jeudi 26 mai 2011

Un dialogue sur Dieu. Chapitre deux.



Science et foi, même combat !

- Ok, ok... mais la Foi c'est irrationnel et on a besoin de garder les pieds sur terre, de réalité concrète, tangible...

- D'accord avec toi, on a besoin d'une connaissance solide, réelle, fondée, intelligente, vérifiable. Mais la foi n'est pas irrationnelle, pas du tout ; la croyance est irrationnelle, mais pas la foi. La foi, ce n'est pas une croyance, c'est une connaissance. La foi chemine en parallèle et en accord parfait avec l'intelligence et sans contradiction avec la science réelle... qui est à différencier de la spéculation scientifique ou des conclusions hâtives. Elle est fondée sur des évènements réels, des évènements vécus, des témoignages, des confirmations archéologiques et une expérimentation personnelle.

- Par exemple le Big Bang, qu'ont défini les scientifiques, a confirmé plusieurs points essentiels que l'on trouvait dans la Bible il y a 3 000 ans...

- Comme quoi ?

- Par exemple que l'univers a un commencement et qu'il est apparu par étapes, et qu'il aura une fin. Et ça, des milliers d'années avant l'ère scientifique moderne, c'était fort à dire. A l'époque, on croyait que les astres étaient des dieux. Le problème des athées, c'est qu'ils n'étudient pas ce qu'est la foi ni ce que dit la Bible ; ils restent donc dans une vision complètement erronée de ces réalités. Il suffirait d'être honnête et d'étudier un brin pour que tout un tas de clichés faux et ridicules s'effondrent comme autant de châteaux de cartes. On nous a matraqués de ce grand mensonge : la science s'occupe du réel, la foi, de chimères. Alors que l'un comme l'autre s'occupe du réel. L'un de la partie visible de cet iceberg qu'est le monde, l'autre de sa partie invisible. Mais les deux sont concrets.

- Le célèbre « je ne crois que ce que je vois »...

- Oui, et ça, c'est irrationnel. L'opposé d'une démarche logique. Ce n'est pas parce que je ne vois pas quelque chose que cela prouve que cette chose n'existe pas. Cela prouve simplement qu'elle échappe à ma capacité de perception. Nous analysons tout avec notre cerveau par l'intermédiaire de nos cinq sens et de l'imagination qu'ils stimulent. Imagine, par exemple, que notre cerveau ne puisse pas percevoir les couleurs. Le monde serait en couleur et on ne le saurait pas.

- Mais on a bien pu découvrir des ondes qu'on ne voit pas à l'œil nu.

- Oui, avec des appareils de mesure. Mais les appareils, aussi sophistiqués soient-ils, ne sont que des extensions de nos facultés de perception. Ils ne peuvent percevoir que ce qui est physique. S’il y a autour de nous une réalité non-physique, on ne pourra pas la percevoir avec des appareils scientifiques, aussi poussés soient-ils. On ne connaîtra donc pas son existence par ce biais, mais cela ne prouvera en rien qu'elle n'existe pas. C'est le cas de Dieu et des esprits. La grande erreur de notre société matérielle occidentale, c'est qu'on est parvenu à cette fausse conclusion : puisque je ne peux percevoir une réalité avec mes instruments et mon intelligence, c'est qu'elle n'existe pas. Cette attitude n'est ni intelligente, ni rationnelle, ni exact. C'est de la croyance. Comme le dit Paul Davies, un physicien : «Il est possible que certains aspects de la réalité échappent à la raison humaine.»

- Moi, je crois qu'il n'y a rien, ni avant l'univers, ni après la mort. On meurt et puis, c'est fini, y'a plus rien.

- C'est surtout parce que tu es dans une société à dominante athée et matérialiste que tu crois ça. Si tu étais né ailleurs dans le monde, tu en aurais une autre vision. Qu'il n'y ait rien est simplement impossible et irrationnel, c'est un non-sens. Il y a l'univers, la vie, toi, moi... et ce n'est pas rien. Si avant l'univers, il y avait eu «rien», alors rien ne serait jamais apparu. Pour que l'univers apparaisse, pour qu'il y ait «Big Bang», il a bien fallu qu'il se passe quelque chose. Or, si il n'y avait rien, il n'aurait rien pu se passer, jamais. La présence de l'univers prouve qu'il y avait quelque chose avant l'univers.

- effectivement, c'est logique... mais bon, la Bible nous dit que l'univers a été créé en sept jours, faut pas nous prendre pour des ânes !

- Les ânes sont ceux qui ne réfléchissent pas. La Bible est un ensemble de livres anciens. Une sagesse extraordinaire, un puits de vérités sans fond. Ce n'est pas parce qu'on ne trouve pas d'eau à un mètre du sol qu'il ne faut pas continuer à creuser. Le livre de la Genèse a été écrit en hébreu, pas en français. «Sept jours», c'est une traduction française approximative, à mon goût. Le sens est autre. Il ne s'agit pas d'un temps horaire mais d'un temps repère. Si je dis : «un jour je me marierai», ça ne signifie pas que mon mariage durera un jour. On comprend bien le sens si on réfléchit à la structure du texte du chapitre un de la Genèse. Il s'agit d'étapes, de sept étapes. Ces sept étapes de mise en place de l'univers, de la terre, de la vie sur terre, de l'être humain, sont décrites dans la Bible d'une manière qui fait écho aux grandes découvertes du XXe siècle. Plusieurs points communs peuvent nous interpeller et nous faire considérer la Bible avec le plus grand sérieux : l'univers a eu un commencement, les étapes successives sont similaires, d'abord l'ensemble de la matière, puis les êtres vivants, puis l'être humain. Comment des écrivains d'il y a 3 000 ans pouvaient être en cohérence avec la science très technique du XXe siècle ?
On a tort d'opposer systématiquement la foi à la science, alors qu'en réalité, ceux qui étudient la Bible et ceux qui étudient l'univers ont un même but, comprendre où l'on est, ce qu'on fait ici, connaître le fonctionnement de la vie. Les opposer revient un peu à opposer le plat de résistance et le dessert sous prétexte que l'un est salé et l'autre sucré.
La science est un outil merveilleux, extraordinaire. Elle nous mène loin. Elle nous aide à comprendre, à exploiter, à utiliser ce qui nous entoure. Elle décuple nos capacités, elle éblouie notre intellect, elle régale nos sens. Mais elle ne nous dit jamais qui nous sommes et pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, comme disait un philosophe. Elle ne le dit pas, parce qu'elle ne le peut pas. Elle ne peut qu'étudier ce qui lui est accessible : le visible, le perceptible, la matière. La foi, elle, va au delà. Beaucoup plus loin. La science nous permet de comprendre l'univers que Dieu a créé et mis à notre portée, la foi nous permet de connaître Dieu qui a créé l'univers. Les deux sont complémentaires. On a besoin des deux pour savoir qui on est et où on est.

- Et la théorie de l'évolution, t'en dis quoi ?

- C'est une théorie. Elle n'est pas prouvable parce que non reproductible en laboratoire. Elle arrange bien les croyants en athéisme. Mais cette théorie n'est pas une vérité. C'est un choix idéologique fondé sur un rejet de Dieu. Il ne faut pas confondre la science et la spéculation. Comme le dit le scientifique Henry M. Morris : « L'essence de la méthode scientifique est la répétition expérimentale et on ne peut répéter l'origine du système solaire ou l'origine de l'homme en laboratoire. Il n'existe aucune expérience, que l'on peut concevoir, qui puisse distinguer entre l'évolution ou la création. Ce ne sont donc pas des sujets scientifiques du tout.» C'est d'ailleurs étonnant cette attitude...

- Quoi ?

- … de voir les athées fonctionner sur le même principe que les croyants du moyen-âge.

- C'est-à-dire ?

- Au moyen-âge, le Pape ou un évêque disait quelque chose, et hop! c'était accepté comme vérité. Vous appelez ça de l'obscurantisme et de la manipulation. Aujourd'hui, un scientifique dit quelque chose, et hop! c'est accepté comme vérité.

- C'est de la confiance.

- Ou de l'obscurantisme moderne... comme si les scientifiques n'étaient jamais influencés par leur contexte culturel, leurs budgets ou leurs convictions personnelles. Tu parles.

La science a fait découvrir à l'Homme l'existence d'un processus d'évolution, de cheminement de la matière dans l'Univers, cela ne prouve en rien qu'il n'y a pas eu de créateur à l'origine. C'est un peu comme si je découvrais comment fonctionne un ordinateur et que j'en concluais que personne ne l'a construit, qu'il est apparu tout seul. C'est absurde.
Une chose que la science n'explique pas, contrairement à la Bible, c'est comment et pourquoi, au cours de ce processus, des éléments de plus en plus complexes apparaissent. Le théologien Claude Tresmontant explique bien cela. De la matière inanimée apparaît la vie, de la vie apparaît la conscience, l'intelligence et l'amour. On comprendrait aisément le processus inverse. Du plus complexe au plus simple, par élimination. Or là, on constate un ajout de complexité et de valeur, d'étape en étape. Comment cela est-il possible sans l'intervention d'un créateur ? D'où viennent ces ajouts s'ils n'y étaient pas au départ ? …On peut se demander d'ailleurs, quelle sera la prochaine étape. De la matière inanimée, puis de la matière vivante, puis des êtres de plus en plus sophistiqués, puis l'être humain, puis quoi ?

- Comment pourrait-on le savoir ?

- La Bible en dit quelque chose.

dimanche 8 mai 2011

Un dialogue sur Dieu. Chapitre trois.



La Bible, un livre de religion ? Et moi, j'suis les Beatles ?

- Etonnant, qu'est-ce que ces considérations viennent faire dans la Bible ? C'est un bouquin de religion ça...


- Ben non, pas du tout. C'est là qu'on a fait erreur. D'abord la Bible ce n'est pas un livre, c'est une bibliothèque. Soixante-six livres écrits par des auteurs différents, à des époques différentes, dans des contextes différents, pour des publics différents. Mais avec une même pensée de fond qui chemine et se développe d'un bout à l'autre. Elle a été écrite sur une période de 1500 ans. elle a fondé des sociétés, posé des principes de sagesse, libéré des hommes, sauvé des vies, annoncé des prophéties, révélé d'où vient l'humanité et quel est le but de l'Univers... Et des gens du XXIe siècle la survolent, entre un film et un jeu vidéo, puis disent : «J'y crois pas.» Aborder un texte d'une telle ampleur, d'une telle richesse et d'une telle profondeur de cette manière, c'est...

- Ok, ok... mais on a bien le droit de ne pas s'intéresser au catholicisme ?

- Bien sûr. On a le droit de tout. La question est de savoir ce qui nous est utile et pourquoi on existe.
Il faudrait déjà comprendre que la Bible est constituée d'écrits hébreux, orientaux, qui n'ont rien à voir avec le catholicisme. Le catholicisme s'est développé et structuré environ 300 ans après les derniers écrits du Nouveau Testament. Des siècles après ! Par exemple, le célibat des prêtres et les papes sont des choses qui n'ont rien à voir avec la Bible. La Bible est intelligente, profonde ; elle vise bien plus haut que ça.

- Alors, si ce n'est pas un livre de religion, c'est un livre de quoi ?

- C'est un message qui parle de vie et de mort et ça, cela nous concerne tous. La Bible parle de la vie présente et de la vie à venir, de la mort terrestre et de la mort éternelle.

- Hum...

- Tiens, prends les livres de psychologie moderne, il est intéressant de voir qu'on y a intégré des principes de vie enseignés par Jésus-Christ que l'on trouve dans le Nouveau Testament. De la psychologie, des principes de gestion social, de relation, de respect, l'histoire de peuples anciens, des proverbes de sagesse, la morale qui a fondé nos sociétés contemporaines, nos systèmes de justice... on trouve bien des choses dans la Bible. Pourquoi l'avoir reléguée au religieux ? Les points de la déclaration des droits de l'homme, par exemple, sont dans la Bible, en substance. Qu'est-ce que cela a de religieux ? Aimez-vous les uns les autres, disait Jésus, qu'est-ce que cela a de religieux ?

- Oui, effectivement...

- Mais le plus important, c'est que les auteurs ont été inspirés de Dieu.

- Lui-même ?

- Oui, afin qu'on puisse savoir qui on est, qui nous a créés et en vue de quoi.

- C'est vrai que se gaver de bonheur durant 100 ans, ça fait léger comme sens à la vie...

- Oui, il y a bien plus que ça, bien plus. Dieu nous a créés pour le connaître, pour aboutir dans une union avec lui. Pour participer à sa nature divine, être dans son être, jouir de sa perfection, de sa vie.. C'est le but de notre existence. Le message central de la Bible, on le trouve dans les évangiles...

- Tiens, d'ailleurs, pourquoi y a-t-il des évangiles ? Un n'aurait pas suffit ?

- Il faut comprendre comment ils ont été écrits et par qui. Comme tous les maîtres de l'époque, Jésus avait des disciples. Ces hommes ont vécu avec lui. Ils l'ont écouté soigneusement, fidèlement. Ils ont partagé leur vie avec lui, ils ont assisté à des miracles extraordinaires. Ils l'ont vu mourir. Puis ils l'ont vu vivant, ressuscité. Comment n'aurait-ils pas voulu écrire et dire au monde ce qu'ils ont vécu ? Plusieurs ont voulu écrire leur histoire. Ce sont les évangiles.

- De la sagesse, des bonnes paroles, ok, je veux bien. Mais les miracles, c'est pas un peu irrationnel ça?

- Cela le serait si ce n'était pas présenté comme l'intervention de Dieu. Ayant créé la matière, la dominant, la maîtrisant, Dieu peut y agir à son gré. Ce qui est miraculeux pour nous, parce que cela sort de notre quotidien, ne l'est pas pour lui.

Mais pour revenir au message central dont je parlais, il est merveilleusement résumé dans cette phrase : «Dieu a tellement désiré le monde présent qu'il a donné à l'humanité son fils tant aimé afin que toute personne qui est certaine de la vérité qui est en lui, ne périsse pas mais qu'elle connaisse Dieu, qu'elle ait en elle la vie divine, celle du temps à venir». Entre Dieu et l'humanité, ce n'est pas une histoire de religion, c'est une histoire d'amour. C'est d'ailleurs la particularité de la Bible, de révéler ce qu'on ne trouve dans aucune religion : Dieu nous connait, il nous aime, il veut faire quelque chose de merveilleux avec l'humanité. Nous pouvons lui parler, le connaître, il nous écoute et nous parle. L'histoire de Jésus nous révèle que Dieu est descendu vers nous. Il ne s'agit pas de religion, mais de relation.

mercredi 27 avril 2011

Un dialogue sur Dieu. Chapitre quatre.




Dieu : le grand kidnapping !

- Y'en a marre de la religion. C'est ça qui fait tellement de mal, des fous fanatiques partout, on est cerné.


- Oui, sauf que le problème n'est pas là. Au XXe siècle, on a vu que les trois plus grandes dictatures, les trois plus grands massacres minutieusement orchestrés étaient le fruit de fous athées : Mao, Staline et Hitler. Quand des religieux font un massacre, vous critiquez la religion, pourquoi quand des athées font de même vous ne critiquez pas l'athéisme ?
Ce n'est pas la religion qui fait du mal, ce sont les hommes, pour leurs intérêts propres. Certains hommes, à certains moments, dans certains lieux. Qu'ils soient athées ou religieux. Regarde Martin Luther King, Mère Teresa, Henry Dunant, William Booth, et j'en passe des listes, c'étaient des religieux, des croyants. Quels maux ont-ils fait ? Aucun. Bien au contraire, ils ont donné leur vie pour les autres. Il serait temps d'être honnête et de sortir d'une vision simpliste et réductrice, ça serait bon pour tout le monde.
Dieu et la religion sont deux réalités différentes. Dieu est une personne, le créateur de l'univers. La religion, elle, est une codification de la pensée et du comportement. Rien à voir. C'est un peu comme si on confondait Rembrandt et une méthode intitulée «Le dessin facile en 10 leçons», achetée en grande surface. Dieu a été kidnappé par la religion, rendons-lui sa liberté !
Dieu ne veut pas que nous ayons une religion, il veut que nous ayons une relation.

- Ok, c'est plus intéressant. Mais il est comment Dieu ? L'image d'un barbu sur son nuage c'est un peu raide à avaler.

- Evidemment. Tout autant que l'image d'un père fouettard castrateur et pas content. Il faut bien prendre conscience que l'image qu'on se fait de Dieu n'est pas Dieu. On apprend ça en psycho : l'image qu'on a du monde n'est pas le monde. C'est simple et aussi valable pour Dieu. Notre image de la réalité peut être loin de ce qu'est la réalité, complètement à côté de la plaque parfois. Les images qui se forment en nous dépendent de nos sources d'informations, de ce qui nous parvient et de nos émotions, nos sentiments, nos expériences, etc. Mais, plus on étudie un sujet, plus on apprend à le connaître, plus on en a une image juste et précise.
Avant de croire ou de ne pas croire en quelqu'un, il faut savoir qui il est. La Bible dit : «Si vous avez goûté combien Dieu est bon...» Les athées me font penser à des gens qui refusent un gâteau succulent et en disent le plus grand mal sans l'avoir jamais goûté.

- Mais si la religion nous a donné une image complètement fausse de Dieu, alors qui est-il ?

- Ça, c'est la grande aventure, la plus belle découverte à faire. Bien sûr, on ne peut pas avoir une connaissance totale, absolue de Dieu. Dieu est esprit. Il dépasse tout ce qu'on peut imaginer et concevoir. Il ne rentre pas dans notre cerveau. La Bible dit que nous connaissons en partie mais que nous sommes destinés à le connaître comme il nous connaît, totalement. La bonne nouvelle de l'évangile, c'est que c'est possible. Ce n'est pas une question de religion.
Regarde l'univers, la terre... Dieu a créé les étoiles, pas les soutanes, les dauphins, pas les cierges. Il a créé le plaisir, la beauté, la grandeur... Cela nous prouve que Dieu n'est pas religieux. C'est ce qui provient de l'homme qui est religieux, pas ce qui vient de Dieu. Dieu, personne ne l'a vu, nous dit la Bible mais Jésus est venu le faire connaître.

Silence.

- Mais moi, je veux rester libre.

- Bien sûr, moi aussi. Voilà bien encore une fausse idée de Dieu. Un Dieu qui étouffe, qui restreint, qui étroitise, qui punit. Là encore, regarde la vie végétale et animale autour de nous : ça foisonne, ça grouille, ça pousse, ça vibre et ça vit de partout. Quelle image de Dieu cela donne ? La liberté. Comment un Dieu qui a créé un univers si vaste, si riche, si varié, pourrait-il vouloir nous enfermer dans une vie pauvre et étroite ? Cela ne lui ressemble pas. C'est la société moderne qui nous enferme dans une vie étroite et pauvre. Pauvre en relation, pauvre en amour, pauvre en sens. Moi, je crois que c'est Jésus qui nous rend la liberté. Il a dit : «Je suis venu libérer les captifs.» Mais, c'est quoi la liberté ? J'aime bien penser qu'être libre, c'est choisir le jour de sa naissance.

- Ou de sa mort.

- Ça, ce serait plutôt choisir le jour de son suicide, c'est différent. Choisir le jour de ta mort sans te la donner, ça c'est autre chose. À quoi tient notre chère liberté ? On ne choisit pas d'exister, ni d'être un homme ou une femme, ni dans quel siècle on arrive, ni de naître riche en Californie ou pauvre en Ethiopie, ni quelle éducation on reçoit avant d'être autonome, ni des coups qu'on prend, ni des caresses, ni des valeurs de la société qui nous entoure et nous influence du début à la fin de notre vie... Je m'arrête là, mais la liste est longue, très longue. Il serait bon, d'ailleurs, de l'explorer jusqu'au bout, vraiment au bout. Honnêtement.

- Mouaip, ça fout le vertige. Je ne sais pas si il en resterait grand chose. Peut-être la capacité de faire un choix.

- Un choix sous l'influence de contextes qu'on n’a pas choisis et qu'on ne maîtrise pas. Ça fait maigre.
Le seul qui soit vraiment libre, c'est Dieu, parce qu'Il n'est soumis à aucune contrainte, ne subissant l'influence d'aucun contexte, au contraire, les créant selon sa volonté absolue. C'est pourquoi, le connaître intimement, s'unir à lui, c'est le seul moyen de devenir vraiment et totalement libre.

- Intéressant...

- Ce n'est pas la preuve de l'existence de Dieu dont nous avons besoin, c'est de le laisser se révéler à nous. Dieu ne se prouve pas, il se rencontre… et ça, c'est beaucoup mieux.


mercredi 29 décembre 2010

L'Univers et la vie ont un sens.



Voilà un autre livre de grande ampleur. Claude Tresmontant, professeur à la Sorbonne au XXe siècle, était un philosophe et théologien hors norme, d'une grande profondeur. Il a notamment traduit les évangiles du grec en hébreu, pour retrouver l'esprit hébraïque qui animait leurs auteurs, puis les a retraduit de l'hébreu au français pour nous permettre d'avoir accès aux expressions hébraïques qui soutiennent les évangiles. Dans l'ouvrage présent, il nous présente, de manière riche et pertinente, le but de la création de Dieu, le sens de l'Univers et son cheminement en vue d'un aboutissement grandiose. L'Univers dans lequel nous sommes suit une progression, notamment dans la formation de l'être humain. Tout cela a un sens et va parvenir à un but. Claude Tresmontant démontre brillamment, comme je ne l'ai jamais lu ailleurs, pourquoi la pensée athée n'est pas cohérente avec le développement de l'Univers tel qu'on peut l'observer et l'analyser scientifiquement. Il se situe parmi les théologiens qui ont saisi que la création est encore dans un processus et doit parvenir à un achèvement. Ce qui permet de donner des réponses à toutes sortes de questions concernant la souffrance, la mort, etc... Ce n'est que lorsque l'Univers, et l'être humain, auront atteint la finalité de l'existence, leur aboutissement, qu'on pourra tirer un bilan sur ce qu'on peut percevoir de nos vies.

vendredi 10 décembre 2010

Découvrir notre cerveau, c'est découvrir notre potentiel.



Voilà un autre livre extraordinaire, qui m'a beaucoup enthousiasmé. Norman Doidge, chercheur à l'Université de Toronto, a fait une étude remarquable sur l'état de nos connaissances sur le cerveau en consultant quelques éminents spécialistes et en interrogeant quelques personnes aux destins incroyables, notamment ceux qui se sont battus pour retrouver ou développer les capacités de leur cerveau alors que les médecins leur disaient "Bonjour Madame légume !" On y apprend que ce qu'on croyait depuis longtemps, à savoir, qu'une fois arrivé à l'âge adulte, les jeux sont fait, le cerveau est fini et fixe, c'est faux ! Les connexions continuent à naître et à se développer jusqu'à un âge très avancé pourvu qu'on soit stimulé. On y apprend que le potentiel de notre cerveau est fantastique, stupéfiant, que chacun d'entre nous a d'immenses capacités, et qu'il peut bosser à leur épanouissement. On réalise alors combien la société dans laquelle on vit fait tout pour nous faire croire le contraire avec son cortège de "tu ne sais pas, tu ne peux pas, tu n'es personne". La bonne nouvelle de ce livre, c'est que vous êtes quelqu'un et quelqu'un d'extraordinaire.

dimanche 14 novembre 2010

Les médias, l'information ou la grande valse du n'importe quoi.

Avant de reprendre avec un nouveau livre, je voulais vous partager un peu sur les médias et l'information. Je suis tombé sur ce court reportage qui nous montre quelle valeur a réellement l'information qu'on nous livre dans les journaux TV nationaux :


Cette histoire illustre bien comment on fait de l'information aujourd'hui dans les médias dominants. Ultra rapidement (voir le premier livre chroniqué ici), sans vérifier les sources, sans savoir de quoi on parle, en transmettant tout et n'importe quoi, surtout ce qui peut choquer, afin, non pas d'informer, mais d'attirer l'attention. Nous baignons dans le mensonge, dans les informations fausses ou réductrices ou caricaturales, dans l'information-spectacle, dans l'information-émotionnelle qui n'a pas de véracité ou pas d'exactitude. On ne peut plus avoir confiance dans ces médias. Tout n'est pas faux, bien sûr, mais le but de ces annonces n'est pas du tout d'informer sérieusement. Ce qui est grave, c'est que beaucoup d'auditeurs se font une image du monde complètement fausse, parce que nourri de ces médias dominants. Que dire si des évènements aux enjeux bien plus grave que la blague de ce reportage - des élections, des manifs, des attentats, les conflits du Moyen-Orient, etc - , sont traités avec la même pauvreté par les journalistes ? Comment faire un bon choix de citoyen lors d'une élection démocratique, si les sujets en rapports avec les programmes politiques et les enjeux sociaux sont traités de la sorte ? Comment peut-on avoir une idée juste d'un pays, d'une situation, d'un évènement si nous n'y étions pas et que notre source d'information est construite avec si peu de sérieux ?

vendredi 29 octobre 2010

Comment fonctionne notre système monétaire ou comment construire une maison sur du sable.

Cliquez sur ce lien :
http://vimeo.com/8116254

Voici une vidéo essentielle à voir pour prendre conscience de l'extrème fragilité de notre système de société basé sur la création d'argent qui n'existe pas. Comment, alors que l'on croit être dans une démocratie, nous sommes dans une dictature commerciale. Ce qui me frappe le plus, c'est qu'on peut faire des manifs considérables, voir quelques violences urbaines pour deux ans de retraite en plus, alors qu'il y a extrèmement plus grave sous nos pieds et qu'on ne lève pas le petit doigt pour demander un changement. La manipulation médiatique bat son plein alors que le plus choquant ne saute pas aux yeux. Nous sommes trop occupé à combattre vainement un candidat de droite ou un candidat de gauche - tous éphémères. Pourquoi ? Par manque de connaissance. La Bible dit: "Par manque de connaissance, le peuple périt." et, dans le Nouveau Testament: "Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre." ça s'adapte à tout.

samedi 18 septembre 2010

L'enseignement de l'ignorance.


Voici un autre livre qui m'a grandement interpellé. "L'enseignement de l'ignorance." de Jean-Claude Michéa, éditions Micro-Climats. Qui nous amène à réfléchir sur la formation de ceux qui seront les consommateurs du XXIe siècle. Il devient de plus en plus évident que l'on apprend de moins en moins à réfléchir. Si on réfléchissait plus, ou, en tout cas mieux, on consommerait moins. Et c'est l'économie sur laquelle avance notre société qui en pâtirait. Pour cette société, l'important ne semble pas de savoir où on va mais de se bander les yeux afin de pouvoir y aller. Et notre système d'enseignement, qui ne comprend pas que l'école, fourni les bandeaux.

samedi 11 septembre 2010

Français et américains.


Voilà une étude incontournable. Remarquable et puissante. Une étude comparative des mentalités françaises et américaines, comment elles fonctionnent, pourquoi elles fonctionnent ainsi et comment elles se sont forgées. A des années lumières des clichés sur les gentils français les plus mieux du monde et les méchants américains pouah, bouh les pas beau, ce livre remet les pendules à l'heure de manière efficace. Pascal Baudry, psychologue, manager, et j'en passe, a épousé une américaine et vit aux USA depuis plusieurs décennies. Il analyse avec brio les différences de fonctionnement de la pensée, et de ses conséquences, entre nous et nos amis américains. Il a poussé son étude au plus profond et en ressort une lumière forte sur les disfonctionnements français et leurs causes. Le schéma de pensée français serait-il malsain ? Un livre qui peut nous faire évoluer si on veut bien ouvrir de grands yeux. Vous pouvez télécharger le livre gratuitement sur son site : http://pbaudry.com/

vendredi 10 septembre 2010

DES HOMMES ET DES DIEUX, film de Xavier Beauvois, Grand Prix à Cannes.




Vu cet après-midi au cinéma : Des hommes et des dieux. Superbe. Juste. Poignant. Une réflexion sur l'homme face à sa mort, un témoignage sur la foi qui ne plie pas sous la menace, un film contemplatif, le souvenir de ces moines assassinés en Algérie. Un cinéma qui nous fait regarder des hommes, pas des héros. Quand un Tom Cruise n'a peur de rien parce qu'il gagne toujours à la fin, ces hommes-là, les vrais, regardent la mort en face et font des choix dignes,  adultes et courageux. Une grande leçon de vie.


Trop vite ! Pourquoi nous sommes prisonniers du court-terme, de J.-L. Servan-Schreber, éditions Albin Michel.


Je viens de finir la lecture de ce livre. Une analyse pertinente, précise et essentielle du fonctionnement trop rapide de notre société occidentale. La politique, la finance, l'entreprise, les relations personnelles, le climat. Une réflexion juste qui peut nous aider à bien prendre conscience de ce qui se passe autour de nous et en nous. On y voit pourquoi les problèmes que rencontre le monde politique dépassent de loin le cadre d'une position droite ou gauche. Comment le système de  fonctionnement lui-même empêche un bon développement et le "solutionnement" de tant de problèmes. On y comprend mieux aussi pourquoi la finance est un train lancé à toute vitesse, sans certitude qu'il y ait des rails un peu plus loin. Et nous sommes dans le train. Les banquiers semblent diriger le monde et non plus les acteurs politiques. Dans ce livre, on réfléchit aussi aux nouvelles technologies, aux nouveaux outils, Google, Facebook, etc... et comment leur utilisation change notre manière de penser, d'interagir, de se comporter les uns avec les autres. On y réalise que vivre au court-terme empêche tout simplement de réfléchir. La réflexion, peut-être une des choses dont on a le plus besoin aujourd'hui. Et la réflexion prend du temps. Je vous conseille vivement de prendre le temps de lire ce livre. Vital. 
Site : http://tropvite.fr/