mardi 29 septembre 2020

Une idée de loi

Une idée de loi... Et si on instituait une nouvelle sorte de SMIC, proportionnel aux bénéfices des entreprises... Les PME-PMI seraient obligées de payer le SMIC actuel, comme elle le font aujourd'hui, mais les entreprises plus importantes, celles qui font de gros, de très gros bénéfices seraient obligées d'appliquer un SMIC plus élevé pour tous les employés. Il y a surement bien d'autres idées à trouver pour améliorer nos systèmes et répartir les richesses de manière plus équitable. 

vendredi 11 septembre 2020

En lecture en ce moment, "La vie renaitra de la nuit" de Martin Gray.


Où Miétek, dit Martin Gray, conte la souffrance et le désarroi après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l'incendie de leur maison au Tanneron, sur la Côte d'Azur, comment il a rencontré Max Gallo, comment il ont écrit son livre le plus célèbre, ses souvenirs du guetto de Varsovie et du camp de Treblinka, comment ce livre fut reçu, accueilli et méprisé, comment des journalistes l'ont calomnié, comment les lecteurs ont été bouleversé.

mercredi 29 juillet 2020

Un jour, je devrais écrire un livre qui s'intitule "Comment j'a appris à aimer les cactus".

"Si on me touche, je n'existe plus" de Donna Williams


En lecture en ce moment "Si on me touche, je n'existe plus.", le témoignage poignant de Donna Williams, autiste violentée, battue, laissée seule avec ses handicaps, son désarroi, son incapacité à communiquer normalement avec le monde, avec sa souffrance, sans aide ni défense, jusqu'au jour où elle rencontre une psychiatre de l'Hôpital où on une femme l'a conduit après qu'elle se soit ouverte les veines. Donna raconte comment elle a vécu ces années de maltraitance, de coups, de rejet, de moquerie, d'incompréhension, d'incapacité à s'adaptée au monde et aux relations, elle raconte comment elle a vu tout cela de l'intérieur. 

Un livre bouleversant qui nous aide à mieux comprendre le fonctionnement des personnes autistes et à prendre conscience de la maltraitance que subissent certains enfants. Je me demande comment il est possible qu'aucun adulte, pendant des années,  n'ait réalisé le cauchemar que vivait cette petite fille et n'ait pas fait tout son possible pour la sortir de là, ça brise le coeur. 

Ce qui me touche particulièrement dans ce type de récit, de vécu, c'est d'une part la souffrance et d'autre part la différence - différence de comportement, de pensées, de propos, d'attitude, de choix, et l'incompréhension que cela suscite, les mauvaises interprétations que cela génèrent chez les autres. Comme on peut comprendre l'autre de travers...

"L'île mystérieuse" de Jules Vernes


Fini la lecture de "L'île mystérieuse" de Jules Vernes. Quatre hommes et un adolescent s'échappent en Montgolfière d'un camp de prisonnier de la guerre de sécession. Emporté par une tempête gigantesque, perdant tout ce qu'ils avaient emporté avec eux, ils échouent dans le pacifique sur une île inconnue contenant toutes les richesses animales, végétales et minérales dont ils ont besoin pour survivre et même se développer largement. Ils retrouvent peu à peu le confort de la civilisation grâce aux connaissances et au savoir faire de l'ingénieur Cyrus Smith qui organisent la vie du groupe, chacun étant particulièrement dévoué à toutes les tâches nécessaires à l'installation, la protection et la survie. Jules Vernes décrit avec une précision étonnante comment les naufragés vont s'y prendre pour fabriquer du fer, de la nitro-glycérine, des briques, etc. Un récit qui m'a paru difficile dans ces débuts et passionnant à la fin, où l'on retrouve avec bonheur des personnages d'autres romans de Jules Vernes, "Les enfants du capitaine Grant" et "20 000 lieues sous les mers" - J'aime beaucoup cette idée de croiser des personnages en racontant d'autres moments de leur vie dans différentes aventures. 

samedi 20 juin 2020

Se pencher en avant

Il est fini le temps où je me penchais en avant, 
Il est fini le temps où je courrais après le vent. 
Voilà le bruissement d'un papillon. 

samedi 28 mars 2020

Après 2020

2050.
On se souvient du grand désastre de 2020 et des changements profonds qui en ont résulté. Nos sociétés occidentales en furent bouleversées et transformées, durablement et bénéfiquement.
Toute l'économie s'est effondrée en quelques mois. Pour éviter les conséquences dramatiques de cet effondrement, les politiques n'avaient qu'une solution et bon gré, mal gré, ils la choisir et la votèrent partout. Une épidémie de faillites et de licenciements avait commencé durant l'épidémie du tristement célèbre virus qu'on ne présente plus. Pour stopper ce cataclysme destructeur, les Etats décidèrent de lancer le salaire universel. Ils donnèrent un revenu permanent de 1500 euros par mois à tout citoyen, de la naissance à la mort. Par exemple, les restaurants et les bars, fermés pendant des semaines avaient vu leur chiffre d'affaire disparaître en fumée. Ce salaire permis aux employés de continuer leur travail, stoppant ainsi les licenciements. Les patrons ne payaient plus les salaires puisque ce rôle dépendait dorénavant de l'Etat et donc ne firent pas faillite. Les assurances n'avaient donc pas d'indemnité catastrophe à payer aux entreprises et ne firent donc pas faillite. Ces salaires à vie étant versé par les CAF sur les comptes bancaires, les banques ne firent pas faillite non plus. Chacun gagnant 1500 euros par mois, la consommation reparti très vite, le PIB remonta en flêche ce qui permit de continuer à payer le salaire à vie. Tous les investisseurs eurent une confiance restaurée et purent alors investir sans risques dans tous les domaines de la société. La spéculation boursière fut interdite et on instaura un mois de confinement par an pour faire respirer la nature et faire se souvenir les hommes.

samedi 19 octobre 2019

Mes racines sont devant moi. 
Elles sont là où je mourrai,
Là où je réssusciterai.
Le monde change, 
Il n'a jamais rien fait d'autre d'ailleurs.

jeudi 17 octobre 2019

Et tu n'es pas revenu.

Je viens de finir la lecture du livre de Marceline-Loridan Ivens "Et tu n'es pas revenu". Un témoignage d'une force incroyable. A quatre-vingt six ans elle raconte l'horreur qu'elle a vécu étant adolescente, le cauchemar du camp d'extermination Nazi de Bukenwald en 1944-1945, la torture qui l'a broyée et qui la hantera toute sa vie, son retour, l'absence d'écoute et de compréhension des autres, de considération, l'impossibilité de revivre. Déportée avec son père qu'elle aimait tant, un père aimant qui n'est pas revenu. Un témoignage si touchant, si bouleversant, d'une si grande importance. Chaque fois que je lis sur ces souffrances je réalise un peu plus que c'était bien plus monstrueux et horribles que tout ce que j'ai pu voir et lire à ce sujet. On ne se rend pas toujours compte qu'un traumatisme passé est toujours présent. Pour ceux qui ne l'ont pas vécu, c'est une horreur passée, pour ceux qui sont sorti des camps, les camps ne sont pas sorti d'eux et ils doivent vivre, un mot qui n'a plus de sens, leur être ayant été assassiné. Les Nazi ne les ont pas seulement torturés, ils les ont attachés à la torture, ils l'ont scellé en eux. On ne se doute pas de ce que ressent un être humain tant qu'il ne l'exprime pas. Marceline raconte, tous ces éléments hallucinants, fous, stupéfiants et l'écho de son cher père aimé, absent pour toujours.

lundi 30 septembre 2019

Ecoute.



Ecoute le vent froisser les feuilles d'arbres, regarde le soleil les peindre doré, l'automne est arrivé.

vendredi 27 septembre 2019

Tu vas me dire...

- Tu vas surement nous dire que Dieu existe ?

- Je ne sais pas si cela servirait à quelque chose que je le dise. C'est un fait, mais le dire ? A quoi bon... Non, ce qu'il faudrait surtout dire c'est que ce que j'entends quand j'emploi le terme "Dieu" n'a pas de rapport avec les images que cela vous évoque. Quand vous entendez le mot "Dieu" vous pensez "religion", "restriction", "castration", moi je vois l'Etre, la douceur, la bonté, la patience, l'humilité, l'intelligence, la beauté... L'origine, le Père qui dépasse tous nos rêves. Comment celui qui a créé l'Univers et son infini diversité, sa grandeur, sa beauté, sa richesse pourrait être chantre de restriction ? C'est incohérent.

- Je ne comprends pas que tu puisses être croyant au XXIe siècle, c'est aberrant...

- D'abord, je ne suis pas croyant, la foi ce n'est pas de la croyance mais de la connaissance. La croyance n'a pas grand intérêt, et l'athéisme n'est rien d'autre qu'une croyance comme il y en a eu tant dans l'histoire de l'Humanité. Ce qui m'intéresse, c'est le réel. Dieu est réel, certains le savent, d'autres pas. 

Ta référence au XXIe siècle renvoie surement à la science, à l'évolution des connaissances physiques et aux développements technologiques. Il n'y a rien dans la science qui contredise la réalité de Dieu tel qu'il est en réalité, le souffle créateur primordial, unique, intelligent, ayant sa volonté et son projet. L'Univers est un projet. Un projet grandiose. Projet qui ne se comprend que lorsqu'on a une idée juste de qui est Dieu et de ce qu'est l'Humain en réalité. La science découvre, comprends et décrit le monde physique. Dieu n'est pas physique, mais il n'en est pas irréel et imaginaire pour autant. Il est concret et présent. 

Ce n'est pas l'existence de Dieu qui pose problème, c'est l'image erronée qu'on s'en fait. Et puis, on a tordu le sens de tellement de notion. Adam et Eve par exemple... La genèse est un texte hébreu ancien, le terme "adam" n'est pas le prénom de quelqu'un, c'est un terme qui signifie "l'être humain" ou "la nature humaine". L'adam, c'est moi, c'est toi, c'est nous tous. Et Hava, qu'on a transcrit par Eve, signifie "vie" en hébreu. Il faudrait remettre tant de points sur tant de i. A partir des traductions grecques anciennes, comme la Septante, on a pris au premier degré, au sens littéral, certains textes hébreux comme le récit du jardin d'Eden. Ce récit est un maschal hébreu, une forme littéraire qui exprime une pensée profonde, non-matériel, sous la forme d'un récit imagé. Evidemment que "l'arbre de la connaissance du bien et du mal" - et non pas l'arbre de la connaissance tout court comme on l'entend souvent - n'est pas un arbre physique, pas plus que le fruit de mes efforts ne peut se vendre sur un étalage du marché entre les kiwis et les bananes. Pareil pour le serpent tentateur, jamais le texte original n'a voulu nous faire comprendre cela au premier degré. Par contre, les pensées qui serpentent en nous et nous conduisent à faire de mauvais choix, cela a bien plus de sens.

- Et la création de l'Univers en six jours ?

- Le quiproquo vient d'une mauvaise compréhension du terme hébreu "Yom" qu'on a traduit par "jour". Le chapitre 1 du récit de la Genèse qui conte la création parle de six moments dans la formation de l'Univers. "Yom" signifie "jour" mais le terme jour ne signifie pas forcément "24 heures". Si je dis "Un jour, je serai marié." cela ne signifie pas que je serai marié vingt-quatre heure. C'est un repaire de temps, un moment de durée indéterminée. Si on avait traduit "yom" par "moment" ou "temps" ou "étape" ou "période", on n'en serait pas réduit à croire que la Bible dit des âneries qu'elle n'a jamais dites. Nous vivons actuellement dans la septième période, celle du développement de l'Humanité. 
Il y a de conceptions erronées, tant chez les chrétiens qui prennent les textes au premier degré sans en étudier sérieusement le sens, le style, le contexte, sans y réfléchir, que chez les athées qui ne savent pas que les textes n'ont jamais affirmé de telles choses.

Un rêve en forme de cauchemar.


Du haut de mon ignorance et de ma naïveté, j'ai découvert avec stupéfaction et écoeurement le monde merveilleux des mannequins, la mal-traitance abominable de jeunes femmes servant d'objets pour les magazines, la mode, la pub. Des esclaves modernes, manipulées, humiliées maltraitées psychologiquement et physiquement pour remplir de pognon les baignoires de quelques immondes orgueilleux égoïstes. Notre grand ennemi est totalement et définitivement cette faucheuse, "la tête de mort"- celle qu'on voit fleurir sur les tatouages et les tee-shirt : le capitalisme. Mais le capitalisme n'est pas une entité en soi, un être autonome tel un dieu antique malveillant, non, le capitalisme est mû par des hommes et des femmes précises animés de malhonnêteté, de cupidité, d'arrogance, de mensonge. L'amour de l'argent au lieu de l'amour de l'autre, le règne de l'égoïsme, l'absence totale de bonté, de compassion, d'empathie, le monde des tyrans. Alors que ce dont nous avons tous tant besoin c'est de vie et non de mort, de vie, de gentillesse, de respect, de valorisation, de considération, d'affection.

dimanche 18 août 2019

Avant Big Bang, ou pas.



"Qu'y avait-il avant le Big bang ?" par Aurélien Barrau. 
Intéressant. Merci Aurélien.

C'est logique, si le temps naît au moment du big-bang, comme naît l'espace, alors il ne peut pas exister un avant big-bang au sens du temps, au sens d'un moment avant ce moment, puisque le temps n'existait pas avant. "Qu'y a-t-il avant le big-bang ?" n'a donc aucun sens. Mais il suffit de poser la question autrement = "Quelle est le réel en dehors de l'espace-temps ? Quel est la nature de la réalité sans temps et sans espace ?"
La question de l'Univers en rebond est intéressante et cohérente voire possible mais elle ne répond pas à la question fondamentale = "Pourquoi y a-t-il un univers ?", avec ou sans rebond.

vendredi 1 mars 2019

Après le culte de la force, 
le culte de la raison. 
Après le culte de la raison, 
le culte de l'émotion. 
Vivement le temps de l'équilibre.
L'hiver, c'est l'enfer.

mercredi 30 janvier 2019

Le peuple de l'Abîme de Jack London

Une plongée abyssale dans la misère et la souffrance des ouvriers londoniens les plus pauvres, des sans-abris les plus désespérés de l'Angleterre du début du XXe siècle. La souffrance, l'errement, la survie, on ne s'imagine pas à quel point. 

Un livre bouleversant qui nous décrit avec précision ce passé si proche et nous aide à mesurer notre condition présente.

L'ouest



"La véritable histoire de l'Ouest américain" de Jacques Portes aux éditions Armand Colin.

J'avais entendu parlé de ce livre dans une émission de Frédéric Taddeï que j'aimais bien "Hier, aujourd'hui, demain". Je me suis régalé à le lire. Les données historiques précises confirment bien ce qu'on a tous entendu notamment sur le sujet des indiens. Mais j'y ai appris quelques détails comme le temps relativement court qu'a duré le Pony Express (voir le western où Charlton Heston joue le rôle de William Cody dit Buffalo Bill).

La cruauté des espagnols avant l'arrivée des anglais. La maladie comme cause importante de mort chez les indiens, les blancs sont arrivés avec leurs maladies contre lesquelles les indiens n'étaient pas immunisés. C'est incroyable ce qu'ils ont fait aux Cherokee, comment ils ont volé leurs terres, comment ils les ont déplacé. Comment ils ont brisé les traités et leurs engagements notamment quand un nouveau gouvernement venait au pouvoir. Comment la découverte de l'or dans les Black Hills a conduit au déplacement des indiens dans des terres moins fertiles. Comment les gouvernements, avec le Bureau des Affaires Indiennes, a tenté d'américaniser les indiens par le conditionnement et l'éducation en ayant pour but de détruire les tribus, voulant faire des indiens des individus indépendants sans identité tribale. Comment ils ont échoués. Comment les indiens ont touché des dizaines de millions de dollars de dédommagement à la fin du XXe siècle. que de souffrances. 

Mais ce livre ne parle pas que des indiens. Des colons aussi, des Mormons, des figures légendaires comme Buffalo Bill qui créa le "Wild West Show", spectacle qui inspira le western au cinéma. Le western qui suit l'évolution de la société. Après la guerre du Vetnam, on ne fait plus de western comme dans les années 30-40. 
Ah, je me souviens... "La chevauchée fantastique" et "Rio Bravo" avec John Wayne,"Les sept mercenaires" avec Steve MacQueen, Charles Bronson, James Coburn, Yul Brinner - qui est enterré en France, dans l'Indre-et-Loire. "Tom Horn" avec Steve McQueen, superbe. Et "au nom de la loi". "Il était une fois dans l'ouest" avec Charles Bronson. "L'Homme aux colts d'or" avec Henry Fonda, "Winchester 73" et "L'Homme qui tua Liberty Valance" avec James Stewart. "Le vagabond des hautes plaines", et "Impitoyable" avec Clint Eastwood, "Open range" avec Kevin Costner et Robert Duvall. J'en oublie et des grands.

Enfin, ce livre parle de la Californie, le bout de l'Ouest, sa naissance, sa Silicon Valley, son état d'esprit, celui des conquérants qui sont allé jusqu'au plus profond de l'Ouest, repoussant toujours la frontière. Aujourd'hui, Facebook, Google, Apple, etc. continuent cette infinie chevauchée pour le mieux comme pour le pire.

Toujours intéressant de faire un survol de l'Histoire et d'avoir du recul sur une période donnée. Cela peut nous dire quelque chose de notre époque.

Haïku

Boire un café chaud
Ecouter un jazz doux
La mer scintille

samedi 8 décembre 2018

Une démocratie, rien d'autre.

Décembre 2018, France. Gilets jaunes.

Les revendications des Gilets Jaunes manifestant en ce moment dans toute la France peuvent se résumer à ce seul point : Nous voulons une meilleure démocratie à cause des injustices. En fait, nous voulons une vraie démocratie, un système de fonctionnement de l'Etat qui permette au peuple de connaître la liberté, l'équité, le partage des richesses, qui permette au peuple équilibre et développement. 

La démocratie représentative actuelle (voter pour des représentants) n'est pas réellement une démocratie puisqu'une fois élu les candidats passent les mesures qu'ils veulent, avec peu de force d'opposition d'autres élus et pas d'opposition ni d'écoute du peuple en cas de désaccord de celui-ci avec les décisions du gouvernement. On en voit les dérives aujourd'hui dans ce qu'on peut appeler un véritable "racket fiscal" qui pèse sur les foyers et les entreprises, l'augmentation continuel des taxes en tout genre, dans tout domaine pour récolter de l'argent qui n'est pas complètement utilisé pour le bien commun du pays (payer des infirmières, des hôpitaux, des pompiers, des profs, des services publiques efficaces sur tout le territoire).

Ce seul point - "nous voulons une meilleure démocratie" - impose l'application de plusieurs mesures fondamentales : 

- L'institution du RIC, le Référendum d'initiative Populaire sous plusieurs formes permettrait que le peuple puisse exprimer son désir de voter pour la suppression d'une loi, pour la mise en place d'une loi, pour la modification de la Constitution, pour la destitution d'un élu. Cela permet un changement bénéfique pour les populations, profond et à long terme.

- La suppression de la loi Pompidou-Giscard de 1973 interdisant à l'Etat d'emprunter sans intérêt à la Banque de France, l'obligeant donc à emprunter à des banques privées et ainsi à leur payer des intérêts inutiles pesant gravement sur le budget du pays. Ces millions d'euros d'intérêts versé aux banques privées chaque année  par l'Etat pourront être ainsi supprimé et l'argent économisé pourra permettre de réduire les taxes et d'investir dans les services publiques.

- La sortie de l'Union Européenne qui nous impose des lois qui ne nous permettent pas le développement du pays. Si une décision d'un RIC va à l'encontre d'une loi de l'Union Européenne, que faire ? Si une loi de l'Union Européenne contrecarre d'une manière ou d'une autre les décisions de la population française consultée par un R.I.C., que décider ? Nous ne devons pas confondre l'Europe et l'Union européenne. L'Europe, ce sont des peuples qui prennent leur décisions par eux-mêmes et pour eux-mêmes (comme l'article 3 de la Constitution française nous le rappelle), l'Union Européenne c'est autre chose, c'est une hiérarchie dominante décidant à la place des peuple pour des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples. Les élections européennes, comme pour les présidentielles du pays, présentent les mêmes impasses démocratiques, les peuples n'ayant plus les moyens de s'opposer aux décisions prises et imposées. 

- Le changement de la Constitution pour qu'y soit inscrit : le R.I.C., l'obligation du gouvernement d'appliquer les résultat des R.I.C. et l'obligation des élus à appliquer les propositions pour lesquelles ils sont élus (sinon, destitution et interdiction de se représenter à vie à un quelconque mandat).

- La mise en place de mesures sociales à court terme et à moyen terme comme : débloquer des fonds pour les SDF (nous n'avons pas le temps d'organiser des RIC pour cela, il y a urgence pour les plus pauvres d'entre nous), augmenter le montant du RSA, augmenter le montant du SMIC, augmenter les montants des retraites les plus basses, supprimer les taxes sur l'essence, prendre en compte les revendications des agriculteurs, des ambulanciers, des infirmiers, des policiers, des pompiers, des étudiants... 
Ces mesures que réclament la population aujourd'hui ne devrait même pas faire l'objet de référendum futurs mais devrait être prises en compte dès maintenant puisqu'elles sont réclamées à corps et à cris par la population dans les rues de la capitale et dans tout le pays. 
En aucun cas, de telles mesures, si elles étaient prises, et elles doivent l'être, ne peuvent se substituer à l'institution du R.I.C, le Référendum d'Initiative Populaire. Mais il y a des mesures à prendre d'urgence et d'autres à mettre en place plus lentement pour changer profondément notre société et nous permettre d'aboutir à une vraie démocratie. Nous devons réfléchir au court terme et au long terme.

- Le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune. 

- Le retour des autoroutes à l'Etat afin que le paiement des autoroutes ne servent qu'à l'entretien des autoroutes.

- L'établissement d'une commission de lutte contre l'évasion fiscale et la corruption des élus, une commission efficace, honnête, et sans pression extérieure.

Reste à savoir comment faire pour que les volontés de la population, qu'elles soient exprimées par un R.I.C. ou qu'elle le soient comme aujourd'hui exprimées dans les rues soient appliquées.

dimanche 25 novembre 2018

Une meilleure démocratie



Bienvenue en Hippolie

Une meilleure démocratie



Madame, Messieurs, bienvenue en Hippolie.

Nous avons peu de temps, alors je ne pourrais pas tout aborder ni tout expliquer en détails. Je vais vous présenter quelques grandes lignes, des points fondamentaux, comme notre système de gouvernance, nos banques, nos entreprises, nos écoles, la santé... Comment tout cela fonctionne chez nous aujourd'hui. Je vous le répèterais surement à plusieurs reprises, notre système n'est pas parfait, notre société n'est pas idéale, il y a encore beaucoup à faire, beaucoup à améliorer, nous y travaillons en permanence.

Comme beaucoup d'autres pays, nous avons connu la soumission à des Empires et à leurs empereurs, nous avons connu des Rois, parfois bons, parfois tyranniques, parfois humbles et conscients de leur rôle, parfois narcissiques et destructeurs. Puis, nous nous sommes émancipés des Rois pour entrer dans l'ère des démocraties, les démocraties représentatives. Nous avons soufferts des problèmes qui se sont accumulés dans beaucoup de ces démocraties. Nous avons traversé des crises fortes, crises financières, crises sociales, parfois violentes. Nous avons accumulés les problèmes et creusé les inégalités jusqu'à ce que cela devienne invivable pour la majorité de nos concitoyens. Nous avons pris conscience que toute la richesse de notre pays s'évaporait.

L'un des principes fondamentaux dont nous avons pris fortement conscience est que la société humaine évolue depuis la nuit des temps et que par conséquent notre système démocratique représentatif pouvait lui aussi évoluer. Il pouvait être modifié, il pouvait déboucher sur une autre forme de démocratie. Une autre organisation de la société pouvait voir le jour donnant ainsi naissance à une étape nouvelle de l'histoire des sociétés. Notre système démocratique représentatif, s'il a pu être meilleur qu'un système précédent, était arrivé au bout de ses capacités propres, il n'était plus un système efficace pour le bien-être et le développement de la population. Nous pouvions faire mieux.

Nous avons cherché à mettre en place un nouveau type de gestion, différent de ce que l'on avait connu jusque là, pour résoudre un certain nombre de problèmes qui, non seulement duraient mais ne faisait qu'empirer, menaçant tout le monde de ruine. Il nous fallait absolument trouver des solutions. L'augmentation du chômage, de la pauvreté, des inégalités, l'accélération des souffrances et des violences nous obligeait à un changement radical. Nous avons d'abord écouté ceux qui proposaient des solutions dans le fonctionnement même de notre démocratie, puis, comme aucune n'était efficace, aucune présidence, aucun gouvernement, aucun parti politique n'arrivait à résoudre nos difficultés, nous avons pris la décision de changer entièrement le système lui-même, de partir sur de nouvelles bases, de changer radicalement nos perspectives et de tout restructurer. Certains ont cru que cela allait être encore pire, certains annonçaient le chaos... Mais heureusement, rien de tout cela n'est arrivé. Je ne dis pas pour autant que le virement s'est fait sans peines ni conflits, sans tension, sans incompréhension ou sans heurts. Mais notre vision était claire et notre but précis. Nous avons cherché plus de démocratie et d'égalité au détriment du profit personnel. Plus de profit collectif. Nous désirions une croissance saine et juste pour l'ensemble de notre population. Nous ne savions pas trop par quoi commencer, c'était compliqué, difficile. Notre ancienne démocratie, qui n'en était plus une depuis longtemps était au bord du chaos, proche de nouvelles guerres que nous voulions absolument éviter. Il y avait tant de choses à revoir, à refondre, à remettre en ordre, tant de déséquilibre dans tous les domaines.

Un des problèmes majeurs a été de trouver un juste milieu entre l'individu et la communauté. Nous avons cherché le développement de l'individu comme de l'ensemble de la communauté. Nous ne voulions pas basculer dans la dictature, à tout dicter d'en-haut, mais nous ne voulions pas non plus laisser les individus libres d'exploiter les autres. Pour ça, il nous a fallu définir de nouvelles règles, formuler de nouvelles lois, poser un nouveau cadre, dans une nouvelle optique. Nous voulions éviter de favoriser l'individu au détriment de la communauté et nous voulions éviter de favoriser la communauté au détriment de l'individu. Nous ne voulions pas que la communauté écrase l'individu ni que l'individu puisse exploiter la communauté pour un profit personnel exagéré ou injuste. Il fallait que des lois communautaires saines permette un équilibre et un développement de tous, et non pas de quelques uns seulement.

Le gouvernement
La première chose, la plus difficile... et je me demande encore aujourd'hui comment nous y sommes parvenu tant les oppositions étaient fortes et violentes, tant les privilégiés les plus haut placés y ont résisté, tant nous fûmes décriés, accusés et calomniés... Nous avons d'abord créer un nouveau type de gouvernement, une administration plus efficace pour le bien commun, pour l'ensemble de la population. Nous ne voulions ni haïr les riches, ni ignorer les pauvres. Nous ne voulions pas fustiger une partie de la population, nous ne voulions pas choisir un camp ni être contre quelqu'un. Ce fut un vrai casse-tête. Nous voulions créer un cadre qui permette plus d'équité, plus de justice.

Les partis politiques furent interdits. Les partis politiques, je dis bien, pas les idées, pas les réflexions, pas les débats, pas les propositions, pas les contradictions... Nous nous étions tellement embourbé dans le labyrinthe des partis et de leurs dirigeants, qui se battaient et nous tiraient vers le bas. Nous voulions trouver autre chose, quelque chose de neuf. Voter pour le chef d'un parti ne rimait plus avec démocratie puisqu'il faisait ce qu'il voulait une fois élu, sans rapport avec les vrais besoins du pays. Nous voulions mettre fin aux carrières politiques personnelles et à la domination des partis. Il ne fallait plus que les haut fonctionnaires de l'Etat sortent d'écoles spécialisées en administration et en politique mais qu'ils soient des gens compétents connaissant les problèmes de terrains, les problèmes concrets, avec un sens aigu de la justice.

Nous avons donc changé notre système de gouvernement pour qu'il soit bien plus démocratique. Nous avons mis un terme à la fonction de Président de notre République. Nous ne voulions plus de chef, quel qu'il soit. Je reviendrai peut-être sur cette notion de chef qui est la cause de bien des égarements et des abus. Nous avons instauré des Commissions qui remplaçaient les anciens ministères, sur tous les sujets importants de la société. Chaque Commission, composée de onze personnes, était l'objet d'élections nationales tous les 5 ans. Elle devait obligatoirement se soumettre à une Charte dont elle ne devait jamais s'éloigner : « Chercher le bien commun à court terme, à moyen terme et à long terme. » Chaque étude, chaque réflexion, chaque proposition, chaque décision, chaque action devait passer à la question : « En quoi cela sert-il le bien commun, pour aujourd'hui, pour demain ? ». Une Commission d'Ethique de Gestion fut constituée pour surveiller les Commissions afin d'éviter toute corruption, tout détournement d'argent, tout abus et toute influence extérieur qui serait en contradiction avec la Charte, une sorte de police qui ne surveillerait que le gouvernement. Au début, nous avons eu le cas d'un Commissionnaire qui détourna 600 000 Polies dans un compte en banque Suisse. Dès que cela fut découvert, il fut arrêté, jugé rapidement, condamné à 5 ans de prison ferme et jamais plus il ne pourra travailler dans un organisme qui gère de l'argent public. L'argent a été récupéré et réutilisé pour les affaires publiques. Les Commissionnaires sont élus par le peuple sur des critères de compétences et d'honnêteté et non pas sur des discours, des idéologies ou des programmes. Un élu qui a commis la moindre des fautes d'éthique est immédiatement démis de ses fonctions et ne peut plus jamais travailler dans aucun poste de gouvernance publique. Les Commissions ne sont pas dirigé par un chef mais sont collégiales. Les points les plus délicats, les lois les plus controversées, sont soumis au vote de la population par référendum. Nous avons également institué le Référendum d'Initiative Citoyenne, comme en Suisse, qui permet au peuple, à partir d'un certain nombre de signatures, de saisir les Commissions d'Etat qui doivent alors considérer le point soulevé ou reconsidérer une décision du gouvernement. Nous avons retravaillée notre constitution pour renforcer la protection des populations. Un vaste chantier publique a été lancé pour travailler à la nouvelle constitution, nous ne devions plus laisser cela aux mains des professionnels ayant des intérêts de carrières dans la politique. Nous sommes sorti du culte du chef, du président, du Roi, du meneur charismatique, pour passer à plus de maturité en matière de gestion du pays. Cela a nécessité un effort considérable d'éducation populaire et de conscience politique. Cela a mis du temps à se mettre en place. J'en reparlerai quand j'aborderai la question de l'éducation et des écoles.

Toutes les infrastructures du territoire furent réattribués au pays. Nous avons bien compris que notre pays appartient à ses habitants et pas à son gouvernement et encore moins à des entreprises privées. L'Administration ne fait que gérer le pays mais le pays n'appartient pas aux gérants, les gérants sont des citoyens, ils ont une fonction dans la société, comme beaucoup d'autres. Ils ont également des comptes à rendre à la population. Les « Services publiques » s'appellent désormais « Les biens communs ». Nous avons récupéré nos autoroutes des mains du privé ainsi que nos aéroports, nos ports, quelques usines et même des club de foot. De même la gestion de l'eau, de l'électricité, du gaz, des hôpitaux, des écoles, etc. devait revenir à l'Administration du Pays afin d'éviter que ces domaines vitaux ne servent à l'enrichissement de quelques uns. Pour que ces services coûtent moins cher aux populations il fallait qu'ils sortent des mains du marché lucratif. Mais il fallait aussi que l'Administration s'en occupe convenablement et ne laisse pas à la dérive l'un ou l'autre de ces domaines. Nous y avons donc investi beaucoup d'argent, favorisant ainsi l'égalité et la fraternité sur le territoire. Nous avons embauché beaucoup d'infirmières, d'instituteurs, de professeurs, de policiers, j'aurais surement l'occasion d'en reparler. Notre but était que toutes ces institutions soient saines, les moins chers possibles. Nous avons également créé une télévision d'état, sans publicité, ayant pour but de distraire sainement et intelligemment et d'instruire clairement et agréablement. Bien sur, aucun des animateurs ou journalistes de cette chaîne ne peut gagner des salaires mirobolants dans ce médias. Je parlerai plus loin des salaires qui ont été plafonnés.

Les banques
Notre système bancaire aussi a du être revu et corrigé. Depuis des décennies, notre Etat ne pouvait plus créer sa propre monnaie, il devait emprunter l'argent dont il avait besoin pour fonctionner et se développer à des banques privées et les rembourser avec des intérêts, ce qui était une absurdité et une folie. Nous avons mis un terme à ce système démentiel, nous produisons désormais nous-mêmes notre monnaie et ne remboursons plus d'intérêt. Les taxes et les impôts ont donc pu baisser.

Nous avons créer une banque citoyenne, gérée par l'Administration du Pays, qui n'est pas autorisée à faire de la spéculation sur les marchés financiers, elle gère simplement les dépôts d'argent des populations. Et cela, sans aucun frais pour les clients puisqu'elle fonctionne sur l'impôt. La population n'a pas obligation d'y avoir son compte mais nous obligeons toutes les banques à informer leurs clients de ce qu'elles font de l'argent qui leur est confié.

Durant les années noires, vers 2025-2030, bien des banques ont fait faillite, nous ne les avons pas aidées à survivre mais nous avons secouru leurs clients en leur ouvrant un compte dans la Banque Citoyenne et en le créditant du montant qu'ils avaient sur leur compte précédent au moment de la faillite. Les banquiers dont la gestion fut catastrophique furent interdits d'exercer sur le territoire de manière définitive. 
Nous avons également interdit les prêts à intérêts pour toutes les banques. Parce qu'on ne prête pas de l'argent pour s'enrichir mais pour aider ceux qui n'en n'ont pas assez pour se développer. On a mis de la morale dans la finance. La finance n'était pas notre ennemi, notre ennemi était l'injustice et la cupidité. Une finance saine dans un pays équilibré est tout à fait possible mais il faut le vouloir. La Banque Citoyenne fait des prêts sans intérêts pour les ménages et les entreprises et ça fonctionne très bien. Les autres banques peuvent prêter de l'argent mais sans intérêts. De nouvelles banques privées se sont crées avec une vision plus saine, plus équilibrée.

L'entreprise
Dans les domaines de l'industrie il y a eu, comme en politique et en finance, tant d'abus, d'exagération, d'exploitation, de cupidité et d'égoïsme avec pour conséquences tant d'inégalité, de chômage et de pauvreté, de désespoirs et de violences. Nous avons voulu y mettre un peu d'ordre également. Nous avons imposé que les outils de productions ne soit plus un moyen d'enrichissement pour des personnes qui n'y travailleraient pas, ni pour leurs dirigeants. Le fruit de la vente des produits devait être réparti entre toutes les personnes travaillant dans l'entreprise. Certains postes sont payé davantage que d'autres en fonction de leur difficulté physique ou de leur complexité intellectuelle, mais « directeur » est un poste, « ouvrier qualifié » est un poste, « agent de ménage » est un poste. Les grandes décisions de l'entreprise ne peuvent plus être prise sans l'accord de tous les salariés. Cela a mis un terme à l'hémorragie des délocalisations.

Dans tout le pays, les salaires maximum ont été limité à 30 000 Polies. C'est une somme déjà énorme pour rémunérer le travail d'un individu. Nous avons ré-injecté du bon sens dans l'industrie. Inutile de gagner des sommes folles pour vivre décemment. Par contre, redistribuer les richesses permet qu'un plus grand nombre puisse vivre décemment. Un directeur d'une grande entreprise ou un footballeur du plus haut niveau ne peut plus être payé davantage. Certaines commissions débattent encore aujourd'hui de baisser ce montant maximum à 10 000 Polies. Quelques fortunés avides ont quitté le pays, ce qui a assaini le paysage industriel et permit à l'économie de redémarrer. Quand je parle de ne pas amasser des fortunes, comprenez-moi bien, je parle des salaires, c'est autre chose pour les travailleurs indépendants qui proposent un service ou un produit sans avoir de salariés. Un artiste qui vend beaucoup gagne forcément plus de 30 000 Polies par mois. Le plafonnement concerne les salaires, pas l'ensemble des revenus. Et au salaire s'ajoute le bénéfice que génère l'entreprise qui réparti proportionnellement aux postes de chacun. Un directeur de grande entreprise qui gagne 30 000 Pollies reçoit en plus de son salaire son pourcentage de bénéfice, tout comme l'ouvrier, la secrétaire et le technicien.

Quand les cupides partent, un pays ne se porte que mieux parce qu'un pays ne se développe que sur le travail effectif de sa population. Quand les cupides sont parti, ils n'ont pas pu emporter leur usine avec eux, parce que ce n'était plus leur usine. Une usine appartient à ceux qui y travaillent, y compris le directeur général, mais pas seulement lui. Il ne s'agit pas de combattre le patronat mais de lui donner un cadre équilibré qui ne permette plus de s'enrichir au profit d'autrui. Tout ceux qui travaillent doivent faire du bénéfice ou aucun. Mais tous ne sont pas parti, loin de là. Un bon nombre de personnes très riche ont bien compris le gain général de notre système et l'avancée historique qu'il représentait. Ils ont été ravi d'y participer.

Dans l'entreprise, comme dans la politique et l'école, nous avons voulu mettre fin à cette idée folle de la compétition. Le travail n'est pas un esclavage, le travail n'est pas le but de la vie, le travail n'est pas un marché, le travail n'est pas une compétition. On ne doit pas être en compétition, ni à l'école, ni au travail, ni dans la gestion d'un pays. Si il y a compétition alors il y a forcément des perdants. Il ne nous fallait pas seulement résoudre des problèmes de société comme le chômage ou les inégalités mais refondre notre conception même de la société et de notre rapport à l'autre.

Les salaires
Les salaires, ne sont plus payés par les entreprises à leurs employés mais par des caisses auxquelles cotisent les entreprises. Partant du fait que nous avions un PIB qui nous le permettait, nous avons défini un salaire de compétence à vie, attribué de l'âge de la majorité jusqu'au décès pour chaque personne ayant la nationalité Hippolienne. Pour l'instant, ce salaire est de 2000 Polies à la majorité. Il rémunère la capacité de travail de la personne. Tout au long de la vie ce salaire peut augmenter en fonction de l'accroissement des compétences, soit par l'expérience, soit par la formation. Des Commissions évaluent régulièrement les compétences de chacun, les salaires étant alors revalorisé. Nous avons de ce fait supprimé toutes les aides sociales. Oh, comme nous avons eu des oppositions sur ce point. « Fantasmes aberrant et inconscient » pour les uns, « danger et fin de notre société" pour les autres... Mais la fin d'une société inégale et injuste, c'était bien là ce que nous voulions. Ce salaire à vie a dynamisé notre économie, chacun pouvant enfin s'acheter ce qu'il désirait, ayant les moyens de vivre bien, le commerce a repris comme jamais. Cela mis fin au chômage et à son cortège macabre. Les initiatives et les projets se sont multipliés, chacun ayant le temps et la possibilité d'investir dans son avenir, son avenir nourrissant l'avenir du pays. 

La grande peur a été de croire un temps qu'un salaire à vie aurait pour conséquence la paresse et l'inactivité du plus grand nombre, ruinant ainsi toute l'économie. Il n'en fut pas ainsi, bien au contraire. Libéré de la recherche d'un revenu, chacun pouvait se consacrer à un travail avec une autre vision, avec un autre but. « Idéalisme naïf » nous a-t-on dit longtemps. Jusqu'à ce que les faits viennent confirmer qu'on avait fait le bon choix. D'une part, cela a relancé le commerce, d'autre part, cela a décuplé les initiatives et les créations diverses, notamment les petites entreprises, les associations, les artisans et les artistes. Mais surtout, cela donna au travail un tout autre sens, remettant les valeurs d'utilité en premier. On a vu fleurir les crèches et les services aux personnes âgées par exemple, tout s'est restructuré dans une nouvelle perspective.

On craignait de perdre la main d'oeuvre des emplois les plus ingrats ou les plus difficiles mais ce ne fut pas le cas. D'une part, tout travail permettait d'acquérir une expérience et donc une augmentation progressive du salaire - et tout travail dans une entreprise faisant du bénéfice augmentait le revenu de chacun, ce qui était une motivation au travail - et d'autre part les salaires des emplois les plus ingrats et les plus difficiles physiquement furent immédiatement augmentés. Enfin, nous avons bien vu que l'oisiveté n'est pas le propre de l'Homme, quand on travaille dans un autre but que de gagner de l'argent, on a rarement envie de ne rien faire. Il y a bien sur des personnes qui ont choisi de ne faire que lire ou de se promener en bénéficiant de leur salaire à vie, mais très vite, elles ont voulu partager leurs connaissances, faire découvrir ce qu'elles découvraient ou développer des actions pour protéger l'environnement. Cela tira l'ensemble de la société vers le haut. Il reste toutefois des citoyens qui finalement ne se lancent dans aucun activité particulière mais ils sont si peu nombreux que le PIB du pays n'en est pas affecté.

Etant donné que les revenus de chacun étaient comblé et relevé, il fallait veiller à ce que les prix des denrées alimentaires, de l'essence, des logements, ne soient pas multipliés par deux, pas trois, pas quatre. En ce qui concerne le logement, nous avons mis un terme à la location de profit, la propriété lucrative. Une personne, une famille ou un groupement peut acheter un logement pour en avoir la jouissance ou l'offrir à ses enfants mais pas pour le louer afin d'en obtenir un profit. Le logement n'est pas fait pour s'enrichir mais se loger. Cela mit un terme a beaucoup de spéculation. Pour les denrées alimentaires et les biens de première nécessité, nous veillons à ce que les agriculteurs et les entreprises soit payés correctement pour leur productions et que les vendeurs ne pratiquent pas des marges démesurées. Toute la population doit avoir accès à ces produits qui doivent toujours être maintenu à des prix très abordable.

L'agriculture
Nous avons également restructuré l'agriculture. Nous avons interdits simplement tous les pesticides et autres produits dangereux pour la santé. Nous sommes arrivé dans notre histoire à des seuils tellement aberrants que nous avons été obligé de réagir... Lorsqu'une tarte aux pommes était composée d'autant de pesticides que de pommes, nous avons obligé les industriels à les appeler « Tarte aux pesticides » et non plus « Tarte aux pommes. ». Leurs ventes se sont alors effondrées. Je prend l'exemple des tartes aux pommes mais cela concernait une multitude de produits. La Commission de la Santé vérifie de manière draconienne la production alimentaire afin d'être certaine qu'elle soit sans danger pour la population. Nous veillons à ce que les citoyens soient informés le plus possible et le plus clairement possible sur le contenu et la qualité des produits commercialisés. Pour exemple, il y a quelques décennies, nous avions des boites de céréales sur le paquet desquels étaient inscrits « 50% de céréales » mais on ne disait pas que les autres 50% étaient du sucre et que c'était catastrophique pour notre santé. Nous avons voulu mettre fin à ces pratiques de manipulations publicitaires qui trompaient les populations pour faire du profit. Nous avons d'ailleurs fini par supprimer les affichages publicitaires de marque ou de produit dans la rue comme les spots publicitaires au milieu des films. Nous avons procédé à un investissement immense dans l'agriculture afin de multiplier les structures agricoles saines, productives et pérennes. Nous avons fait les choses progressivement, la population n'était pas contente, cela bouleversait leurs habitudes de consommation, ils ont cru à la montée d'une nouvelle dictature, mais nous avons tenu bon. Nous sommes parti du principe que tout d'abord la population devait savoir et bien comprendre les conséquences de tel ou tel produit et les raisons de telles ou telles lois. L'information et l'instruction furent primordiales. Certains disaient « Et si je veux, moi, manger de l'huile de palme, j'en ai le droit ! » Nous répondions « Oui, tout à fait. Vous avez le droit d'aller récolter vous même votre huile de palme et de la manger, ce n'est pas interdit. Mais, nous, nous avons aussi le droit de ne pas vouloir la diffusion massive de produits nocifs pour la santé, surtout pour les enfants. »

Nous avons financé le développement d'alternative aux grandes surfaces en ce qui concernait les produits alimentaires de base comme les oeufs, le lait, le riz, la farine, etc. Nous avons travaillé directement avec les petits producteurs pour leur permettre de pouvoir vendre leurs produits de manière plus rentable pour eux. Nous avons aidé à la multiplication de petites coopératives agricoles, nous avons aidé au développement de la diffusion des produits locaux dans chaque région. Nous avons chercher à distinguer ceux qui voulaient simplement travailler de ceux qui voulaient s'enrichir. Nous avons grandement développé le local. Il nous est apparu aberrant qu'on importe des pommes de terre ou du blé dans des régions où on pouvait en cultiver. Il nous est aussi paru injuste que des entreprises ou des investisseurs étrangers puissent acheter des terres, comme des vignobles par exemple... Et quand je dis "étranger", ça signifie que même une entreprise d'une ville du Nord ne peut plus posséder des vignobles situés dans le Sud. C'est aux gens de chaque région d'exploiter le potentiel de leur région. C'est à ceux qui y travaillent d'en récolter les fruits. L'Administration les aidant, faisant tout pour qu'ils puissent s'organiser, se développer et que personne ne leur mette des bâtons dans les roues.

La santé
Dans les domaines de la santé, nous avons aussi voulu avancer. Depuis des années, nous avions déjà adopté le système français de Sécurité Sociale inventé après la seconde guerre mondiale par le conseil National de la Résistance en 1945. Nous avons essayé d'aller un peu plus loin. La santé est l'un des moteurs d'un pays, comme l'éducation, c'est d'une importance fondamentale. Les médecins ne sont plus payé par les patients. Ils sont payés, comme les Hôpitaux, par la Communauté, par l'impôt. Des barèmes de salaires ont été défini en fonction des compétences de chaque médecin, comme pour l'industrie. Nous veillons à ce que la santé, comme l'école et la politique, ne soit pas des moyens d'enrichissement. Nous avons multiplié les infirmières, les aides soignants, les médecins dans les Hôpitaux, les maisons de retraite, les centres de soins divers afin d'obtenir un meilleur service partout. Concernant les vaccins, le minimum est requis, sans manque ni exagération, l'Etat et la population ne sont pas au service des labos et des industries pharmacologiques.

L'école
Nous avons vu, au cours du chaos démocratique des dernières décennies que nous avions un grand problème d'immaturité dans la politique, dans les médias, dans les grandes entreprises. Il nous fallait absolument former de jeunes générations plus mûres, plus responsables, plus intelligentes, développer une conscience citoyenne, une conscience politique, apprenant aux enfants que le pays leur appartient, qu'ils ne sont pas au service d'un gouvernement, que l'aide valait mieux que la compétition, que l'écoute valait mieux que le conflit. Nous avons repenser tout notre système d'éducation. Un immense chantier.

Nous voulions d'abord combattre l'esprit de compétition. Les écoles devaient devenir des systèmes d'instructions, de développement et d'encouragement, soutenu par une vision de justice, et ne plus être une longue épreuve de sélection ni de compétition entre tous. La compétition, tant à l'école que dans l'entreprise, devait être comprise comme destructrice d'une société, comme frein du développement et remplacée par la compétence et l'entre-aide. Nous avons compris que tout vient de l'éducation. Avant, on disait aux meilleurs qu'ils étaient "l'élite de la nation", aujourd'hui on leur fait comprendre qu'ils sont compétents pour aider les autres, pas pour faire du profit personnel. Ça peut paraître naïf, mais cela ne l'est pas dans un cadre approprié.

Nous avons réduits toutes les classes, durant toute la scolarité, à un maximum de 15 élèves. On ne peut pas faire un travail efficace avec des classes bondées, c'est impossible. On a embauché énormément d'institutrices, d'instituteurs, de professeurs. Les devoirs à la maison ont été supprimés. L'Etat ne fait plus de programme scolaire de manière hiérarchique et autoritaire mais ce sont les professeurs, les institutrices, les instituteurs de chaque établissement qui fondent collectivement leur propre programme d'instruction, un programme présenté au public chaque année lors de portes ouvertes. 
Quand des enfants apprennent plus vite où qu'ils ont déjà des connaissances acquises, on ne les brides pas pour faire avancer toute la classe mais on leur permet d'aller à leur rythme tout en leur apprenant à aider les autres. Tous les diplômes ont été supprimé, du coup les épreuves qui allaient avec également. Chaque étape de la scolarité est validée par une attestation de scolarité présentant le parcours suivi. L'éducation nationale n'est pas obligatoire, l'instruction l'est. Elle peut être faite dans des écoles privées ou à la maison mais nous veillons à ce qu'il n'y ai pas de dérives malsaines.

Que dire d'autre ? 

Dans les domaines de l'écologie, nous ne cherchons pas la décroissance mais l'équilibre. Nous voulons une croissance intelligente, saine, sans destruction de l'environnement, la croissance d'une autre mentalité plutôt que la croissance du profit, et la multiplication d'initiatives constructives. On peut faire progressivement décroître ce qui pollue et faire croître ce qui ne pollue pas ou ce qui pollue moins. On a encore beaucoup de progrès à faire, je le sais, freiner la folle machine industrielle prend du temps. Nous avons d'ors et déjà choisi le bon cap. Les entreprises exagérément polluantes ont été contraintes soit de se transformer soit de fermer. On ne veut pas faire payer les pollueurs on veut les arrêter. Nous cherchons la croissance de l'intelligence. 

Toutes les initiatives de culture ou d'innovation sont repérées et soutenues. Toutes les idées nouvelles sont considérées, les plus sérieuses sont soutenu financièrement. Le domaine de la recherche peut être étendu à toute la population. Aucune industrie ne peut s'y opposer et en avoir le monopole. Les petites entreprises, les artisans sont soutenus et accompagnés. Nous avons désiré supprimer au maximum les notions de compétition et permettre aux petites initiatives de grandir et aux grands de n'étouffer personne tout en pouvant continuer leur activité.

Nous avons mis un terme définitif nous l'espérons, aux Zoos, aux Corridas, aux spectacles de cirques animaliers ainsi qu'à la chasse en tant que loisir, et ce, afin de commencer un nouveau rapport de l'Homme civilisé au monde animal fait de respect, de protection et non plus d'exploitation pour un profit ou un plaisir personnel. Les Zoos ont été remplacés par des musées du monde animal, présentant des projections de films remarquables sur les animaux dans leur milieu naturel.

Le temps nous manque, je crains de n'avoir pas tout abordé ni pu tout expliciter. Mais, cela vous donne une idée d'ensemble et une vision de la mentalité et de la perspective qui est la nôtre aujourd'hui. Nous encourageons les autres nations à garder leur autonomie et à évoluer comme nous l'avons fait vers plus d'équilibre, d'égalité, de vrai développement. Plusieurs gouvernements nous demandent maintenant conseil. 

Comme je vous l'ai dit, notre système n'est pas parfait, loin de là. Nous avons créé des Commissions d'études et de réflexions pour chercher tout ce qu'on pourrait encore améliorer dans tous les domaines, pour le bien commun. Nous savons que notre démocratie n'est pas la fin de l'évolution des sociétés, il y a surement mieux à faire, mais nous avons essayé d'améliorer ce que nous avions.


Madame, Messieurs, je vous souhaite une bonne journée. 

Nota : Cette réflexion sur une autre démocratie s'inspire des travaux de divers auteurs : Etienne Chouard, Bernard Friot, Pierre Rabhi, etc. Je vous conseille d'écouter leurs conférences et de lire leurs écrits.