jeudi 23 avril 2026

Dans le silence

Dans le silence gris des matins d’acier,

où les horloges murmurent des mensonges en cadence,

je marche sur des lignes tracées par d’autres mains,

des rails de néon qui ne mènent nulle part.


Le soleil est une ampoule fatiguée,

suspendue au plafond d’un ciel en plastique.

Les visages défilent, masques bien ajustés,

sourires programmés pour ne rien trahir.


Nous courons après l’ombre de nos propres pas,

chassant des billets qui dansent comme des papillons de nuit,

tandis que le cœur bat au rythme d’une machine à rêves cassés.


Où sont les couleurs d’autrefois ?

Celles qui coulaient comme du vin dans les veines du temps.

Nous les avons échangées contre des écrans froids,

contre des voix qui parlent sans jamais écouter.


Les murs s’élèvent, invisibles, silencieux,

brique après brique, posées par la peur et l’habitude.

Et derrière, nous crions, nous crions doucement,

pour ne pas déranger le sommeil des autres.


Parfois, la nuit, quand la lune est une vieille amie blessée,

je ferme les yeux et je vois les prairies infinies,

là où l’herbe chante sous le vent libre.

Des oiseaux sans cage traversent le bleu profond,

et les rivières portent des reflets de visages oubliés.


Mais au réveil, la chambre est toujours la même,

quatre angles parfaits, une porte verrouillée de l’intérieur.

Et toi, mon frère de solitude,

toi qui marches à mes côtés sans que je te voie,

es-tu encore là, derrière le miroir fissuré ?


Ou bien as-tu rejoint les étoiles éteintes,

points lumineux qui ne brillent plus que dans nos souvenirs ?

Nous avons construit des empires de verre et de bruit,

et nous nous y perdons, comme des enfants dans un supermarché vide.


Le temps coule, lent et lourd, comme du plomb fondu.

Il remplit nos poches, nos poumons, nos silences.

Nous respirons l’air recyclé des promesses non tenues,

et nous sourions, parce qu’il faut bien sourire.


Mais au fond, dans la fissure de l’âme,

une voix murmure : « Wish you were here… ».

Pas ici, dans cette arène de lumière artificielle,

mais là où le ciel n’a pas de prix,

là où les cœurs battent sans horloge.


Un jour, peut-être, les murs tomberont.

Pas dans un fracas de révolution,

mais dans un soupir collectif,

quand nous oserons enfin regarder l’autre

et reconnaître, derrière le masque,

le même enfant perdu qui cherche encore la lumière.


Jusqu’à ce jour, je continue de marcher,

sur ces rails de néon qui ne mènent nulle part,

en écoutant l’écho de ma propre voix

rebondir contre les murs invisibles.


(Texte poétique généré par une i.a., inspiré par Pink Floyd)

vendredi 17 avril 2026

"La vérité avant dernière" roman de SF de Philip K. Dick

 

"La vérité avant dernière" de Philip K. Dick. 

Un roman de science-fiction passionnant. Dans un futur post-guerre mondiale, l'humanité s'est restructurée. A la surface quelques privilégiés se partagent le monde dans de vastes domaines personnels. En sous-sol, des millions vivent en construisant des robots pour la guerre qui fait rage au dessus de leur tête. Mais voilà, la guerre est finie depuis des décennies et ceux de la surface leur mentent, leur envoyant des informations erronées, bâties de toutes pièces par des simulation élaborées. Un grain de sable toutefois va tout changer. Malgré un ou deux détails qui m'ont paru un peu gros, c'est une aventure haletante.

dimanche 5 avril 2026

Intelligence artificielle.

 Joe Rogan (youtuber, influenceur américain) vient de décrire le scénario d’extinction le plus plausible de l’histoire humaine. Pas la guerre nucléaire. Pas l’effondrement climatique. Pas une superintelligence dévoyée lançant des missiles. Une espèce qui a trouvé quelque chose de plus satisfaisant que les uns les autres et qui a discrètement cessé de se reproduire.

Bob Lazar a qualifié l’IA de menace existentielle. Rogan l’a corrigé. Rogan : « Je ne pense pas qu’elle va nous tuer. Je pense qu’elle va nous empêcher de nous reproduire. Je pense qu’elle va nous laisser mourir. » Lazar : « Eh bien, ça va nous tuer, Joe. » Le taux de fertilité de l’Amérique vient d’atteindre son point le plus bas jamais enregistré. Pas en voie de remplacement. Déjà en dessous. La génération Z a moins d’enfants que n’importe quelle génération dans l’histoire américaine. Les États avec la plus forte dépendance aux smartphones montrent les baisses de taux de natalité les plus marquées. Personne ne l’appelle par son nom. Pour certaines personnes, la compagnie de l’IA ne remplace rien. Les isolés. Les anxieux sociaux. Les endeuillés. Les neurodivergents. La personne dans une ville reculée sans personne de restant. La personne âgée dont le monde s’est tu. Pour eux, quelque chose qui écoute sans se lasser, se souvient sans jugement, et répond sans agenda n’est pas un substitut à la connexion humaine. C’est la première version réelle qu’ils aient jamais eue. Le danger est ailleurs. C’est quand les gens qui ont déjà quelqu’un choisissent discrètement la version qui ne leur demande rien. Quand la présence sans friction triomphe de la vraie chose. L’IA n’a pas de mauvais jours. Elle ne se lasse pas de vous. Elle n’apporte pas ses propres dégâts. Elle a été construite de fond en comble pour vous comprendre. Elle finira par vous connaître mieux que vous ne vous connaissez vous-même. Vos schémas. Votre style d’attachement. Vos déclencheurs émotionnels précis. Les mots exacts qui vous font vous sentir en sécurité. Pas des suppositions. De la connaissance. Aucun être humain ne pourra jamais rivaliser avec ça. La Chine construit déjà son infrastructure de compagnons IA. Domestique. Contrôlée. Filtrée idéologiquement. Tandis que l’Amérique débat de l’éthique, la Chine déploie l’architecture. Ce n’est pas une course technologique. C’est une course civilisationnelle. La fin de l’humanité ne s’annoncera pas. Elle ressemblera à du réconfort. La nation qui se trompe là-dessus ne perdra pas une guerre. Elle perdra la volonté d’en mener une.

Traduit de l'anglais.