lundi 28 décembre 2020

Vivre plus simplement

 

"Vivre la simplicité volontaire" aux éditions L'échapée, un recueil de 300 pages de témoignages, d'interview, de personnes désirant vivre plus simplement, en consommant moins, sans téléphone portable, sans voiture, sans télévision, parfois sans internet, parfois même sans frigo. Certains vivant dans de grandes villes comme Paris ou Lyon, d'autres à la campagne, à la montagne ou dans de petites villes. Dépensant moins donc travaillant moins pour gagner en qualité de vie et en temps de relation, faisant beaucoup de vélo, parfois militants, parfois se tenant simplement à l'écart d'une société de consommation envahissante pour vivre moins pressé, moins stressé. 
Des témoignages intéressants qui nous encouragent à nous demander comment nous pourrions vivre mieux avec moins et si nous avons vraiment besoin de tout ce qu'on achète. 

lundi 9 novembre 2020

Principes de gouvernement, démocratie où es-tu ?



J'ai commencé la lecture d'un livre très intéressant, "Principes du gouvernement représentatif" de Bernard Manin. Le premier chapitre explique le fonctionnement de la démocratie à Athènes dans l'Antiquité, puis les gouvernements de Rome, de Florence, de Venise puis l'Angleterre, la France, les Etats-Unis, le triomphe du principe de l'élection et d'autres voies possibles. A Athènes, ils avaient mis en place une institution géniale, un tribunal qui devait examiner si les décisions de l'Assemblée étaient conforme au bien de tous. Dans le cas contraire, ce tribunal avait le pouvoir d'annuler la décision de l'Assemblée. Ce tribunal était constitué de personnes tirées au sort, comme nos jury de tribunaux actuels, cela ne pouvait donc pas être des élus, des professionnels de la politique, des membres de partis, des gens aux intérêts privés. Récemment, en France, les élus de l'Assemblée nationale ont voté, pas tous mais une majorité, pour l'emploi de tel ou tel pesticide dans l'agriculture. Le tribunal d'Athènes dont je parle aurait peut-être annulé ce choix pour le bien de la population. Quel pouvoir avons-nous aujourd'hui entre nos mains pour décider de ce qui concerne nos vies ?

J'ai du attendre d'avoir cinquante ans pour prendre conscience que nous ne sommes pas en démocratie en France aujourd'hui. Comme la plupart, je croyais, sans y avoir jamais réfléchi, que pouvoir voter nous plaçait dans une société démocratique. Mais voter pour un chef qui, une fois élu, peut faire ce qu'il veut, sans contrainte ni redevabilité, sans contrôle de la population, ce n'est finalement pas une démocratie mais plutôt une sorte d'aristocratie élective. Prenez les élections présidentielles... Les candidats doivent obtenir 500 signatures d'élus pour pouvoir se présenter, ce sont donc les élus qui choisissent qui à le droit de se présenter, le choix du peuple n'apparaît qu'après leur choix fait. Je peux pas voter pour qui je veux mais pour qui on me propose, ça n'a rien de démocratique. Une fois un candidat élu, il peut faire ce qu'il veut, y compris le contraire de son programme ou de son discours pré-électoral, la population que nous sommes n'ayant aucun pouvoir pour l'arrêter ou le destituer si il fait passer des lois injustes ou inégales, des lois qui peuvent plonger des milliers de gens dans la pauvreté par exemple. Si tout est entre les mains des élus, en quoi est-ce démocratique ? N'est-ce pas plutôt là une autre forme d'aristocratie ? Une aristocratie moderne. 

Je vous conseille ce livre passionnant.

mardi 29 septembre 2020

Une idée de loi.

Une idée de loi... Et si on instituait une nouvelle sorte de SMIC, proportionnel aux bénéfices des entreprises... Les PME-PMI seraient obligées de payer le SMIC actuel, comme elle le font aujourd'hui, mais les entreprises plus importantes, celles qui font d'importants bénéfices seraient obligées d'appliquer un SMIC plus élevé pour tous les employés. On peut aussi envisager un SMIC plus ou moins élevé suivant le coût de la vie des régions où sont situés les entreprises. Il y a surement bien d'autres idées à trouver pour améliorer nos systèmes et répartir les richesses de manière plus équitable. 

vendredi 11 septembre 2020

En lecture en ce moment, "La vie renaitra de la nuit" de Martin Gray.


Où Miétek, dit Martin Gray, conte la souffrance et le désarroi après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l'incendie de leur maison au Tanneron, sur la Côte d'Azur, comment il a rencontré Max Gallo, comment il ont écrit son livre le plus célèbre, ses souvenirs du guetto de Varsovie et du camp de Treblinka, comment ce livre fut reçu, accueilli et méprisé, comment des journalistes l'ont calomnié, comment les lecteurs ont été bouleversé.

mercredi 29 juillet 2020

Un jour, je devrais écrire un livre qui s'intitule "Comment j'a appris à aimer les cactus".

"Si on me touche, je n'existe plus" de Donna Williams


En lecture en ce moment "Si on me touche, je n'existe plus.", le témoignage poignant de Donna Williams, autiste violentée, battue, laissée seule avec ses handicaps, son désarroi, son incapacité à communiquer normalement avec le monde, avec sa souffrance, sans aide ni défense, jusqu'au jour où elle rencontre une psychiatre de l'Hôpital où on une femme l'a conduit après qu'elle se soit ouverte les veines. Donna raconte comment elle a vécu ces années de maltraitance, de coups, de rejet, de moquerie, d'incompréhension, d'incapacité à s'adaptée au monde et aux relations, elle raconte comment elle a vu tout cela de l'intérieur. 

Un livre bouleversant qui nous aide à mieux comprendre le fonctionnement des personnes autistes et à prendre conscience de la maltraitance que subissent certains enfants. Je me demande comment il est possible qu'aucun adulte, pendant des années,  n'ait réalisé le cauchemar que vivait cette petite fille et n'ait pas fait tout son possible pour la sortir de là, ça brise le coeur. 

Ce qui me touche particulièrement dans ce type de récit, de vécu, c'est d'une part la souffrance et d'autre part la différence - différence de comportement, de pensées, de propos, d'attitude, de choix, et l'incompréhension que cela suscite, les mauvaises interprétations que cela génèrent chez les autres. Comme on peut comprendre l'autre de travers...

"L'île mystérieuse" de Jules Vernes


Fini la lecture de "L'île mystérieuse" de Jules Vernes. Quatre hommes et un adolescent s'échappent en Montgolfière d'un camp de prisonnier de la guerre de sécession. Emporté par une tempête gigantesque, perdant tout ce qu'ils avaient emporté avec eux, ils échouent dans le pacifique sur une île inconnue contenant toutes les richesses animales, végétales et minérales dont ils ont besoin pour survivre et même se développer largement. Ils retrouvent peu à peu le confort de la civilisation grâce aux connaissances et au savoir faire de l'ingénieur Cyrus Smith qui organisent la vie du groupe, chacun étant particulièrement dévoué à toutes les tâches nécessaires à l'installation, la protection et la survie. Jules Vernes décrit avec une précision étonnante comment les naufragés vont s'y prendre pour fabriquer du fer, de la nitro-glycérine, des briques, etc. Un récit qui m'a paru difficile dans ces débuts et passionnant à la fin, où l'on retrouve avec bonheur des personnages d'autres romans de Jules Vernes, "Les enfants du capitaine Grant" et "20 000 lieues sous les mers" - J'aime beaucoup cette idée de croiser des personnages en racontant d'autres moments de leur vie dans différentes aventures. 

samedi 20 juin 2020

Se pencher en avant

Il est fini le temps où je me penchais en avant, 
Il est fini le temps où je courrais après le vent. 
Voilà le bruissement d'un papillon. 

samedi 28 mars 2020

Après 2020

2050.
On se souvient du grand désastre de 2020 et des changements profonds qui en ont résulté. Nos sociétés occidentales en furent bouleversées et transformées, durablement et bénéfiquement.
Toute l'économie s'est effondrée en quelques mois. Pour éviter les conséquences dramatiques de cet effondrement, les politiques n'avaient qu'une solution et bon gré, mal gré, ils la choisir et la votèrent partout. Une épidémie de faillites et de licenciements avait commencé durant l'épidémie du tristement célèbre virus qu'on ne présente plus. Pour stopper ce cataclysme destructeur, les Etats décidèrent de lancer le salaire universel. Ils donnèrent un revenu permanent de 1500 euros par mois à tout citoyen, de la naissance à la mort. Par exemple, les restaurants et les bars, fermés pendant des semaines avaient vu leur chiffre d'affaire disparaître en fumée. Ce salaire permis aux employés de continuer leur travail, stoppant ainsi les licenciements. Les patrons ne payaient plus les salaires puisque ce rôle dépendait dorénavant de l'Etat et donc ne firent pas faillite. Les assurances n'avaient donc pas d'indemnité catastrophe à payer aux entreprises et ne firent donc pas faillite. Ces salaires à vie étant versé par les CAF sur les comptes bancaires, les banques ne firent pas faillite non plus. Chacun gagnant 1500 euros par mois, la consommation reparti très vite, le PIB remonta en flêche ce qui permit de continuer à payer le salaire à vie. Tous les investisseurs eurent une confiance restaurée et purent alors investir sans risques dans tous les domaines de la société. La spéculation boursière fut interdite et on instaura un mois de confinement par an pour faire respirer la nature et faire se souvenir les hommes.

samedi 19 octobre 2019

Mes racines sont devant moi. 
Elles sont là où je mourrai,
Là où je réssusciterai.
Le monde change, 
Il n'a jamais rien fait d'autre d'ailleurs.

jeudi 17 octobre 2019

Et tu n'es pas revenu.

Je viens de finir la lecture du livre de Marceline-Loridan Ivens "Et tu n'es pas revenu". Un témoignage d'une force incroyable. A quatre-vingt six ans elle raconte l'horreur qu'elle a vécu étant adolescente, le cauchemar du camp d'extermination Nazi de Bukenwald en 1944-1945, la torture qui l'a broyée et qui la hantera toute sa vie, son retour, l'absence d'écoute et de compréhension des autres, de considération, l'impossibilité de revivre. Déportée avec son père qu'elle aimait tant, un père aimant qui n'est pas revenu. Un témoignage si touchant, si bouleversant, d'une si grande importance. Chaque fois que je lis sur ces souffrances je réalise un peu plus que c'était bien plus monstrueux et horribles que tout ce que j'ai pu voir et lire à ce sujet. On ne se rend pas toujours compte qu'un traumatisme passé est toujours présent. Pour ceux qui ne l'ont pas vécu, c'est une horreur passée, pour ceux qui sont sorti des camps, les camps ne sont pas sorti d'eux et ils doivent vivre, un mot qui n'a plus de sens, leur être ayant été assassiné. Les Nazi ne les ont pas seulement torturés, ils les ont attachés à la torture, ils l'ont scellé en eux. On ne se doute pas de ce que ressent un être humain tant qu'il ne l'exprime pas. Marceline raconte, tous ces éléments hallucinants, fous, stupéfiants et l'écho de son cher père aimé, absent pour toujours.

lundi 30 septembre 2019

Ecoute.



Ecoute le vent froisser les feuilles d'arbres, regarde le soleil les peindre doré, l'automne est arrivé.

vendredi 27 septembre 2019

Tu vas me dire...

- Tu vas me dire que Dieu existe ?

- Je ne sais pas si cela servirait à quelque chose que je le dise. C'est un fait, mais le dire ? A quoi bon... Non, ce qu'il faudrait surtout dire c'est que ce que j'entends quand j'emploi le terme "Dieu" n'a pas de rapport avec les images que cela vous évoque. Quand vous entendez le mot "Dieu" vous pensez "religion", "restriction", "castration", moi je vois l'Etre, la douceur, la bonté, la patience, l'humilité, l'intelligence, la beauté... L'origine, le Père qui dépasse tous nos rêves. Comment celui qui a créé l'Univers et son infini diversité, sa grandeur, sa beauté, sa richesse pourrait être chantre de restriction ? C'est incohérent.

- Je ne comprends pas que tu puisses être croyant au XXIe siècle, c'est aberrant...

- D'abord, je ne suis pas croyant, j'ai la foi, c'est différent. La foi ce n'est pas de la croyance c'est la conscience de Dieu. La croyance n'a pas grand intérêt, et l'athéisme n'est rien d'autre qu'une croyance comme il y en a eu tant dans l'histoire de l'Humanité. Croire que Dieu n'existe pas, c'est de la croyance. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la croyance, c'est le réel. Dieu est réel, comme le monde qui nous entoure et dans lequel ont interagit, certains en ont conscience et d'autres pas. 

Ta référence au XXIe siècle renvoie surement à la science, à l'évolution des connaissances physiques et aux développements technologiques. Mais il n'y a rien dans la science qui contredise la réalité de Dieu tel qu'il est en réalité, et non tel que tu te l'imagines, le souffle créateur primordial, unique, intelligent, ayant sa volonté et son projet. Dieu est esprit, il n'est pas matière. L'Univers est un projet. Un projet grandiose. Projet qui ne se comprend que lorsqu'on a une idée juste de qui est Dieu et de ce qu'est l'Humain. La science découvre, comprends et décrit le monde physique. Dieu n'est pas physique, mais il n'en est pas irréel et imaginaire pour autant. Il est concret et présent. 

Ce n'est pas l'existence de Dieu qui pose problème, c'est l'image erronée qu'on s'en fait. Et puis, on a tordu le sens de tellement de notion. Adam et Eve par exemple... La genèse est un texte hébreu ancien, le terme "adam" n'est pas le prénom de quelqu'un, c'est un terme qui signifie "l'être humain" ou "la nature humaine". L'adam, c'est moi, c'est toi, c'est nous tous. Et Hava, qu'on a transcrit par Eve, signifie "vie" en hébreu. Il faudrait remettre tant de points sur tant de i. A partir des traductions grecques anciennes, comme la Septante, on a pris au premier degré, au sens littéral, certains textes hébreux comme le récit du jardin d'Eden. Ce récit est un maschal hébreu, une forme littéraire qui exprime une pensée profonde, non-matériel, sous la forme d'un récit imagé. Evidemment que "l'arbre de la connaissance du bien et du mal" - et non pas l'arbre de la connaissance tout court comme on l'entend souvent - n'est pas un arbre physique, pas plus que le fruit de mes efforts ne peut se vendre sur un étalage du marché entre les kiwis et les bananes. Pareil pour le serpent tentateur, jamais le texte original n'a voulu nous faire comprendre cela au premier degré. Par contre, les pensées qui serpentent en nous et nous conduisent à faire de mauvais choix, cela a bien plus de sens.

- Et la création de l'Univers en six jours ?

- Le quiproquo vient d'une mauvaise compréhension du terme hébreu "Yom" qu'on a traduit par "jour". Le chapitre 1 du récit de la Genèse qui conte la création parle de six moments dans la formation de l'Univers. "Yom" signifie "jour" mais le terme jour ne signifie pas forcément "24 heures". Si je dis "Un jour, je serai marié." cela ne signifie pas que je serai marié vingt-quatre heure. C'est un repaire de temps, un moment de durée indéterminée. Si on avait traduit "yom" par "moment" ou "temps" ou "étape" ou "période", on n'en serait pas réduit à croire que la Bible dit des âneries qu'elle n'a jamais dites. Nous vivons actuellement dans la septième période, celle du développement de l'Humanité. 
Il y a de conceptions erronées, tant chez les chrétiens qui prennent les textes au premier degré sans en étudier sérieusement le sens, le style, le contexte, sans y réfléchir, que chez les athées qui ne savent pas que les textes n'ont jamais affirmé de telles choses.

Un rêve en forme de cauchemar.


Du haut de mon ignorance et de ma naïveté, j'ai découvert avec stupéfaction et écoeurement le monde merveilleux des mannequins, la mal-traitance abominable de jeunes femmes servant d'objets pour les magazines, la mode, la pub. Des esclaves modernes, manipulées, humiliées maltraitées psychologiquement et physiquement pour remplir de pognon les baignoires de quelques immondes orgueilleux égoïstes. Notre grand ennemi est totalement et définitivement cette faucheuse, "la tête de mort"- celle qu'on voit fleurir sur les tatouages et les tee-shirt : le capitalisme. Mais le capitalisme n'est pas une entité en soi, un être autonome tel un dieu antique malveillant, non, le capitalisme est mû par des hommes et des femmes précises animés de malhonnêteté, de cupidité, d'arrogance, de mensonge. L'amour de l'argent au lieu de l'amour de l'autre, le règne de l'égoïsme, l'absence totale de bonté, de compassion, d'empathie, le monde des tyrans. Alors que ce dont nous avons tous tant besoin c'est de vie et non de mort, de vie, de gentillesse, de respect, de valorisation, de considération, d'affection.

dimanche 18 août 2019

Avant Big Bang, ou pas.



"Qu'y avait-il avant le Big bang ?" par Aurélien Barrau. 
Intéressant. Merci Aurélien.

C'est logique, si le temps naît au moment du big-bang, comme naît l'espace, alors il ne peut pas exister un avant big-bang au sens du temps, au sens d'un moment avant ce moment, puisque le temps n'existait pas avant. "Qu'y a-t-il avant le big-bang ?" n'a donc aucun sens. Mais il suffit de poser la question autrement = "Quelle est le réel en dehors de l'espace-temps ? Quel est la nature de la réalité sans temps et sans espace ?"
La question de l'Univers en rebond est intéressante et cohérente voire possible mais elle ne répond pas à la question fondamentale = "Pourquoi y a-t-il un univers ?", avec ou sans rebond.

vendredi 1 mars 2019

Après le culte de la force, 
le culte de la raison. 
Après le culte de la raison, 
le culte de l'émotion. 
Vivement le temps de l'équilibre.
L'hiver, c'est l'enfer.

mercredi 30 janvier 2019

Le peuple de l'Abîme de Jack London

Une plongée abyssale dans la misère et la souffrance des ouvriers londoniens les plus pauvres, des sans-abris les plus désespérés de l'Angleterre du début du XXe siècle. La souffrance, l'errement, la survie, on ne s'imagine pas à quel point. 

Un livre bouleversant qui nous décrit avec précision ce passé si proche et nous aide à mesurer notre condition présente.

L'ouest



"La véritable histoire de l'Ouest américain" de Jacques Portes aux éditions Armand Colin.

J'avais entendu parlé de ce livre dans une émission de Frédéric Taddeï que j'aimais bien "Hier, aujourd'hui, demain". Je me suis régalé à le lire. Les données historiques précises confirment bien ce qu'on a tous entendu notamment sur le sujet des indiens. Mais j'y ai appris quelques détails comme le temps relativement court qu'a duré le Pony Express (voir le western où Charlton Heston joue le rôle de William Cody dit Buffalo Bill).

La cruauté des espagnols avant l'arrivée des anglais. La maladie comme cause importante de mort chez les indiens, les blancs sont arrivés avec leurs maladies contre lesquelles les indiens n'étaient pas immunisés. C'est incroyable ce qu'ils ont fait aux Cherokee, comment ils ont volé leurs terres, comment ils les ont déplacé. Comment ils ont brisé les traités et leurs engagements notamment quand un nouveau gouvernement venait au pouvoir. Comment la découverte de l'or dans les Black Hills a conduit au déplacement des indiens dans des terres moins fertiles. Comment les gouvernements, avec le Bureau des Affaires Indiennes, a tenté d'américaniser les indiens par le conditionnement et l'éducation en ayant pour but de détruire les tribus, voulant faire des indiens des individus indépendants sans identité tribale. Comment ils ont échoués. Comment les indiens ont touché des dizaines de millions de dollars de dédommagement à la fin du XXe siècle. que de souffrances. 

Mais ce livre ne parle pas que des indiens. Des colons aussi, des Mormons, des figures légendaires comme Buffalo Bill qui créa le "Wild West Show", spectacle qui inspira le western au cinéma. Le western qui suit l'évolution de la société. Après la guerre du Vetnam, on ne fait plus de western comme dans les années 30-40. 
Ah, je me souviens... "La chevauchée fantastique" et "Rio Bravo" avec John Wayne,"Les sept mercenaires" avec Steve MacQueen, Charles Bronson, James Coburn, Yul Brinner - qui est enterré en France, dans l'Indre-et-Loire. "Tom Horn" avec Steve McQueen, superbe. Et "au nom de la loi". "Il était une fois dans l'ouest" avec Charles Bronson. "L'Homme aux colts d'or" avec Henry Fonda, "Winchester 73" et "L'Homme qui tua Liberty Valance" avec James Stewart. "Le vagabond des hautes plaines", et "Impitoyable" avec Clint Eastwood, "Open range" avec Kevin Costner et Robert Duvall. J'en oublie et des grands.

Enfin, ce livre parle de la Californie, le bout de l'Ouest, sa naissance, sa Silicon Valley, son état d'esprit, celui des conquérants qui sont allé jusqu'au plus profond de l'Ouest, repoussant toujours la frontière. Aujourd'hui, Facebook, Google, Apple, etc. continuent cette infinie chevauchée pour le mieux comme pour le pire.

Toujours intéressant de faire un survol de l'Histoire et d'avoir du recul sur une période donnée. Cela peut nous dire quelque chose de notre époque.

Haïku

Boire un café chaud
Ecouter un jazz doux
La mer scintille

samedi 8 décembre 2018

Une démocratie, rien d'autre.

Décembre 2018, France. Gilets jaunes.

Les revendications des Gilets Jaunes manifestant en ce moment dans toute la France peuvent se résumer à ce seul point : Nous voulons une meilleure démocratie à cause des injustices. En fait, nous voulons une vraie démocratie, un système de fonctionnement de l'Etat qui permette au peuple de connaître la liberté, l'équité, le partage des richesses, qui permette au peuple équilibre et développement. 

La démocratie représentative actuelle (voter pour des représentants) n'est pas réellement une démocratie puisqu'une fois élu les candidats passent les mesures qu'ils veulent, avec peu de force d'opposition d'autres élus et pas d'opposition ni d'écoute du peuple en cas de désaccord de celui-ci avec les décisions du gouvernement. On en voit les dérives aujourd'hui dans ce qu'on peut appeler un véritable "racket fiscal" qui pèse sur les foyers et les entreprises, l'augmentation continuel des taxes en tout genre, dans tout domaine pour récolter de l'argent qui n'est pas complètement utilisé pour le bien commun du pays (payer des infirmières, des hôpitaux, des pompiers, des profs, des services publiques efficaces sur tout le territoire).

Ce seul point - "nous voulons une meilleure démocratie" - impose l'application de plusieurs mesures fondamentales : 

- L'institution du RIC, le Référendum d'initiative Populaire sous plusieurs formes permettrait que le peuple puisse exprimer son désir de voter pour la suppression d'une loi, pour la mise en place d'une loi, pour la modification de la Constitution, pour la destitution d'un élu. Cela permet un changement bénéfique pour les populations, profond et à long terme.

- La suppression de la loi Pompidou-Giscard de 1973 interdisant à l'Etat d'emprunter sans intérêt à la Banque de France, l'obligeant donc à emprunter à des banques privées et ainsi à leur payer des intérêts inutiles pesant gravement sur le budget du pays. Ces millions d'euros d'intérêts versé aux banques privées chaque année  par l'Etat pourront être ainsi supprimé et l'argent économisé pourra permettre de réduire les taxes et d'investir dans les services publiques.

- La sortie de l'Union Européenne qui nous impose des lois qui ne nous permettent pas le développement du pays. Si une décision d'un RIC va à l'encontre d'une loi de l'Union Européenne, que faire ? Si une loi de l'Union Européenne contrecarre d'une manière ou d'une autre les décisions de la population française consultée par un R.I.C., que décider ? Nous ne devons pas confondre l'Europe et l'Union européenne. L'Europe, ce sont des peuples qui prennent leur décisions par eux-mêmes et pour eux-mêmes (comme l'article 3 de la Constitution française nous le rappelle), l'Union Européenne c'est autre chose, c'est une hiérarchie dominante décidant à la place des peuple pour des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples. Les élections européennes, comme pour les présidentielles du pays, présentent les mêmes impasses démocratiques, les peuples n'ayant plus les moyens de s'opposer aux décisions prises et imposées. 

- Le changement de la Constitution pour qu'y soit inscrit : le R.I.C., l'obligation du gouvernement d'appliquer les résultat des R.I.C. et l'obligation des élus à appliquer les propositions pour lesquelles ils sont élus (sinon, destitution et interdiction de se représenter à vie à un quelconque mandat).

- La mise en place de mesures sociales à court terme et à moyen terme comme : débloquer des fonds pour les SDF (nous n'avons pas le temps d'organiser des RIC pour cela, il y a urgence pour les plus pauvres d'entre nous), augmenter le montant du RSA, augmenter le montant du SMIC, augmenter les montants des retraites les plus basses, supprimer les taxes sur l'essence, prendre en compte les revendications des agriculteurs, des ambulanciers, des infirmiers, des policiers, des pompiers, des étudiants... 
Ces mesures que réclament la population aujourd'hui ne devrait même pas faire l'objet de référendum futurs mais devrait être prises en compte dès maintenant puisqu'elles sont réclamées à corps et à cris par la population dans les rues de la capitale et dans tout le pays. 
En aucun cas, de telles mesures, si elles étaient prises, et elles doivent l'être, ne peuvent se substituer à l'institution du R.I.C, le Référendum d'Initiative Populaire. Mais il y a des mesures à prendre d'urgence et d'autres à mettre en place plus lentement pour changer profondément notre société et nous permettre d'aboutir à une vraie démocratie. Nous devons réfléchir au court terme et au long terme.

- Le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune. 

- Le retour des autoroutes à l'Etat afin que le paiement des autoroutes ne servent qu'à l'entretien des autoroutes.

- L'établissement d'une commission de lutte contre l'évasion fiscale et la corruption des élus, une commission efficace, honnête, et sans pression extérieure.

Reste à savoir comment faire pour que les volontés de la population, qu'elles soient exprimées par un R.I.C. ou qu'elle le soient comme aujourd'hui exprimées dans les rues soient appliquées.