samedi 17 novembre 2018

"... ce qu'il restait de démocratie."

"Je me battais pour ce qu’il restait de démocratie. Parce que je comprenais que la démocratie est une invention de petite société. Elle ne peut exister qu’au sein de petites communautés. Elle ne peut pas fonctionner dans une communauté de 100 millions d’individus. 100 millions d’individus ne peuvent être gouvernés selon des principes démocratiques. J’ai connu une enseignante qui avait proposé à ses élèves, au lycée, de concevoir un système basé sur une communication électrique, avec une organisation centrale, permettant de transmettre une proposition à l’ensemble des votants du pays, à laquelle ils pourraient répondre « oui » ou « non » en appuyant sur le bouton correspondant. À l’instar de ses étudiants, elle croyait qu’il s’agissait de démocratie. Pas du tout. Il s’agissait de la pire forme de tyrannie totalitaire, du genre de celle qu’impose le système dans lequel nous vivons. La démocratie requiert des relations de face-à-face, et donc des communautés de petites tailles, qui peuvent ensuite s’inscrire dans des communautés plus étendues, qui doivent alors être gouvernées selon d’autres principes. Je défendais la démocratie parce qu’il s’agit de quelque chose de fondamental."
Lewis Mumford / 1895-1990.

Lien : Critique de la civilisation industrielle.

jeudi 4 octobre 2018

Le phénomène humain


En lecture en ce moment, "Le phénomène humain" de Pierre Teilhard de Chardin. 

"Pierre Teihard de Chardin (1881-1955) entreprend dans cet essai ce qu'il appelle une introduction à une explication du Monde". (4e de couverture de mon édition, Seuil). 

Partant des connaissances scientifiques des XIXe et XXe siècle, Teilhard de chardin explore le sens et le mouvement de l'Univers, abordant l'avant apparition de la vie, le développement de la vie et le devenir de l'Homme. Un peu ardu mais passionnant. 

Extrait d'un passage clé : 
"Aujourd'hui, la connaissance positive des choses s'identifie avec l'étude de leur développement. Plus loin, au chapitre de la Pensée, nous aurons à décrire et à interpréter la révolution vitale opérée dans la conscience humaine par la découverte, toute moderne, de la Durée. Demandons-nous seulement ici quels agrandissements apporte dans nos vues sur la matière l'introduction de cette dimension nouvelle. 
Essentiellement, le changement apporté dans notre expérience consiste en ceci que tout ce que nous regardions et traitions jusqu'alors comme des points, dans nos constructions cosmologiques, devient la section instantanée de fibres temporelles indéfinies. A nos yeux déssillés, chaque élément des choses se prolonge désormais en arrière (et tend à se poursuivre en avant) à perte de vue. De telle sorte que l'immensité spatial toute entière n'est plus que la tranche "au temps t" d'un tronc dont les racines plongent dans l'Abîme d'un Passé insondable, et dont les branches montent quelque part dans un avenir à première vue illimité. Dans cette perspective nouvelle, le monde apparaît comme une masse en cours de transformation."

A lire aussi : "Qu'est-ce que le réel ?" de B. d'Espagnat. 
Et à écouter : les conférences du physicien nucléaire Serge Tarassenko.

vendredi 18 mai 2018

The great debaters


Un film superbe, fort, poignant. D'après une histoire vraie. Des acteurs excellents, une réalisation de Denzel Washington. Sur la défense des droits des noirs aux Etats-Unis dans les années 30. 

A voir aussi : "Dites-leur que je suis un homme." Sur la condamnation et l'exécution d'un jeune noir accusé à tort, dans l'amérique des anées 50..

mardi 6 mars 2018

Entailles

Lorsque mes blessures furent guéries, 
le souvenir de mes blessures me faisait toujours mal.

Martin Eden de Jack London

Je viens de terminer la lecture de "Martin Eden" du grand Jack London, auteur de "L'appel de la forêt" et de "Croc blanc", deux oeuvres célèbres adaptées au cinéma. Un grand plaisir de lecture.

Martin, jeune marin costaud, rude, bagarreur, sans éducation, rencontre à la suite d'une rixe un monde lointain et inaccessible : la bourgeoisie. Il s'y émerveille de la richesse, de la finesse, de la langue, de la connaissance, de la culture, de l'élégance, de la beauté. Il rencontre surtout Ruth, jeune femme magnifique, qui incarne à ses yeux la pureté, la beauté et l'intelligence, un idéal, un rêve. Martin prend brusquement conscience de son milieu, de sa classe sociale, la pauvreté qui ronge tout ce qui l'entoure, la saleté, la vulgarité, le labeur terrible et écrasant qui détruit le corps et l'esprit. Il commence alors à rêver de s'élever, de s'éduquer, de changer, il rêve de pouvoir plaire à Ruth. 

Par quoi commencer ? D'abord se laver les dents tous les jours ! Puis lire. Trouver une bibliothèque, y entrer, s'enfuir devant l'immensité écrasante de ces milliers d'ouvrages. Puis revenir. Y revenir sans cesse, lire, lire, lire encore, lire tout. A commencer par la grammaire, puis la philosophie, la physique, la biologie... S'orienter à taton dans un monde incompréhensible, s'accrocher à un mot, à un sens, à une idée. Lentement, Martin se transforme, il se métamorphose. Sensible à la beauté, il sent en lui l'appel de la littérature, il possède, comme un diamant brut qui attendait d'être taillé, la capacité d'écrire, d'exprimer le monde, ses aventures de marin d'abord puis le sens profond et vrai, la poésie, la vie. Il se met au travail avec un acharnement hors du commun, ne se consacrant plus qu'à cela : lire, comprendre et écrire. Poésies, nouvelles, romans sortent de sa machine, creusant ses poches vides en un abîme dangereux. Lorsqu'il sera publié, lorsqu'il sera devenu riche et célèbre, surement Ruth l'aimera.

Un livre magnifique, fort, bouleversant, chemin au coeur d'une âme, de ses émotions, de son élévation, de ses aspirations, de ses espérances, de son honnêteté, de son labeur acharné, de son combat pour vivre, de ses désillusions, de son impasse. 

dimanche 31 décembre 2017

La bible, c'est pas ça.

Acquérir un savoir et non pas une croyance.
J'entends souvent des athées parler de la bible, de foi, de croyance, de religion, et dans la plupart des cas je constate le manque de connaissance et de compréhension de ces sujets, les images erronées qu'ils véhiculent, les convictions trompeuses. Cela n'étant pas une question de croyance ni de foi mais de culture générale, d'instruction et d'éducation. J'aimerais présenter succintement ce qu'est la bible et ce qu'elle n'est pas, l'étudiant sérieusement depuis plus de trente ans, je suis un peu au courant. Il y a quelque années, j'avais écrit une page de présentation de ce sujet à un ami athée qui m'a alors dit : "Ah, je ne savais pas que c'était ça." Connaître le contenu d'un écrit n'est pas une question de croyance, ni de foi, ni de religion pas plus que de connaitre comment fonctionne le système solaire n'en est une. Connaitre ce qu'est la bible et de quoi elle parle permet d'être élagué d'erreurs et de posséder un savoir plus juste, ce qui permet une meilleure compréhension de l'autre et un dialogue plus sain, plus éclairé, plus intelligent. Bien souvent, les athées disent alors : "Ouais, mais ça ne m'intéresse pas." Je conçois parfaitement qu'un sujet n'intéresse pas quelqu'un mais alors pourquoi d'abord en parler ou vouloir l'attaquer ? Si on mentionne un sujet mieux vaut le connaître, au moins un peu, sinon l'on risque de faire quelques erreurs et si on veut l'attaquer, mieux vaut le connaître bien. Qu'est-ce donc que la bible et qu'est-ce qu'elle n'est pas ? 

La bible n'est pas un livre mais une bibliothèque.
D'abord, ce n'est pas un livre. Ce n'est pas un livre, c'est une bibliothèque, d'où le terme "Bible" qui est l'abrégé du terme "Bibliothèque". C'est une bibliothèque parce qu'elle contient soixante six livres, des textes rassemblés, certains longs, d'autres très courts, écrits par des auteurs différents, ayant vécus à des époques différentes et étant de classes sociales différentes. Il ne s'agit pas de la pensée d'un auteur ni d'une seule époque mais on y trouve des contextes divers. Certains des écrivains de cette bibliothèque étaient des rois d'autres étaient des pêcheurs de métier, certains étaient pauvres d'autres étaient riches. La diversité, c'est là une des richesses de ces textes. 

On trouve dans cette bibliothèque une autre diversité, de type littéraire, différentes sortes d'écrits : certains sont des proverbes, d'autres des poésies, d'autres des récits historiques, d'autres des métaphores, d'autres des enseignements clairs et directs, d'autres des prophéties imagées. C'est là une autre de ses richesses. Ces différents textes sont à comprendre chacun dans leur propre contexte, social, historique, culturel et littéraire, en comprenant le sens des termes, en en faisant une traduction juste, ce qui n'est hélas pas toujours le cas dans les versions françaises même si elles ne sont pas fausses dans leur ensemble pour autant. 

Cette bibliothèque est constituée de deux grandes sections qu'on appelle couramment, et à tort, "l'ancien testament" et "le nouveau testament". En réalité, ces textes n'ont rien à voir avec un testament au sens courant. Ces termes viennent du latin (Novum Testamentum) et signifient "nouvelle alliance" et "ancienne alliance" - alliance étant à comprendre comme dans le mariage de deux personnes qui s'aiment. Cela parle du créateur et de l'humanité. Mais aucun des textes n'a été écrit en latin, ils ont tous été écrit des siècles avant le catholicisme, en trois langues : l'hébreu, l'araméen et le grec, les langues de l'époque dans cette partie du monde. L'égyptien a aussi, semble-t-il, été une influence.

Ces 66 livres ont été écrits sur plusieurs siècles, sur un millénaire ou un peu plus. La section la plus récente, le nouveau testament, date d'il y a 2000 ans, approximativement, et a été écrite en grec mais par des hébreux et non des grecs, des judéens et des galiléens dont la langue maternelle n'était pas le grec mais l'araméen, langue proche de l'hébreu. C'est un point important parce que la philosophie et la métaphysique enseignée dans ces textes ne relève pas de la pensée et de la philosophie grecque mais d'une pensée hébraïque, tout comme dans la première section de la bible. La différence de conception de l'Homme et du monde entre la pensée grecque et hébraïque est fondamentale. L'autre section, l'ancien testament, qui est la plus grosse en terme de pages est aussi la plus ancienne. Elle a été écrite en hébreu sur plusieurs siècles, il y a... entre 3500 et 2500 ans. Je vous donne une fourchette indicative et je vous laisse faire des recherches pour plus de précisions si cela vous intéresse. 

La bible n'est pas un livre de religion.
Ces textes ne parlent pas de religion mais de vie, de mort et du sens de l'existence. Je prends deux exemples proches : Dans l'ancien testament il est écrit : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Dans le Nouveau testament : "Aimez vos ennemis." Ce ne sont pas là des concepts religieux. Il y a bien sur d'autres choses dans les messages de la bible, beaucoup de choses. Elle parle des relations humaines, de faits historiques, de notre raison d'être, de la prochaine étape de l'évolution, de la nature de l'être humain, on en tire des principes philosophiques, des fonctionnements psychologiques, une vie spirituelle, des équilibres alimentaires, des proverbes de sagesse et des principes de vie (comme "Ce qu'un homme aura semé, il le récoltera aussi."), du sens du bien et du mal, du sens de la mort, de ce qu'est la vie, de l'origine de l'univers, de ce que signifie le terme "Dieu". Dans le Psaume 23 par exemple, Dieu est présenté comme un berger aimant, qui prend soin et protège avec affection et non pas comme un vieux barbu sur un nuage ni comme un père fouettard qui puni. Ce sont les religions qui nous donnent une fausse image de Dieu et non pas Dieu lui-même quand il se présente à nous. 

La bible n'est pas un livre catholique ni protestant.
Les textes de cette bibliothèque hébraïque ne sont pas des textes catholiques ni protestants. A l'époque où ils ont été écrits, le catholicisme n'existait pas, le protestantisme n'existait pas. Ils sont apparu des siècles plus tard pour le catholicisme et environ 1000 ans plus tard pour le protestantisme. La bible, ce sont uniquement des textes juifs écrits dans le contexte du judaisme pas des pratiquants de la torah juive. La bible ne parle pas de pape, ni de vatican, ni de prêtres célibataires, ni de moines, ni de prière à Marie, ni de baptiser des enfants, etc... toutes ces choses n'existent pas dans la bible. le terme "ekklesia" qui a été hélas transcrit en français par "église" ne signifie pas "église" mais "communauté". Une communauté humaine. Il ne s'agit ni d'un bâtiment ni d'un lieu de culte. Dans la bible aucun lieu n'est appelé église, aucun bâtiment n'est une église. Ces notions ont été ajouté au cours de l'histoire, progressivement, bien après l'écriture des textes, et sont plutôt fondées sur les habitudes des polythéistes qui allaient dans leur temple dans l'antiquité. Aller à la messe, aller au culte, invoquer des saints, c'est un reste de polythéisme. Le nouveau testament ne parle pas de catholicisme, ni de protestantisme mais du "mashiah d'Israël" - le terme hébreu "mashiah" signifie "le oint", comme on oignait les rois dans l'antiquité - et a été traduit en grec par "christos" qui a donné la transcription "christ" en français d'où est issu le terme "christianisme". Ces textes juifs de l'antiquité sont justes, intelligents, inspirés, éclairants, riches, sages, instruisants sur le sens de notre existence, ils ont peu de choses à voir avec la religion, ils parlent de vie et du sens de la vie, ce qui nous concerne tous. Le catholicisme est une forme récente de paganisme ancien. Le protestantisme et les groupes évangéliques également parce qu'ils sont tous historiquement issu du catholicisme. La célèbre Réforme protestante de Martin Luther, Calvin, Zwingli, Farel, n'ayant réformé que certains éléments mais non pas toutes les erreurs accumulées au cours des strates de l'histoire. Certains travaillent aujourd'hui à corriger ce qui reste encore à corriger.

Ce qui s'est passé au cours de l'histoire, au cours des siècles, c'est une mauvaise interprétation du sens des textes hébreux de cette époque, longtemps après qu'ils aient été écrits. De mauvaises interprétations à partir du moment où on a perdu le sens hébraïque des textes et où on a cherché à les comprendre en les mélangeant avec des concepts grecs, à partir d'un arrière plan philosophique et culturel d'où étaient issu les fondateurs du catholicisme. On a mélangé des concepts grecs qui n'existent pas dans la bible avec des termes du nouveau testament. On a mélangé des notions et des pratiques éloignées du message premier, message qu'on peut toutefois toujours lire aujourd'hui.

Les évangiles sont des textes historiques.
J'ai expliqué plus haut que la bible était constituée de textes anciens ayant différentes formes littéraires dont des textes historiques. Dans l'ancien testament, il y a beaucoup de textes historiques qui relatent l'histoire d'Israël et qui sont confirmés par les découvertes archéologiques des XIXe et XXe siècles. Dans le nouveau testament, il y a 5 textes historiques : 4 évangiles et le livre des Actes des apôtres qui leur font suite. Les évangiles sont des textes historiques se situant en Israël et contenant les enseignements de Jésus - qui en réalité ne s'appelait pas "Jésus" mais "Ieshoua". Il était hébreu, né d'hébreu, de la tribu de David, né à Nazareth, il a grandi en Galilée et il est mort en Judée, crucifié à Jérusalem. Il est réssuscité là. Le terme "Palestine" (issu de "Philistin") n'existait pas à l'époque, il a été donné à cette terre par les romains après qu'ils aient massacré un million de juifs environ et détruit leur temple à Jérusalem (ville dont ils ont également changé le nom à cette époque).
Il y a trois choses dans les 4 évangiles du nouveau testament : l'histoire, les enseignements de Ieschoua (Jésus) et ses miracles qui sont un message profond et spirituel. On entend souvent dire que les évangiles sont des mythes ou des sortes de jolis contes, mais les mythes et les contes n'ont pas de contextes historiques tels qu'en ont les évangiles. L'historienne juive Jacqueline Guénot-Bismuth a brillamment mis en lumière la précision historique de ces récits, leur contexte réel. De son côté, le théologien Claude Tresmontant a fait un travail remarquable démontrant qu'il était impossible que les évangiles aient été écrit 100 ans après les faits racontés comme on l'entend parfois. Ils n'auraient pas pu alors contenir les précisions qu'ils contiennent, le temple ayant été détruit 40 ans après (environ). Ce sont des écrits historiques à l'enseignement riche et profond ayant beaucoup de sens pour nos vies.

Conclusion
Les athées ne veulent plus de religion et ils ont bien raison. Les chrétiens n'en veulent pas non plus malgré qu'ils soient pour beaucoup encore empêtrés dans des concepts et des pratiques issus de religions antiques et non pas des enseignements de la bible. La croyance n'a pas d'intérêt, c'est la connaissance du réel qui compte, la vie. Croire que Dieu n'existe pas ne sert à rien, croire en Dieu ne sert pas davantage, le connaitre, c'est autre chose. C'est de cela dont parle la bibliothèque hébraïque qu'on nomme "la bible".

Quelques livres en relation avec le sujet : 
L'histoire de l'univers et le sens de la création de Claude Tresmontant.
La subversion du christianisme de Jacque Ellul.
Le christiansime paganisé de Frank Viola.
Un homme nommé salut de Jacqueline Guénot-Bismuth.
A la recherche du réel de Bernard d'Espagnat.
Le christ hébreux de Claude Tresmontant.
La vie chrétienne normale de Watchman Nee.



mercredi 20 décembre 2017

La mémoire traumatique, Boris Cyrulnik

Une conférence importante de Boris Cyrulnik qui éclaire nos comportements, nos réactions, nos blessures, nos besoins de guérison et de ré-équilibre : La mémoire traumatique


mercredi 20 septembre 2017

L'instruction intelligente et bénéfique

Pourquoi j'ai créé une école où les enfants font ce qu'ils veulent.




Je ne suis jamais allé à l'école



7 ans sans aller à l'école




jeudi 15 juin 2017

Penser autrement.

L'une des choses les plus difficiles est de penser autrement. Dans tous les domaines. Nous naissons dans un contexte, un monde social, religieux, politique avec son fonctionnement propre. On met beaucoup de temps pour comprendre qu'on peut vivre autrement, concevoir autrement, fonctionner autrement, qu'on peut tout ré-organiser, de manières plus justes, plus intelligentes, plus saines...


mardi 30 mai 2017

L'effondrement des sociétés complexes. Très intéressant.


Une note de lecture de Michel Drac sur un sujet qui peut nous faire réfléchir sur l'évolution de nos sociétés occidentales. Je retiens notamment le principe d'ajouter de la complexité dans une société pour résoudre ses problèmes. Un ajout de complexité qui conduit a gripper la machine puis à la faire exploser.

La situation telle qu'elle est.

Au moins écoutez Etienne Chouard... Evidemment nous ne sommes pas en démocratie. 

Elire des chefs qui décident ensuite ce qu'ils veulent, sans notre accord, pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres, ce n'est pas de la démocratie. Puis, lorsqu'on est mécontent en élire d'autres, sous l'influence de médias qui appartiennent à leurs financeurs, pour que les nouveaux fassent la même chose que les précédents : travailler au développement des intérêts d'une minorité de gens très riches qui ont ensuite tous les pouvoirs d'exploitation et de destruction.

La démocratie ne peut pas conduire à l'appauvrissement des peuples et l'enrichissement démesurée d'une élite minoritaire qui les dominent et les exploitent. La démocratie ce n'est pas laisser la constitution et les lois aux mains de professionnels élus, professionnels qui ne servent que leurs propres intérêts. La démocratie c'est quand le peuple décide lui-même de ses lois et de sa constitution en pouvant empêcher tous les abus de pouvoirs. 

En occident, nous devons évoluer pour enfin aboutir à la démocratie. 



lundi 29 mai 2017

Pertinent. Sur les médias.


Il faut être justement informé, réfléchir intelligemment, rester honnête, sans colère ni haine, ne pas être naif sans être ni raciste ni manquer de coeur, d'aide et de compassion. Clairvoyant. Tout est question d'instruction, d'information. Que connait-on de la réalité ? Des faits ? Pourquoi croit-on ce que l'on croit ? Qu'est-ce qui alimente nos convictions ? Est-on capable d'écouter un point de vue contraire sans mépris et sans haine ? Est-on capable d'y réfléchir ? D'évoluer ? De prendre conscience de ce qu'on ne voyait pas jusque là ? Peut-on encore s'instruire honnêtement ?

vendredi 12 mai 2017

En lecture en ce moment : Paroles d'esclaves.


Paroles d'esclaves aux Editions du Seuil (Point Virgule collect.). Un livre fort, poignant, bouleversant, éclairant. Des témoignages d'hommes et de femmes qui racontent en détails la vie qu'ils ont eu comme esclaves aux Etats-Unis avant la guerre de sécession. Pour entendre directement les voix de ceux qui l'ont vécu, leur ressenti, leurs pensées. Pour comprendre ce que fut leur quotidien, leur contexte, leurs souffrances, leurs espoirs. L'horreur de la légalité de l'esclavage dans une société et du traitement  cruel d'êtres humains.

Les Bidules




jeudi 31 mars 2016

Pray for Paris - Pray for Bruxelles




Après les attentats de Paris, « PrayforParis » est apparu sur les réseaux sociaux et s'est répandu. Après les attentats de Bruxelles « PrayforBruxelles » l'a rejoint. Un élan de coeur, de compassion, d'affection, un mot de solidarité, de soutien contre la haine et la barbarie. Un désir sain et positif pour la vie. Mais d'aucuns s'en offusquent... "Merci pour vos prières pour Paris mais nous n'avons pas besoin de davantage de religion ! » nous message Joann Sfar, le dessinateur du Chat du Rabbin et de tant d'autres albums de BD : « Notre foi c'est la musique, les baisers, la vie, le champagne et la joie !''... Eh bien, nous, notre foi c'est de savoir qui nous a créés et pourquoi, de savoir pourquoi l'univers existe et à quoi il va aboutir. Ce qui nous conduit à un émerveillement toujours grandissant, un courant de vie ascendant qui ne nous empêche en rien la musique, les baisers, la vie, le champagne et la joie, bien au contraire. Nous ne défendons pas une religion nous défendons la vie et la vérité. Jésus est ressuscité, ce n'est pas une religion ni une croyance, c'est un fait. Ce dont nous n'avons pas davantage besoin c'est plutôt de mépris, d'arrogance, d'intolérance et d'ignorance. Nous n'avons pas besoin de religion, je suis bien d'accord, nous n'avons pas besoin d'athéisme non plus, mais nous avons besoin de connaissance et de prières parce que Dieu est vivant, qu'il entend et qu'il répond.



Si nos amis athées ne savent pas que prier ce n'est pas de la religion, c'est bien dommage, si ils ne savent pas que prier ça fait partie de la vie c'est bien triste. S'ils ne savent pas le bonheur d'être en communion avec Dieu, de connaître sa présence, sa paix, sa vie qui guérit, développe, inonde et réjouit... Prier c'est parler à quelqu'un qui entend, qui nous aime et qui nous conduit au meilleur. C'est une communion d'amour et on ne va pas s'en priver. 



Didier Millotte 
Mars 2016

dimanche 20 mars 2016

Serge Tarassenko - "L'aurore s'est levée sur notre société en captivité."


"L'Aurore s'est levée sur notre société en captivité." de Serge Tarassenko, physicien nucléaire connu pour ses conférences sur le rapport science et foi. Un petit livre présentant une réflexion juste, profonde et pertinente sur le sens de la liberté. Nos sociétés occidentales sont piégées dans une fausse conception de l'Homme et de la liberté produisant en conséquence une aliénation auto-destructrice sous le couvert d'un développement et d'une prospérité mensongère. Bienheureusement nous pouvons en être libéré et retrouver une harmonie avec la création et le dessein divin, un développement des personnes plutôt que des technologies.

lundi 29 février 2016

Ocean's songs - Olivier de Kersauson


Je viens de finir ce matin la lecture d'Ocean's songs d'Olivier de Kersauson. Un régal à lire, une ode à la liberté, au large, aux côtes de tous les continents. On sent la houle, le vent dans les palmiers, le coeur des hommes, on salue un monde perdu... Presque un voyage.

"Je n'ai vécu que pour faire cette chose pleine et entière : tourner autour du monde... tourner autour du monde reste pour moi un inépuisable magasin d'aventures." O. de Kersauson

samedi 2 janvier 2016

En lecture en ce moment...



Je commence la lecture de ce nouveau livre de Pierre Rabhi offert à Noel. Un auteur sensé que beaucoup connaissent et dont j'ai déjà mentionné l'ouvrage "la sobriété heureuse" dans ce blog. Notre rapport à la société moderne, à la nature, au sens de la vie. Des principes et réflexions simples et de bons sens qu'on trouve entre aussi dans les évangiles. Une recherche d'équilibre et de sagesse face à une société de consommation, une société industriel folle et destructrice pour nos vies comme pour notre environnement.

On ne vit pas pour être rentable. 
"Toujours plus ne fait que nous anéantir." P. Rabhi
"Se nourrir dans le respect de ce qui nous nourrit." P. Rabhi


Notre problème avec Dieu...

Notre problème avec Dieu c'est l'image qu'on s'en fait. Notre anthropomorphisme nous trompe, nous donnant une image de Dieu faussée, étroite, erronée, réductrice. C'est nous qui devons lui ressembler et non pas lui qui nous ressemble.