vendredi 28 janvier 2022

"Les chasseurs d'or" de J. O. Curwood

 

Le XIXe siècle, le Nord, le grand Nord canadien, les grands espaces sauvages, vides d'hommes, les lacs, les rivières, les forêts, les élans, les caribous, les ours, les loups et le trio d'aventuriers, Rod, Wabi et Mukoki l'indien, à la recherche de la mine d'or de John Ball, le fou aux balles d'or (qui a du inspirer Jean-Michel Charlier pour une aventure du lieutenant Blueberry). Ce roman au souffle frais est un vrai régal, les évènements s'y enchaînent avec rythme, les personnages y sont touchants, pleins d'humanité, d'honneur et de courage. Il fait suite aux "Chasseurs de loups" du même James Curwood, avec les mêmes héros et la jeune indienne Minetaki. On rêverait d'une grande et belle adaptation au cinéma.

mercredi 12 janvier 2022

Le jour où je suis allé sur la tombe de Géronimo.


   C'était aux Etats-Unis, en Oklahoma, mon ami Hall, un illustrateur américain qui parlait un peu français et qui était d'une gentillesse immense comme le grand canyon, m'avait pris chez lui et conduit dans une longue balade sur les routes de sa région du monde. Nous avions fait un passage sur la mythique Road 66 qui part de Chicago pour s'arrêter en Californie. Les Etats-Unis me font toujours rêver. Les déserts les montagnes, les rochers arides immenses, les hauts buildings, les larges avenues, les longues voitures, les bus jaunes, le drapeau étoilé qui flotte un peu partout. Et la campagne, et les ranchs, et les chevaux, et les bisons, et les chapeaux, l'espace partout. Le souvenir des films et des séries télé de mon enfance reste vivant, Starsky et Hutch, Dallas, La petite maison dans la prairie, Steve McQueen. Et bien sûr, et surtout, les western, , Charles Bronson, John Wayne, Kirk Douglas, Robert Mitchum, les forts, les pantalons bleu et jaune, les gants blanc, le clairon, l'armée dans l'ouest, les indiens, les chevauchées, les colts... Le cinéma m'a fait aimé ce que je n'ai jamais vécu. J'étais heureux comme un gosse, le jour où j'ai assisté à un vrai rodéo, lors d'un autre voyage, en Indiana cette fois, sur des chevaux, sur des boeufs énervés, de vrais cow-boys, les yeux émerveillés. C'était dans une foire agricole. J'y ai vu une magnifique selle en cuir, typique, superbe travail d'artisan, des bijoux indiens, j'y ai essayé un beau chapeau « made in China ». J'en achèterai un autre ailleurs, « Made in Houston, Texas » cette fois.


Mon ami Hall avait écrit et illustré un livre sur la route 66 qu'il m'avait offert, « Emma doesn't want to race today ! She's in love with Route 66 ! », l'histoire d'un pigeon voyageur qui faisait des escales tout le long. Sur les routes d'Oklahoma, nous avons roulé des dizaines de kilomètres, route droite et champs de maïs à perte de vue. Route longue, monotone, parsemée d'une ferme rouge de temps en temps ou d'un derrick puisant le pétrole en faisant « oui » de la tête, inlassablement. Nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant classique où nous avons mangé un excellent hamburger avec une bonne viande, bien cuite. Avec la joie d'être là, je regardais passer les Harley et les Trucks aux chromes scintillants. Hall était âgé, très âgé, c'était un vétéran de la seconde guerre mondiale. A 18 ans, il avait mis les pieds en France, il avait fait le célèbre débarquement de Normandie dans mon pays. Nous nous sommes arrêté à un monument aux morts, souvenir rendu à ces jeunes tombés sur les plages du Nord de la France, qui n'ont pas eu le temps de voir Paris. Ces jeunes qui avaient tout une vie devant eux, des rêves, des désirs, des envies, des copines, des projets, une vie à eux, bien à eux, qu'eux seuls pouvaient vivre. Ces jeunes tombés, par milliers, fauchés par la folie et la barbarie de quelques égoïstes mégalomanes. Quand j'ai demandé à Hall comment c'était la guerre, il m'a simplement répondu que ce n'était pas comme dans les films. Il n'en a pas dit plus. Savoir quelque chose, c'est le vivre. Je ne saurai jamais la guerre. Heureusement. La cruauté des uns détruit la vie des autres. Hall fut blessé assez vite au débarquement et rapatrié à Londres. Les trois-quarts de son régiment ne sont pas rentrés chez eux. Je pense à tous ces parents endeuillés, brisés, à toutes ces fiancées qui se retrouvaient seules. Je pense à toutes ces choses belles et formidables qu'auraient pu faire ces hommes au cours de leur vie, ce qu'ils auraient pu inventer, découvrir, bâtir, offrir au monde. Je pense aux générations qu'ils auraient pu faire naître et à tout ce que ces générations auraient pu faire. Des médecins, des pompiers, des écrivains, des découvreurs, des musiciens, des acteurs que nous ne verrons jamais. On ne mesure pas tout ce dont une guerre nous prive. Le monde est lacéré, blessé de tant de perte, de tant de gâchis. Hall est très âgé maintenant, et toujours motivé, passionné, content, il déborde d'énergie. Il est un exemple de force et de vie pour moi. Quelle chance de l'avoir rencontré. 


Oklahoma. Road. Hall m'emmène en haut d'une colline où on trouve tout du long d'énormes rochers ronds. Paysage de western. Nous avons traversé des territoires indiens. Nous nous sommes arrêtés dans un musée consacré à l'histoire d'une tribu. Je ne savais pas qu'il y avait autant de tribus indiennes dans le Nord de l'Amérique, des dizaines, la plupart aux noms qui me sont inconnus. Dans ce musée, un village en bois est reconstitué à l'identique et à l'échelle véritable, sur un grand terrain. Tous les indiens n'étaient pas nomades, il y avait d'autres types d'habitations que les tipis de peaux, des maisons en bois, des maisons en terre. Le cinéma nous donne une image du monde, sur tous les sujets dont il parle. Une image sélectionnée, partielle, hypertrophiée, un gros plan dans la lumière pour le besoin du spectacle. Il y a la réalité et le spectacle, le monde et le spectacle, la vie et le spectacle, le vécu et le représenté, fixé, caricaturé, un gros plan qui prend toute la place dans nos mémoires et nos imaginations. Un détail qui efface tous les autres. Le cinéma est puissant.


Dans un autre musée, à Oklahoma City, toute la vie de l'Ouest américain y est représentée. J'y ai vu des sculptures en bronze sublimes représentant des indiens, des peintures superbes de l'époque de la conquête, un puma immense en marbre blanc dans le hall, des chariots, des vêtements, des ustensiles et dans une grande vitrine, plaisir de gosse, les effets personnels de John Wayne, lègue de sa famille. Armes, chapeaux et le bandeau de True grit. Tout cela émerveille le gamin que je suis resté et m'impressionne beaucoup. J'aime particulièrement les sculptures que je dévore des yeux. Comme j'aimerais y retourner et y passer plus de temps, seul. Sur la route avec Hall, nous croisons des bisons. D'abord, de loin, j'aperçois un troupeau dans la prairie qu'on longe, puis, juste au bord de la route, un bison, massif et magnifique, paisible comme les vaches chez nous. Les voitures ralentissent, les passagers prennent des photos, le bison ne bronche pas. Il est majestueux. Nous continuons, nous nous arrêtons dans un autre musée, sur la faune et la flore de la région. J'y dessine le croquis rapide d'un bison empaillé, deux indiens passent et l'un d'eux regarde mon dessin, ravi, l'autre évite et s'éloigne. Nous reprenons la route et faisons une étape particulière à laquelle je ne m'attendais pas, on s'arrête à un check point militaire. Hall présente sa carte de vétéran de la Seconde Guerre mondiale. On nous laisse passer. Nous entrons sur une base militaire de l'U.S. Army. On va d'abord y voir les restes d'un vieux fort du XIXe siècle, les ruines, quelques murs de pierres ridées. Ici, il y avait une garnison. Impressionnant. Ce lieu est parfumé du passé et des films dont l'écho résonne en moi. Un témoignage de l'histoire. Un vrai fort de la cavalerie. Je salue le lieutenant Blueberry - « Fort Navajo » de Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, ainsi que John Wayne et Henry Fonda - « Massacre à Fort Apache » de John Ford. On s'éloigne un peu des habitations. On gare la voiture. Des arbres, des herbes sauvages, à l'écart, isolé, un cimetière. Un cimetière très ancien, du XIXe siècle. Un cimetière de prisonniers de guerre, des guerres indiennes. Hall me montre une tombe, décorée d'une pyramide de pierres ocres et rondes empilées les unes sur les autres, un monticule typique de la région si j'ai bien compris. C'est la tombe de Geronimo, le célèbre chef et guerrier Apachi. Géronimo, dit « Celui qui baille », né en 1829 au Nouveau-Mexique et mort prisonnier ici, à Fort Sill, Oklahoma, en 1909. Géronimo qui s'est battu pour les droits et la liberté de son peuple. Trente-six ans après sa mort, ses ennemis se battront pour la libération du mien. A côté de sa tombe, se trouve celle de sa fille. Je suis sur la tombe de Géronimo l'Apachi. Silence. 


Prochain texte = Le jour où l'on m'a parlé de Rickey.

Autres textes sur Amazon = "Résonances fragmentées" et "Bienvenue en Hippolie, une autre démocratie" et "La cigale n'a pas dit son dernier mot" (textes jeunesse pour les 6-8 ans).

jeudi 6 janvier 2022

mercredi 5 janvier 2022

Passionnant

 Passionnant cette conférence d'Idriss Aberkane sur l'intelligence humaine.




mercredi 29 septembre 2021

Résonances fragmentées


 Je me lance, j'ai posté une première publication numérique sur Amazon, par Kindle Direct Publishing : "Résonances fragmentées". Il s'agit de deux textes courts, l'un sur la souffrance, l'autre est une fiction sur une personne qu'on vient arrêter en 1945. Je travaille sur d'autres projets de textes à publier dans ce format, notamment deux recueils de textes jeunesse : 
Résonances fragmentées.

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Autres ebook en vente : 
- La planète endormie (nouvelle de science-fiction).
- Bienvenue en Hippolie (sur la démocratie).

mardi 8 juin 2021

"Moments extraordinaires sous faux applaudissements" de Gipi.


Moments extraordinaires sous faux applaudissements. 

De Gipi aux éditions Futuropolis, 2019.


A mon sens, Gipi est un des plus grands auteurs de bande dessinée du moment. Il m'avait particulièrement impressionné par une histoire courte de 32 pages parue dans "Extérieur nuit" aux éditions Vertige Graphic, en 2005 intitulée "Muttererde". Ce petit récit fulgurant racontait avec force, tant graphique que narrative, le désarrois de quelques réfugiées clandestins découverts sur un cargo en pleine mer. Un récit sombre et poignant. 

Ensuite, du même auteur j'ai lu "La terre des fils", aux éditions Futuropolis, 2017, dans lequel j'ai retrouvé cette puissance narrative. Un récit terrible, post-apocalyptique, dans lequel on va toucher au plus profond besoin de l'Humain, être aimé, tout en s'écorchant jusqu'au sang. 

Enfin, voici "Moments extraordinaires sous faux applaudissements"... une bande dessinée de 150 pages qui touche au coeur avec brio, tout en finesse et en douceur. Toujours servi par un dessin magistral et efficace, tissé d'une narration originale et créative, l'auteur parle du moment où l'on perd sa maman, des souvenirs qui en découlent et des interprétations de ces souvenirs. Superbe et émouvant.


lundi 15 mars 2021

Des nouvelles d'H.G. Wells

On connaît bien les grands romans d'H.G. Wells, 'La guerre des mondes", "L'homme invisible", "La machine a remonter le temps" dont il y a eu plusieurs adaptations au cinema, des récits fondateurs qui ont inspirés bien des artistes de cinéma, des écrivains et des scénaristes de bande-dessinées. J'ai découvert avec bonheur les nouvelles de ce grand auteur de science-fiction et de fantastique qui sont un régal d'imagination et d'écriture... comme "La porte dans le mur", L'oeuf de cristal", "Le bazar magique", "Le nouvel accélérateur"... H.G. Wells était prodigieux.

vendredi 26 février 2021

Le vieil homme et la mer

 

Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway. 

Un bonheur de lecture qui se dévore comme souffle le vent dans cette histoire touchante. Bercée par la houle, on y voit le grand large, on y sent le sel et l'on entend les vagues. On y touche la tendresse, la peine et l'affection. Très ému par les pleurs du petit garçon à la fin. 

"Quand on est vieux, on ne devrait pas être seul." 

"L'homme n'est pas fait pour être vaincu."

"La pêche me tue autant qu'elle me garde en vie."

lundi 28 décembre 2020

Vivre plus simplement

 

"Vivre la simplicité volontaire" aux éditions L'échapée, un recueil de 300 pages de témoignages, d'interview, de personnes désirant vivre plus simplement, en consommant moins, sans téléphone portable, sans voiture, sans télévision, parfois sans internet, parfois même sans frigo. Certains vivant dans de grandes villes comme Paris ou Lyon, d'autres à la campagne, à la montagne ou dans de petites villes. Dépensant moins donc travaillant moins pour gagner en qualité de vie et en temps de relation, faisant beaucoup de vélo, parfois militants, parfois se tenant simplement à l'écart d'une société de consommation envahissante pour vivre moins pressé, moins stressé. 
Des témoignages intéressants qui nous encouragent à nous demander comment nous pourrions vivre mieux avec moins et si nous avons vraiment besoin de tout ce qu'on achète. 

lundi 9 novembre 2020

Principes de gouvernement, démocratie où es-tu ?



J'ai commencé la lecture d'un livre très intéressant, "Principes du gouvernement représentatif" de Bernard Manin. Le premier chapitre explique le fonctionnement de la démocratie à Athènes dans l'Antiquité, puis les gouvernements de Rome, de Florence, de Venise puis l'Angleterre, la France, les Etats-Unis, le triomphe du principe de l'élection et d'autres voies possibles. A Athènes, ils avaient mis en place une institution géniale, un tribunal qui devait examiner si les décisions de l'Assemblée étaient conforme au bien de tous. Dans le cas contraire, ce tribunal avait le pouvoir d'annuler la décision de l'Assemblée. Ce tribunal était constitué de personnes tirées au sort, comme nos jury de tribunaux actuels, cela ne pouvait donc pas être des élus, des professionnels de la politique, des membres de partis, des gens aux intérêts privés. Récemment, en France, les élus de l'Assemblée nationale ont voté, pas tous mais une majorité, pour l'emploi de tel ou tel pesticide dans l'agriculture. Le tribunal d'Athènes dont je parle aurait peut-être annulé ce choix pour le bien de la population. Quel pouvoir avons-nous aujourd'hui entre nos mains pour décider de ce qui concerne nos vies ?

J'ai du attendre d'avoir cinquante ans pour prendre conscience que nous ne sommes pas en démocratie en France aujourd'hui. Comme la plupart, je croyais, sans y avoir jamais réfléchi, que pouvoir voter nous plaçait dans une société démocratique. Mais voter pour un chef qui, une fois élu, peut faire ce qu'il veut, sans contrainte ni redevabilité, sans contrôle de la population, ce n'est finalement pas une démocratie mais plutôt une sorte d'aristocratie élective. Prenez les élections présidentielles... Les candidats doivent obtenir 500 signatures d'élus pour pouvoir se présenter, ce sont donc les élus qui choisissent qui à le droit de se présenter, le choix du peuple n'apparaît qu'après leur choix fait. Je peux pas voter pour qui je veux mais pour qui on me propose, ça n'a rien de démocratique. Une fois un candidat élu, il peut faire ce qu'il veut, y compris le contraire de son programme ou de son discours pré-électoral, la population que nous sommes n'ayant aucun pouvoir pour l'arrêter ou le destituer si il fait passer des lois injustes ou inégales, des lois qui peuvent plonger des milliers de gens dans la pauvreté par exemple. Si tout est entre les mains des élus, en quoi est-ce démocratique ? N'est-ce pas plutôt là une autre forme d'aristocratie ? Une aristocratie moderne. 

Je vous conseille ce livre passionnant.

mardi 29 septembre 2020

Une idée de loi.

Une idée de loi... Et si on instituait une nouvelle sorte de SMIC, proportionnel aux bénéfices des entreprises... Les PME-PMI seraient obligées de payer le SMIC actuel, comme elle le font aujourd'hui, mais les entreprises plus importantes, celles qui font d'importants bénéfices seraient obligées d'appliquer un SMIC plus élevé pour tous les employés. On peut aussi envisager un SMIC plus ou moins élevé suivant le coût de la vie des régions où sont situés les entreprises. Il y a surement bien d'autres idées à trouver pour améliorer nos systèmes et répartir les richesses de manière plus équitable. 

vendredi 11 septembre 2020

En lecture en ce moment, "La vie renaitra de la nuit" de Martin Gray.


Où Miétek, dit Martin Gray, conte la souffrance et le désarroi après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l'incendie de leur maison au Tanneron, sur la Côte d'Azur, comment il a rencontré Max Gallo, comment il ont écrit son livre le plus célèbre, ses souvenirs du guetto de Varsovie et du camp de Treblinka, comment ce livre fut reçu, accueilli et méprisé, comment des journalistes l'ont calomnié, comment les lecteurs ont été bouleversé.

mercredi 29 juillet 2020

Un jour, je devrais écrire un livre qui s'intitule "Comment j'a appris à aimer les cactus".

"Si on me touche, je n'existe plus" de Donna Williams


En lecture en ce moment "Si on me touche, je n'existe plus.", le témoignage poignant de Donna Williams, autiste violentée, battue, laissée seule avec ses handicaps, son désarroi, son incapacité à communiquer normalement avec le monde, avec sa souffrance, sans aide ni défense, jusqu'au jour où elle rencontre une psychiatre de l'Hôpital où on une femme l'a conduit après qu'elle se soit ouverte les veines. Donna raconte comment elle a vécu ces années de maltraitance, de coups, de rejet, de moquerie, d'incompréhension, d'incapacité à s'adaptée au monde et aux relations, elle raconte comment elle a vu tout cela de l'intérieur. 

Un livre bouleversant qui nous aide à mieux comprendre le fonctionnement des personnes autistes et à prendre conscience de la maltraitance que subissent certains enfants. Je me demande comment il est possible qu'aucun adulte, pendant des années,  n'ait réalisé le cauchemar que vivait cette petite fille et n'ait pas fait tout son possible pour la sortir de là, ça brise le coeur. 

Ce qui me touche particulièrement dans ce type de récit, de vécu, c'est d'une part la souffrance et d'autre part la différence - différence de comportement, de pensées, de propos, d'attitude, de choix, et l'incompréhension que cela suscite, les mauvaises interprétations que cela génèrent chez les autres. Comme on peut comprendre l'autre de travers...

"L'île mystérieuse" de Jules Vernes


Fini la lecture de "L'île mystérieuse" de Jules Vernes. Quatre hommes et un adolescent s'échappent en Montgolfière d'un camp de prisonnier de la guerre de sécession. Emporté par une tempête gigantesque, perdant tout ce qu'ils avaient emporté avec eux, ils échouent dans le pacifique sur une île inconnue contenant toutes les richesses animales, végétales et minérales dont ils ont besoin pour survivre et même se développer largement. Ils retrouvent peu à peu le confort de la civilisation grâce aux connaissances et au savoir faire de l'ingénieur Cyrus Smith qui organisent la vie du groupe, chacun étant particulièrement dévoué à toutes les tâches nécessaires à l'installation, la protection et la survie. Jules Vernes décrit avec une précision étonnante comment les naufragés vont s'y prendre pour fabriquer du fer, de la nitro-glycérine, des briques, etc. Un récit qui m'a paru difficile dans ces débuts et passionnant à la fin, où l'on retrouve avec bonheur des personnages d'autres romans de Jules Vernes, "Les enfants du capitaine Grant" et "20 000 lieues sous les mers" - J'aime beaucoup cette idée de croiser des personnages en racontant d'autres moments de leur vie dans différentes aventures. 

samedi 20 juin 2020

Se pencher en avant

Il est fini le temps où je me penchais en avant, 
Il est fini le temps où je courrais après le vent. 
Voilà le bruissement d'un papillon. 

samedi 28 mars 2020

Après 2020

2050.
On se souvient du grand désastre de 2020 et des changements profonds qui en ont résulté. Nos sociétés occidentales en furent bouleversées et transformées, durablement et bénéfiquement.
Toute l'économie s'est effondrée en quelques mois. Pour éviter les conséquences dramatiques de cet effondrement, les politiques n'avaient qu'une solution et bon gré, mal gré, ils la choisir et la votèrent partout. Une épidémie de faillites et de licenciements avait commencé durant l'épidémie du tristement célèbre virus qu'on ne présente plus. Pour stopper ce cataclysme destructeur, les Etats décidèrent de lancer le salaire universel. Ils donnèrent un revenu permanent de 1500 euros par mois à tout citoyen, de la naissance à la mort. Par exemple, les restaurants et les bars, fermés pendant des semaines avaient vu leur chiffre d'affaire disparaître en fumée. Ce salaire permis aux employés de continuer leur travail, stoppant ainsi les licenciements. Les patrons ne payaient plus les salaires puisque ce rôle dépendait dorénavant de l'Etat et donc ne firent pas faillite. Les assurances n'avaient donc pas d'indemnité catastrophe à payer aux entreprises et ne firent donc pas faillite. Ces salaires à vie étant versé par les CAF sur les comptes bancaires, les banques ne firent pas faillite non plus. Chacun gagnant 1500 euros par mois, la consommation reparti très vite, le PIB remonta en flêche ce qui permit de continuer à payer le salaire à vie. Tous les investisseurs eurent une confiance restaurée et purent alors investir sans risques dans tous les domaines de la société. La spéculation boursière fut interdite et on instaura un mois de confinement par an pour faire respirer la nature et faire se souvenir les hommes.

samedi 19 octobre 2019

Mes racines sont devant moi. 
Elles sont là où je mourrai,
Là où je réssusciterai.
Le monde change, 
Il n'a jamais rien fait d'autre d'ailleurs.

jeudi 17 octobre 2019

Et tu n'es pas revenu.

Je viens de finir la lecture du livre de Marceline-Loridan Ivens "Et tu n'es pas revenu". Un témoignage d'une force incroyable. A quatre-vingt six ans elle raconte l'horreur qu'elle a vécu étant adolescente, le cauchemar du camp d'extermination Nazi de Bukenwald en 1944-1945, la torture qui l'a broyée et qui la hantera toute sa vie, son retour, l'absence d'écoute et de compréhension des autres, de considération, l'impossibilité de revivre. Déportée avec son père qu'elle aimait tant, un père aimant qui n'est pas revenu. Un témoignage si touchant, si bouleversant, d'une si grande importance. Chaque fois que je lis sur ces souffrances je réalise un peu plus que c'était bien plus monstrueux et horribles que tout ce que j'ai pu voir et lire à ce sujet. On ne se rend pas toujours compte qu'un traumatisme passé est toujours présent. Pour ceux qui ne l'ont pas vécu, c'est une horreur passée, pour ceux qui sont sorti des camps, les camps ne sont pas sorti d'eux et ils doivent vivre, un mot qui n'a plus de sens, leur être ayant été assassiné. Les Nazi ne les ont pas seulement torturés, ils les ont attachés à la torture, ils l'ont scellé en eux. On ne se doute pas de ce que ressent un être humain tant qu'il ne l'exprime pas. Marceline raconte, tous ces éléments hallucinants, fous, stupéfiants et l'écho de son cher père aimé, absent pour toujours.

lundi 30 septembre 2019

Ecoute.



Ecoute le vent froisser les feuilles d'arbres, regarde le soleil les peindre doré, l'automne est arrivé.