nous avions.


Madame, Messieurs, je vous souhaite une bonne journée. 

Nota : Cette réflexion sur une autre démocratie s'inspire des travaux de divers auteurs : Etienne Chouard, Bernard Friot, Pierre Rabhi, etc. Je vous conseille d'écouter leurs conférences et de lire leurs écrits. 

samedi 17 novembre 2018

"... ce qu'il restait de démocratie."

"Je me battais pour ce qu’il restait de démocratie. Parce que je comprenais que la démocratie est une invention de petite société. Elle ne peut exister qu’au sein de petites communautés. Elle ne peut pas fonctionner dans une communauté de 100 millions d’individus. 100 millions d’individus ne peuvent être gouvernés selon des principes démocratiques. J’ai connu une enseignante qui avait proposé à ses élèves, au lycée, de concevoir un système basé sur une communication électrique, avec une organisation centrale, permettant de transmettre une proposition à l’ensemble des votants du pays, à laquelle ils pourraient répondre « oui » ou « non » en appuyant sur le bouton correspondant. À l’instar de ses étudiants, elle croyait qu’il s’agissait de démocratie. Pas du tout. Il s’agissait de la pire forme de tyrannie totalitaire, du genre de celle qu’impose le système dans lequel nous vivons. La démocratie requiert des relations de face-à-face, et donc des communautés de petites tailles, qui peuvent ensuite s’inscrire dans des communautés plus étendues, qui doivent alors être gouvernées selon d’autres principes. Je défendais la démocratie parce qu’il s’agit de quelque chose de fondamental."
Lewis Mumford / 1895-1990.

Lien : Critique de la civilisation industrielle.

jeudi 4 octobre 2018

Le phénomène humain


En lecture en ce moment, "Le phénomène humain" de Pierre Teilhard de Chardin. 

"Pierre Teihard de Chardin (1881-1955) entreprend dans cet essai ce qu'il appelle une introduction à une explication du Monde". (4e de couverture de mon édition, Seuil). 

Partant des connaissances scientifiques des XIXe et XXe siècle, Teilhard de chardin explore le sens et le mouvement de l'Univers, abordant l'avant apparition de la vie, le développement de la vie et le devenir de l'Homme. Un peu ardu mais passionnant. 

Extrait d'un passage clé : 
"Aujourd'hui, la connaissance positive des choses s'identifie avec l'étude de leur développement. Plus loin, au chapitre de la Pensée, nous aurons à décrire et à interpréter la révolution vitale opérée dans la conscience humaine par la découverte, toute moderne, de la Durée. Demandons-nous seulement ici quels agrandissements apporte dans nos vues sur la matière l'introduction de cette dimension nouvelle. 
Essentiellement, le changement apporté dans notre expérience consiste en ceci que tout ce que nous regardions et traitions jusqu'alors comme des points, dans nos constructions cosmologiques, devient la section instantanée de fibres temporelles indéfinies. A nos yeux déssillés, chaque élément des choses se prolonge désormais en arrière (et tend à se poursuivre en avant) à perte de vue. De telle sorte que l'immensité spatial toute entière n'est plus que la tranche "au temps t" d'un tronc dont les racines plongent dans l'Abîme d'un Passé insondable, et dont les branches montent quelque part dans un avenir à première vue illimité. Dans cette perspective nouvelle, le monde apparaît comme une masse en cours de transformation."

A lire aussi : "Qu'est-ce que le réel ?" de B. d'Espagnat. 
Et à écouter : les conférences du physicien nucléaire Serge Tarassenko.

vendredi 18 mai 2018

The great debaters


Un film superbe, fort, poignant. D'après une histoire vraie. Des acteurs excellents, une réalisation de Denzel Washington. Sur la défense des droits des noirs aux Etats-Unis dans les années 30. 

A voir aussi : "Dites-leur que je suis un homme." Sur la condamnation et l'exécution d'un jeune noir accusé à tort, dans l'amérique des anées 50..

mardi 6 mars 2018

Entailles

Lorsque mes blessures furent guéries, 
le souvenir de mes blessures me faisait toujours mal.

Martin Eden de Jack London

Je viens de terminer la lecture de "Martin Eden" du grand Jack London, auteur de "L'appel de la forêt" et de "Croc blanc", deux oeuvres célèbres adaptées au cinéma. Un grand plaisir de lecture.

Martin, jeune marin costaud, rude, bagarreur, sans éducation, rencontre à la suite d'une rixe un monde lointain et inaccessible : la bourgeoisie. Il s'y émerveille de la richesse, de la finesse, de la langue, de la connaissance, de la culture, de l'élégance, de la beauté. Il rencontre surtout Ruth, jeune femme magnifique, qui incarne à ses yeux la pureté, la beauté et l'intelligence, un idéal, un rêve. Martin prend brusquement conscience de son milieu, de sa classe sociale, la pauvreté qui ronge tout ce qui l'entoure, la saleté, la vulgarité, le labeur terrible et écrasant qui détruit le corps et l'esprit. Il commence alors à rêver de s'élever, de s'éduquer, de changer, il rêve de pouvoir plaire à Ruth. 

Par quoi commencer ? D'abord se laver les dents tous les jours ! Puis lire. Trouver une bibliothèque, y entrer, s'enfuir devant l'immensité écrasante de ces milliers d'ouvrages. Puis revenir. Y revenir sans cesse, lire, lire, lire encore, lire tout. A commencer par la grammaire, puis la philosophie, la physique, la biologie... S'orienter à taton dans un monde incompréhensible, s'accrocher à un mot, à un sens, à une idée. Lentement, Martin se transforme, il se métamorphose. Sensible à la beauté, il sent en lui l'appel de la littérature, il possède, comme un diamant brut qui attendait d'être taillé, la capacité d'écrire, d'exprimer le monde, ses aventures de marin d'abord puis le sens profond et vrai, la poésie, la vie. Il se met au travail avec un acharnement hors du commun, ne se consacrant plus qu'à cela : lire, comprendre et écrire. Poésies, nouvelles, romans sortent de sa machine, creusant ses poches vides en un abîme dangereux. Lorsqu'il sera publié, lorsqu'il sera devenu riche et célèbre, surement Ruth l'aimera.

Un livre magnifique, fort, bouleversant, chemin au coeur d'une âme, de ses émotions, de son élévation, de ses aspirations, de ses espérances, de son honnêteté, de son labeur acharné, de son combat pour vivre, de ses désillusions, de son impasse. 

dimanche 31 décembre 2017

La bible, c'est pas ça.

Acquérir un savoir et non pas une croyance.
J'entends souvent des athées parler de la bible, de foi, de croyance, de religion, et dans la plupart des cas je constate le manque de connaissance et de compréhension de ces sujets, les images erronées qu'ils véhiculent, les convictions trompeuses. Cela n'étant pas une question de croyance ni de foi mais de culture générale, d'instruction et d'éducation. J'aimerais présenter succintement ce qu'est la bible et ce qu'elle n'est pas, l'étudiant sérieusement depuis plus de trente ans, je suis un peu au courant. Il y a quelque années, j'avais écrit une page de présentation de ce sujet à un ami athée qui m'a alors dit : "Ah, je ne savais pas que c'était ça." Connaître le contenu d'un écrit n'est pas une question de croyance, ni de foi, ni de religion pas plus que de connaitre comment fonctionne le système solaire n'en est une. Connaitre ce qu'est la bible et de quoi elle parle permet d'être élagué d'erreurs et de posséder un savoir plus juste, ce qui permet une meilleure compréhension de l'autre et un dialogue plus sain, plus éclairé, plus intelligent. Bien souvent, les athées disent alors : "Ouais, mais ça ne m'intéresse pas." Je conçois parfaitement qu'un sujet n'intéresse pas quelqu'un mais alors pourquoi d'abord en parler ou vouloir l'attaquer ? Si on mentionne un sujet mieux vaut le connaître, au moins un peu, sinon l'on risque de faire quelques erreurs et si on veut l'attaquer, mieux vaut le connaître bien. Qu'est-ce donc que la bible et qu'est-ce qu'elle n'est pas ? 

La bible n'est pas un livre mais une bibliothèque.
D'abord, ce n'est pas un livre. Ce n'est pas un livre, c'est une bibliothèque, d'où le terme "Bible" qui est l'abrégé du terme "Bibliothèque". C'est une bibliothèque parce qu'elle contient soixante six livres, des textes rassemblés, certains longs, d'autres très courts, écrits par des auteurs différents, ayant vécus à des époques différentes et étant de classes sociales différentes. Il ne s'agit pas de la pensée d'un auteur ni d'une seule époque mais on y trouve des contextes divers. Certains des écrivains de cette bibliothèque étaient des rois d'autres étaient des pêcheurs de métier, certains étaient pauvres d'autres étaient riches. La diversité, c'est là une des richesses de ces textes. 

On trouve dans cette bibliothèque une autre diversité, de type littéraire, différentes sortes d'écrits : certains sont des proverbes, d'autres des poésies, d'autres des récits historiques, d'autres des métaphores, d'autres des enseignements clairs et directs, d'autres des prophéties imagées. C'est là une autre de ses richesses. Ces différents textes sont à comprendre chacun dans leur propre contexte, social, historique, culturel et littéraire, en comprenant le sens des termes, en en faisant une traduction juste, ce qui n'est hélas pas toujours le cas dans les versions françaises même si elles ne sont pas fausses dans leur ensemble pour autant. 

Cette bibliothèque est constituée de deux grandes sections qu'on appelle couramment, et à tort, "l'ancien testament" et "le nouveau testament". En réalité, ces textes n'ont rien à voir avec un testament au sens courant. Ces termes viennent du latin (Novum Testamentum) et signifient "nouvelle alliance" et "ancienne alliance" - alliance étant à comprendre comme dans le mariage de deux personnes qui s'aiment. Cela parle du créateur et de l'humanité. Mais aucun des textes n'a été écrit en latin, ils ont tous été écrit des siècles avant le catholicisme, en trois langues : l'hébreu, l'araméen et le grec, les langues de l'époque dans cette partie du monde. L'égyptien a aussi, semble-t-il, été une influence.

Ces 66 livres ont été écrits sur plusieurs siècles, sur un millénaire ou un peu plus. La section la plus récente, le nouveau testament, date d'il y a 2000 ans, approximativement, et a été écrite en grec mais par des hébreux et non des grecs, des judéens et des galiléens dont la langue maternelle n'était pas le grec mais l'araméen, langue proche de l'hébreu. C'est un point important parce que la philosophie et la métaphysique enseignée dans ces textes ne relève pas de la pensée et de la philosophie grecque mais d'une pensée hébraïque, tout comme dans la première section de la bible. La différence de conception de l'Homme et du monde entre la pensée grecque et hébraïque est fondamentale. L'autre section, l'ancien testament, qui est la plus grosse en terme de pages est aussi la plus ancienne. Elle a été écrite en hébreu sur plusieurs siècles, il y a... entre 3500 et 2500 ans. Je vous donne une fourchette indicative et je vous laisse faire des recherches pour plus de précisions si cela vous intéresse. 

La bible n'est pas un livre de religion.
Ces textes ne parlent pas de religion mais de vie, de mort et du sens de l'existence. Je prends deux exemples proches : Dans l'ancien testament il est écrit : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Dans le Nouveau testament : "Aimez vos ennemis." Ce ne sont pas là des concepts religieux. Il y a bien sur d'autres choses dans les messages de la bible, beaucoup de choses. Elle parle des relations humaines, de faits historiques, de notre raison d'être, de la prochaine étape de l'évolution, de la nature de l'être humain, on en tire des principes philosophiques, des fonctionnements psychologiques, une vie spirituelle, des équilibres alimentaires, des proverbes de sagesse et des principes de vie (comme "Ce qu'un homme aura semé, il le récoltera aussi."), du sens du bien et du mal, du sens de la mort, de ce qu'est la vie, de l'origine de l'univers, de ce que signifie le terme "Dieu". Dans le Psaume 23 par exemple, Dieu est présenté comme un berger aimant, qui prend soin et protège avec affection et non pas comme un vieux barbu sur un nuage ni comme un père fouettard qui puni. Ce sont les religions qui nous donnent une fausse image de Dieu et non pas Dieu lui-même quand il se présente à nous. 

La bible n'est pas un livre catholique ni protestant.
Les textes de cette bibliothèque hébraïque ne sont pas des textes catholiques ni protestants. A l'époque où ils ont été écrits, le catholicisme n'existait pas, le protestantisme n'existait pas. Ils sont apparu des siècles plus tard pour le catholicisme et environ 1000 ans plus tard pour le protestantisme. La bible, ce sont uniquement des textes juifs écrits dans le contexte du judaisme pas des pratiquants de la torah juive. La bible ne parle pas de pape, ni de vatican, ni de prêtres célibataires, ni de moines, ni de prière à Marie, ni de baptiser des enfants, etc... toutes ces choses n'existent pas dans la bible. le terme "ekklesia" qui a été hélas transcrit en français par "église" ne signifie pas "église" mais "communauté". Une communauté humaine. Il ne s'agit ni d'un bâtiment ni d'un lieu de culte. Dans la bible aucun lieu n'est appelé église, aucun bâtiment n'est une église. Ces notions ont été ajouté au cours de l'histoire, progressivement, bien après l'écriture des textes, et sont plutôt fondées sur les habitudes des polythéistes qui allaient dans leur temple dans l'antiquité. Aller à la messe, aller au culte, invoquer des saints, c'est un reste de polythéisme. Le nouveau testament ne parle pas de catholicisme, ni de protestantisme mais du "mashiah d'Israël" - le terme hébreu "mashiah" signifie "le oint", comme on oignait les rois dans l'antiquité - et a été traduit en grec par "christos" qui a donné la transcription "christ" en français d'où est issu le terme "christianisme". Ces textes juifs de l'antiquité sont justes, intelligents, inspirés, éclairants, riches, sages, instruisants sur le sens de notre existence, ils ont peu de choses à voir avec la religion, ils parlent de vie et du sens de la vie, ce qui nous concerne tous. Le catholicisme est une forme récente de paganisme ancien. Le protestantisme et les groupes évangéliques également parce qu'ils sont tous historiquement issu du catholicisme. La célèbre Réforme protestante de Martin Luther, Calvin, Zwingli, Farel, n'ayant réformé que certains éléments mais non pas toutes les erreurs accumulées au cours des strates de l'histoire. Certains travaillent aujourd'hui à corriger ce qui reste encore à corriger.

Ce qui s'est passé au cours de l'histoire, au cours des siècles, c'est une mauvaise interprétation du sens des textes hébreux de cette époque, longtemps après qu'ils aient été écrits. De mauvaises interprétations à partir du moment où on a perdu le sens hébraïque des textes et où on a cherché à les comprendre en les mélangeant avec des concepts grecs, à partir d'un arrière plan philosophique et culturel d'où étaient issu les fondateurs du catholicisme. On a mélangé des concepts grecs qui n'existent pas dans la bible avec des termes du nouveau testament. On a mélangé des notions et des pratiques éloignées du message premier, message qu'on peut toutefois toujours lire aujourd'hui.

Les évangiles sont des textes historiques.
J'ai expliqué plus haut que la bible était constituée de textes anciens ayant différentes formes littéraires dont des textes historiques. Dans l'ancien testament, il y a beaucoup de textes historiques qui relatent l'histoire d'Israël et qui sont confirmés par les découvertes archéologiques des XIXe et XXe siècles. Dans le nouveau testament, il y a 5 textes historiques : 4 évangiles et le livre des Actes des apôtres qui leur font suite. Les évangiles sont des textes historiques se situant en Israël et contenant les enseignements de Jésus - qui en réalité ne s'appelait pas "Jésus" mais "Ieshoua". Il était hébreu, né d'hébreu, de la tribu de David, né à Nazareth, il a grandi en Galilée et il est mort en Judée, crucifié à Jérusalem. Il est réssuscité là. Le terme "Palestine" (issu de "Philistin") n'existait pas à l'époque, il a été donné à cette terre par les romains après qu'ils aient massacré un million de juifs environ et détruit leur temple à Jérusalem (ville dont ils ont également changé le nom à cette époque).
Il y a trois choses dans les 4 évangiles du nouveau testament : l'histoire, les enseignements de Ieschoua (Jésus) et ses miracles qui sont un message profond et spirituel. On entend souvent dire que les évangiles sont des mythes ou des sortes de jolis contes, mais les mythes et les contes n'ont pas de contextes historiques tels qu'en ont les évangiles. L'historienne juive Jacqueline Guénot-Bismuth a brillamment mis en lumière la précision historique de ces récits, leur contexte réel. De son côté, le théologien Claude Tresmontant a fait un travail remarquable démontrant qu'il était impossible que les évangiles aient été écrit 100 ans après les faits racontés comme on l'entend parfois. Ils n'auraient pas pu alors contenir les précisions qu'ils contiennent, le temple ayant été détruit 40 ans après (environ). Ce sont des écrits historiques à l'enseignement riche et profond ayant beaucoup de sens pour nos vies.

Conclusion
Les athées ne veulent plus de religion et ils ont bien raison. Les chrétiens n'en veulent pas non plus malgré qu'ils soient pour beaucoup encore empêtrés dans des concepts et des pratiques issus de religions antiques et non pas des enseignements de la bible. La croyance n'a pas d'intérêt, c'est la connaissance du réel qui compte, la vie. Croire que Dieu n'existe pas ne sert à rien, croire en Dieu ne sert pas davantage, le connaitre, c'est autre chose. C'est de cela dont parle la bibliothèque hébraïque qu'on nomme "la bible".

Quelques livres en relation avec le sujet : 
L'histoire de l'univers et le sens de la création de Claude Tresmontant.
La subversion du christianisme de Jacque Ellul.
Le christiansime paganisé de Frank Viola.
Un homme nommé salut de Jacqueline Guénot-Bismuth.
A la recherche du réel de Bernard d'Espagnat.
Le christ hébreux de Claude Tresmontant.
La vie chrétienne normale de Watchman Nee.



mercredi 20 décembre 2017

La mémoire traumatique, Boris Cyrulnik

Une conférence importante de Boris Cyrulnik qui éclaire nos comportements, nos réactions, nos blessures, nos besoins de guérison et de ré-équilibre : La mémoire traumatique


mercredi 20 septembre 2017

L'instruction intelligente et bénéfique

Pourquoi j'ai créé une école où les enfants font ce qu'ils veulent.




Je ne suis jamais allé à l'école



7 ans sans aller à l'école




jeudi 15 juin 2017

Penser autrement.

L'une des choses les plus difficiles est de penser autrement. Dans tous les domaines. Nous naissons dans un contexte, un monde social, religieux, politique avec son fonctionnement propre. On met beaucoup de temps pour comprendre qu'on peut vivre autrement, concevoir autrement, fonctionner autrement, qu'on peut tout ré-organiser, de manières plus justes, plus intelligentes, plus saines...


mardi 30 mai 2017

L'effondrement des sociétés complexes. Très intéressant.


Une note de lecture de Michel Drac sur un sujet qui peut nous faire réfléchir sur l'évolution de nos sociétés occidentales. Je retiens notamment le principe d'ajouter de la complexité dans une société pour résoudre ses problèmes. Un ajout de complexité qui conduit a gripper la machine puis à la faire exploser.

La situation telle qu'elle est.

Au moins écoutez Etienne Chouard... Evidemment nous ne sommes pas en démocratie. 

Elire des chefs qui décident ensuite ce qu'ils veulent, sans notre accord, pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres, ce n'est pas de la démocratie. Puis, lorsqu'on est mécontent en élire d'autres, sous l'influence de médias qui appartiennent à leurs financeurs, pour que les nouveaux fassent la même chose que les précédents : travailler au développement des intérêts d'une minorité de gens très riches qui ont ensuite tous les pouvoirs d'exploitation et de destruction.

La démocratie ne peut pas conduire à l'appauvrissement des peuples et l'enrichissement démesurée d'une élite minoritaire qui les dominent et les exploitent. La démocratie ce n'est pas laisser la constitution et les lois aux mains de professionnels élus, professionnels qui ne servent que leurs propres intérêts. La démocratie c'est quand le peuple décide lui-même de ses lois et de sa constitution en pouvant empêcher tous les abus de pouvoirs. 

En occident, nous devons évoluer pour enfin aboutir à la démocratie. 



lundi 29 mai 2017

Pertinent. Sur les médias.


Il faut être justement informé, réfléchir intelligemment, rester honnête, sans colère ni haine, ne pas être naif sans être ni raciste ni manquer de coeur, d'aide et de compassion. Clairvoyant. Tout est question d'instruction, d'information. Que connait-on de la réalité ? Des faits ? Pourquoi croit-on ce que l'on croit ? Qu'est-ce qui alimente nos convictions ? Est-on capable d'écouter un point de vue contraire sans mépris et sans haine ? Est-on capable d'y réfléchir ? D'évoluer ? De prendre conscience de ce qu'on ne voyait pas jusque là ? Peut-on encore s'instruire honnêtement ?

vendredi 12 mai 2017

En lecture en ce moment : Paroles d'esclaves.


Paroles d'esclaves aux Editions du Seuil (Point Virgule collect.). Un livre fort, poignant, bouleversant, éclairant. Des témoignages d'hommes et de femmes qui racontent en détails la vie qu'ils ont eu comme esclaves aux Etats-Unis avant la guerre de sécession. Pour entendre directement les voix de ceux qui l'ont vécu, leur ressenti, leurs pensées. Pour comprendre ce que fut leur quotidien, leur contexte, leurs souffrances, leurs espoirs. L'horreur de la légalité de l'esclavage dans une société et du traitement  cruel d'êtres humains.

Les Bidules